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Robe , dans !es manufactures de tabac. On nomme ainsidans les iles Françoiles de l’Amérique les plus grandesfeuilles de tabac que l’on destine à mettre les dernièresfur le tabac qu’on file pour le parer Sc donner plus deconsistance à la corde.
Robe. Mesures des liquides, qui est en usage en Espagne.La robe fait huit sommes, la somme quatre quar-tant.
La Robe ténébreuse de la pierre. Terme de Philo-sophie hermétique; c’est la noirceur qui paroît dansl’efpace de quarante-deux jours ail plus tard : c est signeque la putréfaction se fait; & cette putréfaction estune des clefs de l’œuvre, Sc une marque assurée quele vrai degré de feu lui a été administré.
Robe, se dit proverbialement en ces phrases. Dieu don-ne la robe selon le froid. M. de SevignÉ. Ventre deson, Sc robe de velours; se dit des gens qui épargnentfur leur bouche pour être bien parés. On dit aussi,belle fille Sc vieille robe, trouvent souvent qui les ac-croche. On dit aussi de celui qui fait vanité de quel-que chose, qu’il s’en pare comme de fa belle robe.On dit encore : selon le drap la robe, en parlant deschoses qui ont du rapport ou de la proportion en-tr’elles. On dit aussi, cela ne vous déchire pas la robe;pour dire, vous n’avez pas lieu de vous en offenser.On disoit autrefois ; on lui a coupé la robe au cul ;pour dire, on l’a déshonorée; parce que c’étoitle trai-tement qu’on faisoit aux femmes de mauvaise vie. Ondit encore de celui qu’on a fort pressé de demeurer,de dîner, ou de faire quelque chose , qu’on a failli àlui déchirer la robe. On dit encore d’une belle femme,ou de toute autre chose qu’on estime, que c’est unebonne robe : suivant une phrase Italienne, bona roba ;car en cette langue, roba signifie toutes sortes de meu-bles ou de choses.
En Jurisprudence on dit que la robe de l’ennemiconfisque la robe de l’ami. La robe de l’ennemi, c’est-à-dire, qui appartient à l’ennemi confisque la robe ,ou ce qui appartient à l’ami. L’on s’est servi diverse-ment de cette maxime, que la robe de l’ennemi con-fisque celle de l’ami, Sc l’on ne doit pas y prendrepied, pour en établir une loi fixe du droit des gens.Ainsi ni les marchandises ennemies ne confisquent lesnavires amis, ni les navires ennemis les marchandisesamies; si ce n’est que les trafiquans ne s’y soumettentpar quelque traité. C’est aussi le sens qu’il faut donneraux Ordonnances qui portent cette confiscation, tellesque font celles de François I, l an 1543 , art. 41, deHenri III, l’an 1384, au mois de Mars, art. 69 & laLoi de Portugal, Liv. I, 'Fit. XVIII. Courtin,
Régnier dit proverbialement :
Ainjìselon les corps on doit tailler la robe.
ROBEC. Nom d’une petite rivière qui passe à Rouen,Sc se perd dans la Seine. Rodebeceus , Rodeboccus.Dom Dupleisis, Defcr. Ge'og. & Hist. de la Haute-Norm. T. II, p. s & 2 3 - 4 -
ROBECHON. f. m. Vieux mot, petite robe , Gonnel.Borel.
ROBÉE. part. & adj. f. On appelle Garance Robée ,celle dont l’écorce n’a pas été levée. On dit au con-traire Garance non robée de celle qui est dépouilléede son écorce.
ROUELLE. Vieux s. C’est une herbe, selon le Jardin desanté,& Isaac. Borel.
ROBEOR. s. m. Dérobent, voleur, larron. Borel, Her-bers, au Roman des Sages.
Rien tant ne grève menteorA larron ne à robeor,
Com vérité ç quand la receoit..
ROBER. v. a. Terme de Chapelier. C’est enlever le poild’un chapeau avec la peau de chien-marin. On se ser-voit §GT autrefois de la pierre ponce pour cet usage,Sc cela s’appeloit poncer. Mais depuis que la manièrede rober nous est venue d’Angleterre, on ne ponce pres-que plus. On croit que la peau de chien-marin affinedavantage que la ponce.
ROBER. Vieux v. a. Dérober. Songe du Verger..Fontainede s Amoureux de Science.
ROB
Comme pense-t-ilfaire tor 3
S 1 il ne me robe mon trésor ? Borel.
