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Tome septieme. [PRO - TE.]
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on peut dire pourtant d’un homme qui n’emploie quedes rimes très-riches dans ses vers, que c’eíl un ex-cellent rimeur. Acad. Fr.

.Ç3* Dans l’Encyclopédie on prend précisément le con-trepied de ce que nous disons ici. Ce terme , dir-on ,n’est guère usité qu’en Poésie, où il est synonyme àPoe'ce, Sc se prend ordinairement en bonne part, àmoins qu’il ne íoit restreint &: déterminé par quelqueépithète de blâme. Pour prouver ce paradoxe, on citeces vers de Despreaux, qui dit qu 1 Apollon

Voulant pousser à bout tous les Ri meurs FrançoisInventa du sonnet les rigoureuses loix.

$3* Et cet autre, où il s’agit de Charles du Perler, undes meilleurs Poëtes Latins Sc François que nous ayonseu.

Garde^-vous d’imiter ce Rimeur furieux.

Je n’insiste pas fur cet éloge qui me paroît outré. Maisje demande si ces vers prouvent ce qu’on a avancé ì \Et s’ils prouvoient quelque chose, ne seroir-ce pas :une exception à la règle générale ? Pour lavoir que le ,terme de rimeur , pris leul Sc fans épithète, est un ter-me de mépris, il ne faut que consulter l’usage, & ladécision de l’Académie; doit-on la compter pourrien ?

RIMINI. Ville de l’Etat de l’Eglise, située à l’embou-chure de la Maréchia, dans le golfe de Venise, à huitlieues deRavenne, vers le levant. Ariminium. Rimì-ni est une ville fort ancienne , qui tint constammentle parti des Romains, Sc qui leur donna du secourscontre Annibal. On y voir les restes d’un amphithéâ-tre , un arc de triomphe dressé à l’honneur d’Auguste,un fort beau pont de marbre fur la Maréchia, 8c plu-sieurs beaux édifices bâtis par les Malatestes qui enont été quelque temps les maîtres. Elle a un Evêchésuffragant de Ravenne, Sc elle avoir autrefois un beauport, qu’on a laisié boucher par les sables. Le Cœn-cile de Rimini se tint sous l’Empereur Constance l’an3 59 . Il étoit composé de plus de quatre cens Evêques,qui soutinrent le Concile de Nicée, L excommuniè-rent les Ariens. Mais après que le Concile fut fini ,l'Empereur les fit si maltraiter, qu’ils se relâchèrent,Sc qu’à la réserve de vingt, ils signèrent tous une Con-feiììon de Foi Arienne; ce qui fit dire que le mondes’étonnoit Sc gémissoit de se voir Arien. Miratus ejlorbis universus se esse Aríanum. Ce qu’il ne faut pasprendre à la lettre, quoiqu’il soit certain qu’il n’y avoirqu’unè partie des Evêques du monde Chrétien assem-blés à Rimini , Sc que le nombre de ceux qui étoientdispersés dans leurs sièges, étoit bien plus grand quele nombre de ceux qui souscrivirent la Formule desAriens.

«o- RIMMAGEN, ou RIMAGEN. Petite ville d’Alle-magne , dans le Duché du Juliers, íur le bord duRhin. Diverses antiquités Romaines qu’on voit auprèsde cette ville, des monnoies d’or Sc d’argent ancien-nes qu’on y trouve, 6c la ressemblance du nom fontregarder cette ville comme le Rigomagnum des An-ciens.

RIMOYER. Vieux v. a. Sc n. Rimailler, rimer, mettreen vers. Terme de mépris contre les Poëtes qui réécri-vent que des choses triviales & communes. Gloss. desPoès de Thibault. Canere , pangere carminibus.

Or vueil ce songe rimoyer. R. de DA Rosç.

R I N.

RI N AIRE. adj. m. Terme de Médecine. Epithète qu’ondonne au ver qui s’engendre dans la racine du nez.Andry. Il vien du Grec nasus , qui signifie ncç.JUNCAN. Nom d’un village du Chili à deux lieues deSan-Jago capitale de ce Royaume, vers l’Ono. Voy.Limache.

RINCEAU. Foy. Rainceau.

RINCER, v. a. (Quelques-uns écrivent rinser.) Laver,tirs Nettoyer en frottant. Tergere t ely.ete± eluere çx

H ! O

aquâ. On rince les verres, une bouteille, une crucheSc quelques autres vaisseaux.

