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Car elle devint tant ripeuse,
Corbe , bossue 6' tripeuse ,
Défigurée & contrefaite ,
Que fiembloìt une cantraicle ,
Rebours deMathíolus.
RlPHEE. Les Monts Riphées. Cetoient des montagnesde la Scythie septentrionale, qu'on nommoitainlidansl’antiquite. Rîphaus mons , Riphai montes. On croitqu’ils (e nojnmoient ainsi ,de p*'*?" vent, à cauiedesvents qui en venoient. Ils étoientdans la province deMoscovie qu’on nomme Pet^ora , & c’étoient ceuxqu'on appelle Monts Stolp. Les cartes de Ptoléméeplacent ces montagnes à la source du Tanaîs, où il estcertain qu’il n’y a point de montagnes. On les con-fond ordinairement avec les monts Hyperboréens deces mêmes Géographes , Sc on les prend pour ceuxqu’on nomme maintenant 1 es montagnes d’Oby ou deStolp. M. Witsendanssa grande carte de la Tartarie ,les met dans la Sibérie, ou au côté gauche de la ri-vière d’írtiích , Sc au midi de la ville de Tobols, &il les appelle \csmontagnes de Vergotur _, ou de Po-jas Semeno. Maty. Rudbeeks, au chap. xxv de sonAtlantica , prétend que ces monts font cn Suéde,
Riphée. f. m. Ripheus , est le nom d’un O entame. Vir-gile, En. L. II, y, 426.
R 1 POL. Nom d’un bourg, qui a eu autrefois un Évê-ché, Ripola. 11 est dans la Catalogne fur le continentdu Ter & du Freser, à quatre hetres au-dessous deCompredon. Maty.
RIPOPÉ. f. m. Terme populaire, dont on fe sert pourexprimer de mauvais vin provenant du mélange dedifférens restes de vin. Vinum mixtum putidum. Dansles méchans cabarets on ne boit que du ripopé.
On le dit aussi du mélange de différentes liqueurs ,de différentes sauces. Quel ripopé faites-vous là? Onlc dit aussi figurément d'un discours où l’on a mêlédifférentes choies qui ne font qu’un méchant com-posé. U est du style familier. Acad.Fr.
.RIPOSTE, ou RIPUESTA. adj.' f. Terme de jeu del’hombre. C’est la même chose que remise. C’est lors-que l’hombrç fait la bête, St que sun des deux au-tres joueurs ne gagne pas codille.
03 RIPOSTE, f. f. Ce mot est synonyme à repartie.Voyei ce mot. On observera seulement qu’iin’est quedu discours familier. Cet'homme a la riposte prête,il a la riposte en main , il est prompt à la riposte.Promptus ad refutandum , replicandum. U répliqueaisément aux traits piquans qu’on lui dit. Rimentprompt à la riposte. S. Amant.
.03 Dans le style figuré & familier. On le dit de toutce qu’on fait fur lc champ pour repousser une injure.11 lui donna un démenti, la riposte fut un soufflet ,ou d’un soufflet. Voye^ Riposter.
Riposte, est aussi un terme d’escrime , & se dit de Fac-tion de celui qui en parant un coup alonge une botte.Retusâ adversarii impctitione , iclum illi inferre. Uy a quatre sortes de riposte Sc de parades , de mêmequ’il y a quatre fortes de gardes & d’attaques.
Riposte , se dit aussi de Faction du cheval qui rue ,quand il sent l’épcron. Recalcizratio.
tçy RIPOSTER, v. n. Synonyme avec repentir, repous-ser une raillerie ou un diícours offensant par quelquetrait vif Sc prompt Voyer; Repartie, Il rfioste sine- jment à ceux qui veulent le divertir a ses dépens, qui :cherchent à le tourner en ridicule.
03 On dit activement riposter quelque chose de désa-
* gréable , de dur. Reponere.
03 Au figuré , repousser vivement une injure de quel-que façon que ce soit. Il ripostait cette sotise par unlibelle diffamatoire. Il reçut un coup d’épée, & ri-posta par un autre.
03 II ne convient que dans le style familier tant au pro-pre qu’au figuré.
03 Riposter. Terme d’escrime. Porterune botte àl’en-nemi du mcme mouvement qu’on pare la sienne. Re-tusâ adversarii impetitione iclum inferre. Porter vive-
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ment à l’ennemi la même botte que l’on a paree Voy*Botte,Parer.