Et Guarin de Loheranne.
L’arrière garde set le paye rober.
Et les grands proyes chafger & arrouter.
ROBER. Nom d’une petite rivière de l’Archevêché deTrêves. Roberais , anciennement Erubris, ou Eru-brus. Elle se décharge dans la Moselle, à la ville deTrêves. M ATT.
f)CP ROBER 1 E. f. f. Vieux mot. Vol, larcin. Borel. Fur *tum , subreptio. Ovide. MS.
De fraude ne de tricherie ,
De tolte ne de roberie.
ROBERT, f. m, Nom d’homme fait de RupertouRud-pert. Robertus. Cependant on ne dit pas indifférem-ment Robert ou Rupert. Saint Robert, Abbé de Mo'lême, premier Auteur de l’Ordre de Cîteaux, naquitvers l’an 102.4. H renonça au siècle dès i’âge de 1/ans, & se fit Religieux de l’Ordre de S. Benoît, dan*l’Abbaye de Moutier la Celle, près de la ville deTroies. Il mourut l’an 1108 , le 21 Mars, jour de S .Benoît, Sc auquel il avoit été fait premier Abbé deCîteaux, après avoir vécu environ 84 ans. Les Bol-landistes. April T. III, p. 662 Sc suiv. & Bailler»au 29 d’Avnl, traitent de la vie de ce Saint. Voyt\aussi au mot Cîteaux. Le Roi Robert composa plu'sieurs hymnes qu’on chante à l’F.ghíè. Mém. de dtiTillet. Robert d’Arbriííelles est le Fondateur de l’Or-dre de Fontévraud. Robert de Courtenai, Empereurde Constantinople, étoit fils de Pierre de Courtenaidu nom, Sc d’Yoland de Hainaut fa seconde femme-Il succéda à son pere l’an 1224.
Ce nom, selon quelques Auteurs,vient dero, q uien Celtique signifioit rouge , & de ber, montagne-Borel. Voy. Robard.
Robert. Nom d’homme qui s’est dit aussi pour Rig<Ebert. Rigobertus.
MUSC AT-ROBERT. Voye\ Muscat.
ROBERTINE. adj. employé substantivement. C’est ^nom que l’on donne à une thèse que soutiennent ceU*qui veulent être de la maison de Sorbonne. Elle port®le nom de Robertine de Robert Sorbon, Instituteurde la Sorbonne. Soutenir fa Robertine.
ROBETTE. f. f. Terme de Chartreux. Sortechemise de serge ou d’autre étoffe qu’on porte sur 1*chair. Lanea subucula.
ROBIÈRE. s. f. Terme de certaines Religieuses. C’estqui a foin des habits, des robes, des chaussures, S&garnitures de lit, &c. Suppellecliliumfeu vestium cU 'ratrix , vestiaria. c
ROBIGAILLES, ROBIGALES, ou RUBIGALES. s Vpi. Non d’une fête que les Romains célébroient *l’honneur du Dieu Robigus , ou de la Déesse Robig 0 'dont il fera parlé dans les articles suivans. Robigi’Rubigalia. Les Rubigales furent instituées par Nu 111 *la onzième année de son règne. Cette fête se célébrerle septième devant les calendes de Mai, c’est-à-tsi rC 'le quinze d’Avril, parce que c’est vers ce temps-Jàst* 1 ®la rouille ou la nielle a coutume d’endommager ^blés. Car c’étoir pour la nielle qu’on invoquoit B°bigo, ce que Varron fixe au temps où le soleil enldans le dixième degré du taureau : mais la véritéraison est que le dix-huitième jour après l’équin° xe *c’est-à-dire, félon l’observation de différentes nad 01 ^’le quatre devant les calendes de Mai, ou le 28 d’A vs £la constellation du chien se couche, qui est une çon^fellation malfaisante, Sc qui marque que la canicest couchée, parce qu’elle précède le chien- ^*>7/sacrifioit un chien à Robigo. Louis Vive\futde Dieu , L. IV, c. 21. Ovide dit que l’ on / aC1) L, c -à Robigo les entrailles d’un chien Sc celles d une jbis. Fast, L. IV, v. 907. Columelle dit, L. Xfalloir que ce fût un chien à la mamelle, St . ilSinsinue que cette victime devoir être rousse, -mdans son Calendrier Romain .p. 337, marque s eS