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Tome septieme. [PRO - TE.]
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En termes de Peinture, rompre les couleurs, c’estmeler ensemble plusieurs teintes. Voye~$ Rompu, ter-nie de Peinture.

îRí Ce verbe reçoit encore plusieurs acceptions diffé-/tentes dans le sens figuré ik dans les arts.

Rompre en visière à quelqu’un, c’est lui dire euace 8c brusquement quelque choie de déíobligeanr.

1 n est que familier.

Rompre ì’eau à un cheval, c’est: l’empêcher de°íre tout d'une haleine, l’obhgcr à boire a divertesreprises, en lui faiíant lever la tête. Ii faut rompreI ^ uu cheval qui a chaud.

' Rompre un cheval à une allure, au trot, au ga-, ? > í’c. c’est le dresser, f exercer peu à peu à trouer,a Saloper, AJJuesacere, condocefacere. Rompre le^orr a un cheval, c’est l’obliger à plier le cou à droite«à pëauchc, pour le rendre flexible.

* Rompre le fil de son discours, c’est quitter brus-quement la suite de son discours, pour parler d’uneautre manière. Sermonem obrumpere & ad alia con-vertere.

I e ? Rompre le sommeil de quelqu’un, c’est le veiller,doubler Ion sommeil.

^ Rompre les chaînes, c’est sc mettre en liberté.°y e [ Affranchir 8c Liberté. Rompre ses liens,es fers, ses chaînes, en parlant d’une paillon, d’unattachement , c’est s’en dégager. 11 a quitté ion péché,a rompu les liens. Il a renoncé à cet engagement ,

R a rompu les chaînes. Un généreux dépit vient derompre ma chaîne. Vous cherchez à rompre les deuxtcus qui doivent nous unir. S. EvR.

« dans le même sens rompre famine, renoncer àamitié. Amicitiam disrumpere, divellere , dijjbcia-T c\ dijjuere, dijjblvcre. Toutes'les amitiés humainesCl0nc anéanties, 8c toutes nos attaches feront rom-pues par la mort. Nie. Et absolument rompre avecstuelqu un. Ils ont rompu , ils ont rompu ensemble.

, c moyen le plus sûr de rompre avec un homme, c’estc l obliger. Tour. Cela n’est vrai que pour de mau-

v ais cœurs. Cela donna sujet de rompre avec les Par-thes. Abl. t

''Q Rompre un traité, une alliance, un marché, &c.

c . e ss 'cndrc nuls. Rompre la conversation, f entre-tien. l aite cellct.

Rompre un mariage, c’est rompre uir projet demariage, y renoncer. Rompre ion voyage, c’est ne pasfaire un voyage qu’on avoir résolu.

^ Rompre les desseins de quelqu’un , rompre sesmesures. C’est empêcher qu il n’exécute ícs desseins, ou£ shil ne réussisse dans les mesures qu il a prises.

^ En termes de Guerre, rompre le camp, ce n’est pasPrécisément décamper, mais renvoyer les troupes dansmurs quartiers. Voye\ Quartier. Rompre son ar-llle e, en parlant d’un Prince, d’un Général, c’est la^congédier.

‘ Rompre ía maison, son train, c’est congédier sontrain ) ia malien. MiJJum facere. Rompre sa tablecester de tenir table. Rompre son ménage, ceste^ e nir ménage. Voyey ces mots.co , Mp RE une aflembléc, c’est la faire cester ou laA^mer, ou en empêcher la continuatio». Dans lev llc ^ Cns , rompre une diète, une conférence,c’pft >î,lP / R ' E pnin de la parole de Dieu aux Fidèles,Ptécher la parole de Dieu.

sairct MPP \ E P a ' n > cn termes de l'Ecricure, lignifiero 1C a Cène, la Communion. Les premiers FidèlesQ^°l e , nt R pain tous les jours. Cette fraction duR 111 nok autre chose que la Communion,íìû ° i j PR ' E Htnité, rompre la Communion , expref-mû'• °8Uiatiques qui signifient íe iéparer de Corn-is- p 1 ’ 011 > N plus souvent faire schisme.

cc ttai MPaE encore manquer à l'observatlon de

son c ^°les auxquelles on est obligé. On romptses v UllC * On rompt le carême. Un Religieux romptson se UX ’ tègle, la clôture religieuse. On romptson r , nTl , eilt - Un prisonnier qui s’évade rompt fa prirompt so R 1 ' R u * ^ olt ^ cs ^ ieLlx 011 ^ est relégué

Corneille a dit dans Cinna, lc ciel rompt le succès"me Vil. t

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promis. Mais on ne rompt point un succès, encorêmoins un succès qu’on s’est promis. On rompt uuSunion, on détruit des espérances, on fait avorterdeSdesseins, on prévient des projets. Le Ciel ne m’a pasaccordé, m’ôte, me ravit le succès que je m’étois pro-mis.

