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sale bien ce qu'il vend, pour dire, qu’il vend ses mar-chandiíes trop cher. Carè, canus vendere. ■
$CT Saler les cuirs. Terme de tannerie. C’est , aprèsqu’ils ont été levés de deIIus les animaux, les saupou-drer de sel matin Sc d’alun, pour empêcher qu’ils ne secorrompent, en attendant qu’on les porte chez lesTanneurs. Dict. de Comm.
SALÉ, ÉE. part. 6c adject. Salitus , sale pefsusus. Cequi est assuíonnc de íel, ce qui a trempé dans la sau-mure. Chúts salées 3 beurre salé. Rabelais a fait unchapitre du bœuf salé à neul leçons. Je ne trouve plusde viande qui ne luit trop salée , ni d’homme qui nele soit trop peu. Voit.
On dir Bourguignonsalé, par sobriquet, à causequ’on dit que les Bourguignons ont eu beaucoup deguerres Sc de différends pour leurs salines. Burgundusfahtus. Voyez Bourguignon.
On appelle un obit salé, un anniversaire, dont lafondation consiste en quelque (tmc-salé. Obitus, velanniversarium sale remuneratum. Il y a une ferme duRoi, du pciíTon frais, sec Sc salé. Il y a des eaux salées,des sources salées.
fsT On nomme fra nesalé un droit qu’ont quelques Of-ficiers ou communautés de prendre du sel au Grenier,franc d impct,
Petit salé. Voyez à sa place Orthographique.
En Poëhe,y2 ilé se dit de la mer, qu’on appelle lescampagnes ou les plaines salées. Malherbe a dit:
II faut dans la plaine salée,
Avoir lutté contre marée.
Ainsi quand des Autans les forces redoublées.
Agitent à leur gré les campagnes salées. Brébeuf.
(CFCette expression vieillir. On dit figurément,épigram-me, raillerie salée, où il y adu sel. Voye\ Sel au figu-ré.
Mer Salée. L’Ecriture appelle quelquefois ainsi ,la Mer Morte , ou lelac Asphaltite. Les Hébreux di-sent Mer de sel. Foye\' Jos. x i r. 1 6 , Scc. Marc sal-sissimum. En Hébreu, Mer de íel.
SALERAN, ou SELERAN. f. m. Terme de papeteries.On nomme ainsi dans les Papeteries une espèce demaître-ouvrier,d’inspccteur,qui a soin de coller,presser,sécher,rogner, lissier, plier, mettre en mains Sc en ramesle papier. On l’appelle ainsi , parce qu’il est le maîtrede la sale , où l’on donne les dernières façons au pa-pier.
SALERNE. Nom de ville. Salernum , Salerna. C’e'toitanciennement une ville des Picentins. Elle est mainte-nant capitale de la Principauté citérieure, Sc située furle golte de Salerne , o. huit lieues de Naples, vers l’o-rient méridional. Salerne estassiez grande & assez peu-plée. Elle a un Archevêché , une Université célèbrepour la Médecine, un bon port Sc une citadelle. Elleavoir autrefois ses Princes particuliers, & après qu’el-le fut unie au Royaume de Naples, les fils aînés desRois de Naples ponerent lc titre de Princes de Saler-ne. L’École de Salerne. Voyez École. Long. 32 d. 20'.lat. 40 d. 46'.
Golfe de Salerne. Sinus Salernitanus , anciennementPets anus , Posdoniates. Ce golfe est une partie de laMer de Toscane. 11 s’avance dans les côtes de la Prin-cipauté citérieure, entre le cap de la Minerve Sc celuide Palinure. Il prend ion nom de la ville de Salerne ,comme il le prenoit autrefois de celle qu’on appeloitPœfíum Sc Posdonia. Ce golic porte aussi íe nomd’Agropoli,qui est celui d une petite ville située furiesbords. Mat y.
SALERON. í. m. Terme d’Orfèvre. C’est la partie supé-rieure dune salière, celle où l’on met le sel. Pars sa-lini superior.
&CT SALERS. Petite ville de France, dans la haute Au-vergne, à six lieues d'Aunllac.
SALtSBURY. Poye^S álisbury.
(fr SALETÉ, f. f. Ce mot signifie également l’état, laqualité des choies sales , immunditia , spurcitia • Scles ordures, les choies qui font laies par elles-mêmes.
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Sordes. Dans la première acception,oii dit la salete deîrues, du linge, des habits. Dans la seconde,on dit qu «y a de la saleté dans un endroit , qu il faut en oter lessaletés. ^ r.
