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Tome septieme. [PRO - TE.]
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k o.

0 ' ^eux adj. Celtique, qui signifient rouge. Voy. Ëo~RnA RT ^ ^ QLAND *

• Nom dune petite ville de la vieille Castille enPj^Uf. Roa. Elle est lut le Douro, à quatre lieuesRnîn ous d’Aranda de Douro.

si m. Terme'île Boulanger. Tire-braise. Bible,

1 (loriaux. Roables pour assembler les cendres , oupour nettoyer le pavé. En Languedoc on dit un brioch.

nORïL,

ROANE. y 0 j e ^ Rouane.

R O B.

^ Vieux adj. Rouge; de robeus, qui en vieux Gau-signifie rouge, d’où vient Robert. Borel. RobeusfJOrt r C anciennement pour rubeus.

“ / ' ' m ' Terme de Pharmacie. (Test un nom qu’ondonne aux tues des fruits dépurés & cuits : jufqu’à laconsomption des deux tiers de leur humidité. Succusycoclus, & defœcatus. On fait des Robs de coins ,de Mures, de baies de sureau , d’aloès, d’acacia, de^glisse, de berberis 8 c plusieurs autres, pour diversesMaladies; le tue des groseilles rouges confit s’appelleR°b de rìbes. A l’égard du suc des raisins dépurés , il* appelle particulièrement sapa, quand il est cuit juf-a consomption des deux tiers,& cesapa est presqueconsistance du sirop : mais quand iln’est cuit que jus- î^ la consomption du tiers, on l’appelle defrutum , &

? c si cc que le peuple appelle vin cuit j ôc quand on le cuitJusqu’à une consistance approchante des électuairesí^ous,c’est ce qu’on appelle résiné-, & alors on l’employea diverses confitures. Ce mot est en usage dans les bontl( ]ues des Apothicaires, quoiqu’originaircment il soirP^tementArabe, où il signifie un simple suc delléché au°'cilousurlefeu, asinqu’ilse puisse garder long tempsans corruption. On le prend quelquefois pour une^‘^position de quelque suc avec du miel ou du sucre,°con le confond avec le ooeh. D’autrcs le dérivent der ° > vieux mot Breton qui signifie rouge, d’où est ve-p U . au ss le nom de Robert, ou comme on disoit autre'HOP A ^°^ ar< í , qui signifie Chantre rouge.

. > ou au plur. ROBÉ. Terme de Marine du Levant,? UJ uguifie j biens, richesses, marchandises & généraei ^ent tout ce qu’on appelle en Latin res.

Ge mot est Italien, dont on a fait robare, & nous,J r °ber. Il est fort en usage parmi les Provençaux ,Catalans & autres qui trafiquent fur la mer du Levant.G est ce que les Espagnols appellent caudals & les Ri-p^^ds cateux.

,ALO. si m. Nom d’un poisson qui se pêche sur lesj cotes du Chili. Il est à-peu-près semblable à une alose.oARD, ou ROBERT. Vieux mot, selon quelques-J* lls Chantre rouge , & selon d’autres, Barbe rouge ,

ílo EL *

f f- Vêtement ample qui couvre tout le corpsest différent selon les personnes qui le portent.d*ir ro ^ e ^ cs femmes est en général le vêtement dev Us de toutes les femmes, quand elles íont babil

,1 a r °be des femmes de la Cour est séparée du corpsf er J u f >c - Robe traînante , troussée , détroullée. Lestrn „ï.“ font leurs visites de cérémonie en robes dé-dre vT S ' Dans ^ ^ylc figuré & familier, c’est ren-cc jp £ 1 lte en cérémonie. Quand on salue une Prin-

Heir'n 011 ^aise P al L ‘ c ^P ei ^ bas de fa robe.$ 11 ^V, Roi d’Angleterre, ayant fait mourir Milord

f er J 3 ’ Archevêque, révolté contre lui; pour appaide c lln °A CeiK ' d lui envoya 1 habillement de guerrepar C Archevêque, avec une lettre qui commençoitc’est^p 1Tl0tS ^ eS ^ lcrcs de Joseph à Jacob. Voye-^fi\ a r °be de votre fils. Le Pape y répondit parfai a J ' de ne fiai fi c est la robe de mon fils : mais jedu?' bíte féroces a dévoré.un hablT V ^ ent de raupa ,ou rauba ,qui signifie en Latinques - Un >au ®-bieai que dérober, pour dir t,voler. Quel-hea. MÉn cp 0ycnt Ru'il a été fait de l’AUemand rau-ccorce- 1 ‘^‘ n ncr croit qu’on le pourroit tirer de Aï«r»f ,' a r obe enveloppe le corps de l’homme, com-

R Ó B 5<J7

me l’écorce enveloppe un arbre ; ou bien de r.ûzu , ôc^ abV»* une robe.

