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si vous la chargez trop. C’est dans ce siens qu’on ditqu’il vaut mieux plier que de rompre , c’est - à - dire ,céder que de le perdre.
tzS" On emploie autlì ce verbe neutralement dans lecommerce de vin. Quand un Marchand de vin veutconnoîtrc la bonne ou la mauvaise qualité du vin,il en met dans un verre qu il lailîe quelque tempsdécouvert, ct si le vin ne change point de couleur ,on dit qu’il ne rompe point. Alterari. Ce vin gardebien ion estai, il ne rompe point, il coníerve la for-ce ct la couleur, quoiquil ait été expoíé à Pair.
IjCT Rompre est; aulli réciproque dans la plupart de sicsacceptions. Une poutre trop chargée le rompe. Lessoupentes d un carrosse sie rompent. Les rayons sie rom-pent en pallant d’un milieu dans un autre.
A tout rompre, adv. Tout au plus, à toute extrémi-té. Adsummum. Cette depensie ne peut aller que juí-qu’a telle somme à tout rompre. Il est; familier.
Rompre, le dit proverbialement en ces phrales : on ditqu’un homme a rompu la glace; pour dire, qu’il a lepremier entrepris une choie hardie & périlleuse oudifficile, ct qu il a montré le chemin aux autres Dif-ficultates qu t in re occurrunt perrumpere , perfringe-re. Ou dit aulli : on verra beau jeu , si la corde nerompe, lì les moyens dont on le sert, réustìlsent. Ondit ironiquement d’un fanfaron , qu’il rompra tout,si on ne le marie. On dit aulli, Rompre l’anguille augenou, pour dire , faire une choie impossible, ouprendre un mauvais moyen pour faire réussir uneatfaire. On dit aulli, que des gens ont rompu la paille,pour dire, que des amis ou associés le sont brouillésou séparés. Voyez l’origine de ce proverbe à Paille.On dit encore, parlant d une femme groíle, elle n enrompra pas iitôt. On dit aulli, rompre la tête à quel-qu’un, lui rompre les oreilles. Aures , caput obtun-dere alicui. Faire trop de bruit, ou l’importuner pardes discours inutiles ou déplacés. Se rompre la tête àquelque chose, Rappliquer trop fortement ou inuti-lement à quelque chose.
ROMPU, UE. part. Fracìus , cons ra Jus. Il a touteles lignifications de son verbe au propre Sc au figuré.Bras rompu. Jambe rompue. Tête rompue. Oreillesrompues , Scc. Chemins rompus , Flots rompus, Scc.Le style de Sénèque est un style rompu, fans nombre,fans liaison. Bouu. Il fuit éviter la brièveté de Sal-in ste, Sc ce genre d écrire concis Sc rompu qu’il affec-te quelquefois. Id.
On appelle en Arithmétique un nombre rompu, uneunité divisée en plusieurs fractions. Numerus fracìus ,fraclio.
Rompu, en termes de Peinture. Couleur rompue ,couleur nuancée d’une autre couleur, ou plutôt fon-due avec une autre, en sorte que les deux couleurssoient mêlées l une dans l’atitre. C’est, dit M. de Piles,-celle qui est diminuée Sc corrompue par le mélanged’une autre. Les couleurs rompues servent à l’union Scà l’accord des couleurs.
En termes d’Optique, un rayon de lumière rompu■par la réfraction. Une lumière plus ou moins rompue.Dans les couleurs du priíme le violet foncé est le rayonle plus rompu ; Sc le rouge est la lumière la moinsrom-pue. C’est la même chose que réfracté. Voye\ ce mot.
Rompu , se dit aussi de celui qui est habile en quelqueprofelfion , pour s’y être appliqué, pour l avoir long-temps exercée. Expertus , exercitatus ^versatus , ex-pers. Pour faire des tables Astronomiques, il fautêtrerompu au calcul ; s’être bien exercé dans la supputation.C’est un vieux Ministre qni estroOT/rwaux affaires , ha-bile en négociation. Ce Facteur est rompu au com-merce.
Rompu, se dit auffide celui qui s’est lassé par quelqueexercice violent, qui sent de grandes douleurs dansles membres. Defatigatus, defessus, labore cons e Jus.Un homme qui a trop joué à la paume, à la boule,qui a couru la poste, dit qu’il est tou t rompu, toutbrisé. On dit auffi , qu’un jeu est bien rompu , quandon a bien des cartes qui ne sont pas de fuite.
