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Tome septieme. [PRO - TE.]
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blgales au r y Avril; il dit qu’ontre la brebis & les en-trailles du chien, on oíFroit encore à Robigo ce jour-là de l’encens & du vin. Foye\ Varron de lie Rujl ,■£• 1 > c. i , de Ling. La t. L. F. Ovide, Hifi. L. IF,j 7 - 3 PS&fiuiv. Pline, L. XFIII, c. 2 S & 2p. Co-himellc cité, Saumaiíe fur Solin p. 433. Voilìus ,deIdolol. L. III , c. i. Struvius, Synt. Antiq. Rom. c.9 5 p. 430.

ROI 5 IGO, ou RUBIGO, f. f. Terme de Mythologie.Nom dune Dédie de l’ancienne Rome. Robigo , liu-b \g°. Ce nom lignifie rouille. C’est une maladie quivient aux blés, & les fait périr en changeant les grainsc n une pouffiére noire, ce qu’on appelle autrementnielle. La Déclic à laquelle ils attribuoient le pouvoirde détourner cette maladie des blés, s’appeloit aullìR°big 0 ou Rubi^o , Sc il faut l’appcler ainlì dans no-tre langue, plutôt que de dire la Dédie Rouille, ouNielle. Varron & Aulu-Gelle en font un Dieu, com-nie on le verra dans f article luivant; & S. AugustinUl 'e Décile. De Civit. Dei, L. XFIII, c. 2p . M. deCerisiers dans fa Traduction de la Cité de Dieu, dit, ou Rouillure. On ne prieroit pas la Dédieri£°.> ou Rouillure, qu’elle ne vint point.ROBigue , ou ROBIGUS & RUBIGUS, f. m. Nomd un Dieu de la Campagne & de l’Agriculture chezes anciens Romains. Robigus. C’étoit ce Dieu quidefendoit les blés de la rouille ou nielle, en latin ro-bl g° ou rubigo , ou plutôt celui qu’on invoquoit pourc da. C’est delà qu'il avoir pris Ion nom. Il n’est past^cellaire de le distinguer de la Dédie Robigo. Ce’i’ctt pas la première Divinité que les Anciens aientfût les uns mâle & les autres femelle; ou que le mê-t"e Auteur ait fait tantôt Dieu Sc tantôt Dédie. Foy.

aiuvon , de Ling. Lac. L. F. Aulu-Gelle, Z. F,£■/•2. Numa Pompilius institua des lacnfices à ceDieu. Foye^ Robigales. Onuphrius Panvinius ditqu’il avoir à Rome un temple Sc un bois , dans la cin-quième région ou cinquième quartier de la ville. Ilavoir encore un temple fur le chemin Nomentan horsa porte Capène. Les Rhodiens avoient aulîì une Di-vinité qu ils invoquoient contre la nielle; c’étoit Apol-,on > auquel ils donnoient le 110m de Erythibius, de‘Hiín, qu’ils difoient au lieu d fpvh/S*, qui signifie lanielle des blés. Varron , de Re Rustica , L. 1 , c. T ,

. Joint Robigus avec Flore.é^BlLLARÉ. f. m. Mot dont fe fervoit autrefois le petitPeuple de Paris. Il signifioir, selon Richelet, réjouif-tance après Pâques. Robillare. Exultatio, tripúdium.taire robillare.

. H y a Robillarce dans le Dictionnaire Comique, ouParnasse des Muses est cité , mais c’est une faute. Cep D 0 ! paroît venir de celui de Robigailles.

PlN. í. m. Nom d’homme qui est demeuré en cesPhrases proverbiales. Il souvient toujours a Robin dees flûtes, pour désigner un homme qui fait toujoursplomber le discours fur ce qui le touche. Il fit come Robi n à la danse, du mieux qu'il pur. On dit aullìPar mépris à un homme, vous êtes un plaisant Robin.cn age dit qu’il ignore l’origine de ces façons de par-

ier.

■nOBlN. Cvil 1,1

elt le nom qu on donne communément auxj. moutons.

f 1 , ' INF. f. m . & f. Terme de mépris dont on fen j lnS l c discours familier, pour dire,c’est un hom-de r °oe ou de Palais. C’est un robin.

Le Drapier & le Robin,

Ln alongeant font du gain ,

Foilà la ressemblance.un alonge le procès ,l’autre le Fanrobe^jp Noilà la différence.