Dans Rodogune, rompre une loi qui peut être ré-tractée. On ne rompt point, on ne rétracte point uneloi ; on la révoque. On rétracte une opinion.

Ìf3' Dans Nicomède, rompre des ípectacles, & rompupar ía mort les spectacles pompeux : exprelîìon quin’est pas Erançoiic. Par une singularité commune àtoutes les langues, dit Voltaire, on interrompt desspectacles, quoiqu’on ne les rompe pas. On corrom.ptle goût, on ne le rompt pas.ffT Souvent le composé est en usage quand le simplen’est pas admis. 11 y en a mille exemples.

|~fT Rompre, dans la signification de former, habi-tuer. Rompre un homme aux affaires. Asuefacere »Rompre un jeune homme, la main d’un jeune hom-me à l’éctiture.

!£T Rompre l’humcur de quelqu’un, c’est l’accoutu-mer à n’avoir point d humeur.

En termes de Chaste, rompre les chiens, c’est lestirer des voies de la bête qu’ils poursuivent, les endétourner, les leur faire perdre. Abducere, revocare.

Il íe dit de la faute d’un Piqueur ou d’un Chasseur,qui pasteur au travers des chiens lorsqu’ils coureur.

£n En style proverbial 8c figuré, c’est empêcher decontinuer un discours qui pourroit avoir quelque mau-vaile lutte. r

En termes de Trictrac, on appelle rompre son plein,ou absolument rompre , loríqu’on a son plein, soitdans le petit Jan, ou le grand Jan, ou le Jan de re-tour, & qu’il vient un coup de dès qui empêche dele conserver, patcc qu’il ne se peut jouer lans ledétruite. Je n’ai pas plutôt fait mon plein, qu’il a fallu.rompre.

! {(Gf, Un dit encore nu trictrac rompre le dé, rompre lecoup. C’est porter la main fur les dés dans sinisantque l’adveriaire a joué, les brouiller, pour rendre soncoup nul. C’est un joueur iníupportable qui rompt ledé à rotis coups. Proverbialement & figurément, rom-pre un coup à quelqu’un , c’est empêcher qu’il neréussisse dans ce qu’il avoir entrepris.

|CP En termes d’Escrime, rompre la meíurc à son ad-versaire, c’est le mettre hors d’état de porter le coupqu’il vouloir.

Rompre le jet. Terme de Fondeur de caractères d’Im-primerie. C’est séparer du corps d’une lettre nouvel-lement fondue, la portion de la matière qui a rem-pli cette elpece de petit entonnoir qui est au-dedansdu moule , & qui porte la sente jusques fur la matricedu caractère.

IGF Oh appelle rompure l’endroit par où se rompt lalettre, & faction de l’ouvricr qui la rompt.

Rompre une forme d’Imprimcrie. C’est séparer les let-tres & caractères qui la compotem , & les remettredans les cassetins, afin qu’on n’enpuistc plus tirer d’e-xemplaires.

IfJ- Chez les Graveurs on dit, rompre une planche,soit qu’on ne veuille plus s’en servir, soir qu’elle aitété effectivement rompue par autorité des Magií-.trats.

Rompre la laine. Terme de Manufacture de lainage.C’est faire le mélange des laines de différentes cou-leurs que l’on veuc employer à la fabrique des drapsmélangés. Dn Comme ces laines nc font filées qu’à-près avoir été rompues , c est-a-dirc mêlées, tous lesfils tant de la chaîne que de la trame tiennent égale-ment de toutes les couleurs qui font entrées dans lcmélange.

An° Romtre, entérines de Philosophie Hermétique,veut dire, faire la dissolution, qui est la contritiondes Philosophes, laquelle ne fe fait pas avec les mains,mais avcc le feu. Solvere, dissolvere. Dict. HermÉt.AGF Rompre est quelquefois neutre. En termes de Jar-dinage on dit qu un arbre est fi charge de fruits, qu’ilen rompt . Fatiscere , laborare . Cerre solive rompra ,

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