£KF Ce mot pris dans un sens figuré signifie obscénité,obsccenitas, comme quand on dit, k/ù'/ere d une chan-son ; quelquefois , paroles obscènes , comme quandon dit, dire des saletés. La langue- Françoise est cha-ste jusqu’au scrupule , & ne peut souffrir les moin-dres saletés. Charp. Les satyres même, qui avoientété un égoût de saletés, ont pris un caractère de pu-deur. Bay. v
J’abhorre un faux-plaisant, à grossière équivoque*Qui pour me divertir, n a que la saleté. Boil.
S ALETIN, ou SALET AIN, T AINE. f. m. & f. C est tenom des habitans de la ville de Salé en Barbarie. Le*Saletains font profession ouverte de piraterie;ilstoujours.un grand nombre de corsaires en mer qui deso-lent les commerçans.
SALEUR. í. m. Celui qui sale le poisson. Salitor. Soleusde hareng ,saleur de morue. Il y a des fa leur s en tUj®d’office. Foye% l’Ordonnance pour lc íel, p. i°°
On a appelé autrefois Saleurs, en latin de 1a baffe b'tinité Salis satores, des devins qui prétendoient coj}'noître les choses cachées, en salant, ou mettant duRf ur disterens membres du corps, & observant les m° u 'vemens de ces parties salées; & cette espèce de divi-sion s’appeloit falis satio.
SALFELD. Nom d’unepetite ville de laMisiiie en FiaiSaxe. Salseldia. Elle est fur la Sala, à sept lieuesdessus de la ville d’Iéne. Mat y.
Salfeld. Autrepetite ville, de la Prusse Ducal c. Soys*dia. Elle est dans la Poméramie, fur un petit lac, à c111 ^lieues de la ville d’Holland, versle midi. MatV-
SALGANICO. Nom de lieu. Salganea. C’étoit ancresnement une petite ville de la Béotie. C’est maintes?un village de la Livadie en Grèce. 11 est fur le golfsNégrepont, près de l’Euripe ôc de la ville de N 1 '^pont. Maty.
SALHBERG, ville de Suéde dans la Westmanie. . .
SALICAIRE. f. f. Salicaria. Plante qui croît julq 11 ’*hauteur d’un homme, que Tournefort a nommée/^caire , parce qu’elle croît dans les saussaies, parinj/saules. Ses tiges font roides , anguleuses, rameus 'rougeâtres,les feuilles font oblongues, pointues,l elftblables à celles de la Lysimachie,mais plus étroitsSc d’un vert plus foncé , sortant de chaque nœudtiges deux à deux , quelquefois trois à trois, & P j,souvent quatre à quatre , Sc environnant ensenff'ffjtige. Ses fleurs font petites, verticillées aux sowides branches, représentant des épis d’une belle cÇleur purpurine, réjouistante. Chacune d’eiles est à P"bsieurs feuilles disposées en rose. Il succède à cette "Cune coque partagée en deux loges, remplie des ^mes semences. Cette plante croît aux lieux hui ,
SALICITE. f. f. Pierre figurée imitant les feuilles du k"On l’appelle autrement pierrefrumentairc. Lap íS rmentarius helveticus.
SALICOR. f. m. Foyer Kali, Soude <Xr SALicot-.^
SALICOT, ou SALICOQUE. f. m. Espèce d'écrevi»Astacellus. Voyez Crevette , c’est la même c»o 'M. Lérnery dans son Traité desAlimens,éci'it5^'^ f( .aue.Les sillicoques ou chevrettes, dit-il, dont lss fest fort commun dans quelques pays, íònt des £ces d écrevisses de mer, qui n’ont pourranr paste^P^tes en tenailles , mais droites Sc pointues. Iî y cl l eI jbeaucoup d’espèces qui disterent en grandeurcouleur, Sc qui font décrites par Jonston, & ,
sieurs autres Auteurs. Leur chair est d un bon S jj cpectorale , fortifiante, & plus aisée à digérer q lládes autres écrevisses de mer. LemÉry.
Salicot , f. m. ou Saiicornice. í. í.Salicorn's■ (1 t
te , ou périr arbrisseau , qu’on mettoit ordinal^ (;ílau rang des fondes, mais dont Tournefort agenre séparé, f Ile sYleve à la hauteur de dci f "poussant beaucoup de rameaux ligneux, toujours