Rompu, en termes de Blason, se dit des armes ou des
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pièces brisées, & des chevrons dont la pointe d’enhautest coupée. Commissus. Voyez Brisure.
fT On appelle bâtons rompus, certaines pièces de com-partiment dans des vitres ou autres ouvrages; ou cer-tains ornemens de tapillerie qui le font par Pallembla-ge ct la disposition de plusieurs bâtons rompus ct en-tremêlés les uns dans les autres. Commijfi baculi , radd.
A bâtons rompus. Phrale adverbiale ct proverbiale,qui se dit des choies qu’on lait a diverses reptiles.mecinterruption. Intercise , interrupte , e* intervallo. Bne travaille à cet ouvrage qu'ù bâtons rompus detemps en temps. Je n’ai entendu parler de cette ar-faire qu à bâtons rompus, pour directe n'en supas Usuite, les particularités. Il y a un jeu qu’on appelle depropos rompus.
On dit proverbialement, qu’un homme a les brasrompus , quand il ne veut point travailler, quoiqu nsoit payé pour cela. Negígenter , otiosè pesaisce que l’Eipagnol dit agréablement, a dineros paf d ‘gados , brucos quebrantados.
ROMPTURE. 1 . r. Vieux mot, terme de Coutumes >qui se dit lorsqu’il s’agit de vendre le seul fonds q UIreste à un débiteur, de rous ses biens; ce qui s appelscas de rupture , Sc autrement, cas de déconfimrk-Distraclio prutdii quod debitori reliquum efi ex omfbus facultatibus. Dans le cas de rompture. 3 sirage est cottier , c’est-à-dire , redevable de rente, I eSeigneur précède pour une année d’arrérages de ía ren-te , & les autres créanciers viennent ensuite chacunscion son ordre d’hypothèque aulli pour une ann ee>ct quant au résidu du prix, s’il y en a, tous les créan-ciers du débiteur, duquel l’héritíige est saisi cthasté, qui se sont opposés, contribuent aux prix cha-cun à proportion de leur dette. Voye ç les Cotituw^de Boulenois, Art. 106,14’ d’Artois, Art. 166,^-
ROMPURE. f f. Terme de Fondeur de caractèresprimerie. C’est l’endroit par où le jet a été séparé d*la lettre. Voye y Rompre , terme de Fondeur de ca-ractères d’Imprimerie.
ROMUALD. 1 . m. Nom d’homme. Romualdus. 5 . R°'muald Fondateur de l’Ordre de Camaldule , moU ttlCPan 1027 âgé de 120 ans, dont il en avoir passé lC °dans la solitude.
ROMULE, f m. Nom d’homme. Romulus. On hon° reà Concorde les SS. Martyrs Donat, Secondienct^'mule , avec quatre-vingts-iìx autres qui furent p díl1 'cipans de la gloire du martyre. Chastelain , auFév- On dir aulsi Romble. Voyeç ce 1110t.
ROMULUS, f. m. Nom d’homme. Romulus. Cen° lflse coníerve dans notre langue quand on parle demulus Fondateur de Rome, & de quelques autres B 0 'mains ou Latins. Mais s’il s’agit de quelques Sain [Squi onr porté ce nom dans le Christianisme, onRomule ou Romble , comme nous Pavons dit à c f smots. Romulus éroitfils de Mars ct d’Ilia, fille de N 11 'miror. Romulus fur exposé avec Rémus ion siere ifmeau, fur le Tibre ; mais le berger du Roi noM»^Fauflule les retira, & les donna à fa femme qui s ’ 3 ^peloit Laurentia , & qui les nourrir. Certe som^éroitune prostituée, qui, pour ses débauches, ? oí etoit le nom de Lupa , qui signifie une louve ct ul sfemme de mauvaise vie. C’est ce qui fit dire qu e C [jCdeux fieres avoient été alaités par une louve , puss? ,lupa au sens propre au lieu du figuré. Dans la P J ! *Romulus Sc Rémus assemblèrent des bergers ct . sbrigans, & bâtirent une ville, à laquelle fsom°donna !e nom de Rome. Il fut premier Roi ct jjdateur du Royaume des Romains,& après la líì ° lC jgfut mis au nombre des Dieux, & invoqué s° uSnom de Quirinus. Voyez Rosin , Z. V 3 c.
RON.
RON A. île de la mer d’Écolíe, du côté de Pocciss 11 ^*& l’unc des Hébrides , à quelque sieues de 1 n e
Scalpa. , • Ile de
RON AS. f. m. Racine un peu plus grosic que co ^la régisse, ct qui, comme elle s’étend beaucoup