°uplet de Vaudeville, p. i8yo,du Mercured’Août 1735.

de uj ^ ^ ar ^ c hal de la Feuillade qui étoit adorateurq Hé t Ta ^IV > voyant que le Parlement faifoit quel-qu^ c j. Ilce a la réception & enregistrement de quel-dits burfaux, dit cn pleine Cour qu’il falloir

11 O B ZQQ

écraser ces Robins-Yk à coups de botte. Un des Cour-tisans qui avoit une grande partie de fa famille au Patiem-ment , s’approcha de lui, & lui dit : M. de la Fouilla-de, le dernier Maréchal de Bi ton, qui étoit Maréchalde France comme vous, eut un procès devant ces Au-bins- là, & il le perdit. Mais, ajoutèrent nos Robines ,nous avons accoutumé d’être alliles, Sc ne saurionsêtre autrement. Mad. du Noyer, Let. Ihst. O11 vou-lut me faire Robin. Voltaire. Celaient 1 c Robin.

ROBINE, f. f. Nom d une forte de poire. La robine estconnue en disterens lieux, tantôt fous le nom d Avé-rât, tantôt ions le nom de Mulcat d’Août, 6 c. Etmême à la Cour fous le nom de Royale. On la peutregarder comme une poire parfaite. Elle est a peu prèsde la grollcur ct de la figure d’une petite bergamutte,c’est-à-dire, entre ronde ct plate. Sa queue est lon-guette, allez droite ct un peu enfoncée; l’ccil aullì estun peu en dedans; fa chair est casante fans être du-re; son eau lucrée & parfumée. Son coloris estblanc-jaunâtre, ct la peau en est douce : elle ne mollit pres-que point, qualité importante & presque unique enfiait de poires d été. On la mange crue : elle est outrecela admirable en pâtes & en compotes. Elle fait untrès-beau & très-grand buisson, & réullìt bien par tout;son bois est íujet à devenir chancreux, & d’ordinaireelle est difficile a fe mettre a f uit. Elle mûrit avec leroullelet & les premières grosses pêches. La Quint.T. I, p. 30 j j 30S. La Quintinic met la robine ausecond rang des bonnes poires, qui lbnt celles qui ontla chair callante avec une eau douce & íucrec, ctquelquefois un peu parfumée. Part. III, p. 2^3.

Robine, f. f. Terme de Fleuriste. Tulipe amarante, &qui a peu de blanc. Morin.

ROBiNERlE. f. m. Plaisanterie, saillie 'd’cfprir. Rabe-lais a passe tous les autres Saty tiques cn rencontres &belles robinerics, st on veut en retrancher les quolibetsde tavernes & les saletés des cabarets. Sot. Men. in-8° ,to. 1 ,p. 216. Robin, pour dire, facétieux ct plai-sant , est dans Monet, ct robincrie dans Cotgravc.

fìCT ROBINET, i. m. pièce d’un tuyau de fontaine quisert à donner ct à retenir l’cau. Il y a des robinets decuivre, de fonte, des robinets k deux , à trois eaux.Un robinet de deux pouces, c’est-à-dire, par où pat-ient deux pouces d’eau. On ouvre, on ferme un robi-net. Canalicus , emistarium , fistula. Il y a plusieursrobinets dans les regards pour la distribution des eauxpubliques.

Quelquefois on n’entendpar ce mot que la clef durobinet. Tourner, lâcher le robinet.

On dit d’un grand parleur, que quand une fois lerobinet est lâché , il a de la peine a finir. Il est bas.Acad. Fr. ,

ROBINETTE. f. f. Terme de Fleuriste. Tulipe ama-rante , rouge , pourpre ct blanche ct non d’entréc,Morin.

$fiT ROBIO N, ROUBION, ou REBRE. Petite rivièredu Dauphine, quia fa source dans le Gapençois. près deMontmaurin, baigne Montclimart, ct le perd dans leRhône. ,

ROBISCH. Nom d’un village de Stirie , situe entre laville de Cilley & celle de Pcttaw. On le prend pourl’ancienne Ragundana, petite ville de la haute Pan-nonie. MAT Y.

ROBLE. f. m. Nom d’un arbre qui croît au Chili, ct lemeilleur qu’on y trouve pour la construction des vais-seaux. C’est une espèce de chêne, dont l’écorce, com-me celle de l’yeufc, est un liège t il est dur & fe con-serve dans l’eau. Frezier,/>. j3.

ROBORATIF, IVE. adj. Terme de Médecine. Qui for-tifie. Remède roboratif. Voyez Corroboratif.

ROBRE.f. f. C’est le nom dune espèce de chêne quicroît dans les lieux montagneux. Il est plus bas quele chêne ordinaire, mais il est fort gros ct tortu. Sonbois est dur. Ses feuilles font découpées à ondes assezprofondes, couvertes d’un petit duvet. Ses Heurs íontdes châtons, ct fes fruits des glands plus petits queceux du chêne ordinaire. Il a aullì des galles ct tou-tes les autres qualités du chêne. Son nom vient de ro-boro, à cause de fa force & de la dureté de ion bois.