Mais j 3 ai tort, & votre coutumeLe prend fur le plus sage ton ;
Vun ne répond qu avec la plume ,
L 1 autre riposte du bâton. SÊnecÉ.
RIPPER, V. â. Terme usité dans les Douannes Sc fur lesports des rivières, particulièrement à Paris. Il signifiefaire couler à force de bras fur les brancards d’un ha-quer, les balles, cailles ou tonnes de marchandiíes ,pour les charger plus facilement.
RIPPON, Bourg d’Angleterre. Uripontium. Il est dansle Comté d’Yotck, íur l’Youre, à sept lieues au-def-sus de la ville d’Yorck Sc à deux de Borougbrige.
£Ì 3 RIPU AIRES. Ripuarii, Ribuarii, Ribuerii , & Ri'parioli. Tous ces noms corrompus du latin riparii , ontété employés par les Auteurs du moyen âge pour dési-gner un peftple distingué des Francs , des Burgon-dions , des Gaulois, des Allemans, des Frisons, de*Bacoariens & des Saxons; mais dont il est plus aisé dedire ce qu’ils n’étoient pas que ce qu’ils étoient»Selon quelques-uns les Ripuaires occupaient la pfi'tie du Duché de Cleves, qui est en deçà du Rhin ,l’Electorat de Cologne, en deçà du même Heuve, kduché de Julliers Sc le Luxembourg. Quelques-unscroient que les Ripuaires font nos anciens François»ainsi nommés, parce qu’ils habitoient fur les rivagesdu Sal & du Mein. D autres disent qu’on appcioít ain-si les peuples qui habitoient en deçà des rives du Rhin >de l’Escaut & de la Meuse, comme ceux de Hollande»de Luxembourg, de Gueldres, de Julliers, &c. com-me a observé Pontanus. Les anciens François app e "loient ces peuples Ruiers ou Rivíers.
Ce mot fe dit aussi adjectivement des choses qui aP"partenoient à ces peuples. Les loix Ripuaires font lesîoix par lesquelles ces peuples fe gouvernoient. R 1 'puaris, leges.
Les loix Ripuaires ou Ribuaires , mais on dit pk scommunément Ripuaires. On croit que ces loix R 1 'puaires , ou Ribuaires, doivent leur origine à TheO*doric fils de Clovis.
R I Q.
RIQUERAQUE. f. f. Nom d’une forte de longue ch?^son ancienne, de certains vers acouplés, de sixoukP^syllabes chacun , avec diverses croisées. Art de RhR°rique ancien. Borei. Cantilena. . .
RIQUIER. f. m. Nom d’homme. Richarius. S. Rifi l svint au monde vers la fin du VI e siècle ou le comin eI j-cement du VII e . Il fut Fondateur & Abbé d’un M° Iia stère dans le village de Centule au Ponthicu , à de*^grandes lieues d’Abbeville au-delà de la Sommft _mourut de la mort des Justes, l’an 64/, selon le P- 3.billon, & l’an 674, selon le P. le Cointe. Voy e í rBollandistes, Apr. Tom. III, p. 441 , où le P- Lk n ,chenius parle de ce Saint, & Mabillon , Sac. R gfíe 'V 3 p. j6q. Bailler, Avril 26. ^
S. Riquier, Nom d’un Bourg , avec Abbaye. S& n J ^Richarius 3 anciennement Centula. Il est dans lc *thieu, en Picardie, fur le Gardon, à deux lieues dbeville, vers l’orient septentrional. Maty. N j, Jj-d e S. Riquier étoit autrefois composée de 3° . 0 rgieux , outre 100 enfans qu’on y enfeignoit, Sc qt"P ^toient aussi l’habit monastique. Ces 300 ReligieU ^ces enfans étoient Acémètes,& partagés en trois csi ^qui pfalmodioient continuellement jour & ntì,î rfié-l’Eglise de cette Abbaye, & en trois chapelles
rentes.
R I R.
Je
RIRE. v. n. Je ris 3 tu ris3 il rit3 nous rions. Jff L ° l 0 \i Ì iris. J’ai ri. Je rirai. Que je rie.fijue je riff e _ 3 ; n té-rirois. Riant. Donner des témoignages d’une j aI \irieure par des signes extérieurs, soit par l’ eC a j> u n &voix, soit par les mouvemens du visage, ° u . v ef c 'l’autte tout ensemble. Ridere , risum edere > &