Et les doigts des laquais , dans la crasse traces y

Témoignaient par écrit qu on les ( les verres) avoirrincés. Boil.

fCT Rincer fa bouche, c’est la laver. On rince fa bou-che après le repas.

Ce mot vient des Anglois, où ils Font pris de nous,ayant chez eux la même signification. Mén.

RINCÉ, ÉE. part. Un dit populairement d’un hommequi a été fort mouillé, qu’il a été bien rincé. Acad.Franç.

RINÇURE , ou RINSURE. f. f. Eau qui a servi à rin-cer. On dit d’un vin trop foible qu’on a noyé d’eau,que c’est de la rinçure, de la nnçûre de verre.

RINGARD, s. m. Barre de fer dont on se sert pour ma-nier de grosses pièces à forger, comme une enclume*On le dit aulii d’un gros bâton ferré. Dict. des Art s ‘I 7 u.

§3* RINGFOPING, ou RINGKIOPING. Ville deDanemarck,au nord du Justand, fur la mer d’Allema-gne, où elle a un aílcz bon port, à íeize lieues deRypen, vers le nord. Ringeopia.

$3“ RINGRAVE. Culotte fort ample. Voye\ RheiM'grave.

PJNGSTED, ouRlOGSTAD. Nom d’une petite villeou bourg du Danemarck. Rinfiadium. Ce lieu situevers le milieu de l’ile de Zélande , est fort ancien; "a été autrefois le lieu de la résidence Sc de la sépul-ture des Rois de Danemarck. Maty. C’est aujoUf-d’hui le chef-lieu d’un Bailliage de même nom.

RINGWOOD. Nom de lieu. Regnum. C’étoit an-ciennement la ville capitale des Regnes, peuples dela Grande-Bretagne. Ce n’est maintenant qu’un pe t ' tbourg du Comté de Fiant, situé fur l’Avon , à cMlieues de Salisbury, vers le midi. Maty.

RINJOT, ou RINCEAU, f. m. Terme de Marine. C’estl’extrémité de la quille, le lieu où elle s'assemble al’estrave. Spina navis vel stereobata pars posteris

CXUTOCJIS»

RINOCÉROT. Voye\ Rhinoceros.

RINSER. RINSURE. Foye\ Rincer. Rinçure. ,

RINTLEN. Nom d’une petite ville avec UniversitéRintelia. Elle est dans le Comté de Schawenbourg »en Westphalie, fur le Weser, environ à cinqlieues.nldestous deMinden. Maty.

R I Q.

RIO. Mot Espagnol qui signifie rivière. Rivus. ,Le cap Rio,ou de Patras. Rhium promontorium. CaP “ 'la Morée, situé au nord de la ville de Patras , vlS s i yvis du cap Antirio, ou de Molicria, avec lequel il *° lme le détroit des Dardanelles de Lépante , qui sep‘ ltle golfe de Lépante de celui de Patras. Maty. ^Rio-dolce. Fluvius dulcis. Rivière de l’Audience ■Guatimala dansl’Amérique septentrionale. Le Ri°ce a fa source prés de la ville de Verapax , t rave' ^toute la province de ce nom , dans laquelle elleme deux lacs , qui portent l’un & l’autre le n0lT ULago-dolce, lac doux, & se décharge dans le 'dolce, qui est la partie méridionale de Guanajos* .

Rio-dolce font deux noms Espagnols, qui iig ntlrivière douce. ( Ç,

Rio-grande. C’est-à-dire, la grande rivière. C’estess^set une grande rivière de la terre ferme , dans l’Af**que méridionale. Fluvius magnus. Elle est forméedeux autres; la rivière de Cauca ou Rio-grs ;í v ]jMartha, qui a fa source dans le Popayan , baig n ^ irville de ce nom , Cali, Santa-Fé-d’Antioche, 1 a ,

sieurs autres; l’autre est Rio-grande de la Ma^ 1 ,qui naissant dans le nouveau royaume de Gre^a ^baigne Plasencia, El Puerto, & quelques autres ^ jlSCes deux rivières s’étant unies, se vont décharge s ‘ ( | )Cila mer du nord , entre Carthagene Sc Sainte-' j e sLe Rio-grande est sort utile pour le cornjr° er 0 u-provinces qu’il arrose, étant facile à descendre, ‘

vaut être remonté à force de rames ou de bras-