Robe de chambre. Robe que les hommes portent dansla chambre. Et on appelle, Robe de chambre pour lesfemmes, une robe que les femmes portent chez ellesquand elles íont en déshabillé, & avec laquelle ellesne laissent pas de sortir quelquefois. Acad. Fr.

Robe, íc dit auísi du vêtement que portent les gens deJustice, & les gradués qu’on appelle pour cela gens derobe ou de robe longue. Toga, promissa vefiïs. C’estun ample vêtement qu’on met par-dessus l’habit ordi-naire, qui descend juíqu’aux talons, & qui a les man-ches fort larges à l’égard des Laïques, & fort étroitesà l’égard des Ecclésiastiques. Les Conseillers de CourSouveraine, & les Médecins portent la robe rouge. LesDocteurs font toujours en robe , & en bonnet dans laSorbonne. On dit qu’un homme porte la robe au Pa-lais, pour dire, qu’il est Avocat, qu’il fuit le Barreau,D’une robe à longs plis balayer le Barreau. Loir.

D’un Magistrat ignorant ,

C’est la robe qu on salue.

On appelle Arrêts en robe rouge , des Arrêts rendussolemnellement, les Juges étant en robes rouges.

En général la robe se prend pour la Magistrature,profession opposée à celle des armes. Toga. Etre derobe. A la fin j’ai quitté la robe pour l’cpéc. Corn. LaNoblesse d’épée se met au-delïus de celle de robe. Lecrédit de la robe est bien diminué.

0 CF On appelle robe courte, le Prévôt des Maréchaux deFrance, leurs Lieutenans, qui jugent l’épée au côté,

& ne íont point gradués: & Officiers de robe courte,quelques Officiers qui , pour être reçus dans leurscharges, n’ont point été examinés fur la loi.îfT Autrefois il y avoit aussi des Chirurgiens de robecourte, ceux qui n’avoient point été fur les bancs. Cesdistinctions n’ont plus lieu.

Dans le style familier robe se dit aussi de la profes-sion des Ecclésiastiques , particulièrement des Reli-gieux. Il est ordinairement précédé du pronom pos-sessif ; je respecte ía robe. Cela est vilain pour un hom-me de ía robe.

{CT Robe. Vêtement des anciens Romains. Les Romainsportoient une robe longue en temps de paix. Toga.Voyez Toge. Robe prétexte, consulaire, robe triom-phale, &c. Voyez ces mots.

Robes neuves. C’étoit autrefois l’usage que les Princesdonnoient à leurs Officiers, aux grandes fêtes, des ha-bits que l’on appeloit les robes neuves. Fleury. Hifi.Eccl. L. S2. Saint Louis donnant les robes neuves à -la fête de Noël en 1245,fit coudre la nuit des croix d’unebroderie délicate, d’or 8 c de foie ítir les épaules deschapes ou manteaux, & en ayant fait faire plus qu’iln’en falloir pour ses Officiers, il ordonna que les Gen-tils-hommcs revêtus de ces chappes vinssent à la Messeavant le jour. Quand il fit clair, ils se virent tous croi-sés & ne voulurent point en dédire le Roi.

ÇT Robe , se dit par extension de quelques animaux.En termes de Manège on le dit en général pour le poil.Deux chevaux de même robe , pour dire, de mêmepoil. On dit qu’un chien, un enat a une belle robe ,pour dire, une belle peau. La robe du paon. Voit.

QfiS En termes de Vénerie on s’en sert pour exprimer lacouleur des chiens. Quand on dit qu’une meute esttoute d’une robe, on entend que tous les chiens fontde la même couleur.

On le dit encore des choses qui couvrent, q U i en-vironnent. En Conchyliologie, la robe d'u e c >quillc. est la couverture ou superficie de la coquille, aprèsqu’on a enlevé l’épiderme.

La robe des fèves est la peau qui les couvre. Onappelle aussi la robe des avelines, des noisettes 8 c desglands, cette petite partie qui les couvre à demi, 8 cpar laquelle elles font attaehées à l’arbre. Robe d’an-douille est le gros boyau qui enferme les autres.

Robe, dans le commerce de lainage. Une robe de laine,c’est ce qu’on leve avec les forces fur les quatre piesde la bête, & fur tout le corps, en montant jufqu’à1 la tête.