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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SAL

articules par un grand nombre de nœuds qui devien-rrcnrrougearres, tans feuillesiíaracineestsibrée. Tou-r si a P^ A antc empreinte d’un tue talé & mordant ;

, e croît fans culture au bord de la mer Mediterra-nee. Sa cendre ^ ert a faire du verre Sc du íavon. Laccoction du salicot est fort apéritive; elle excite l’u-lIlle -> Sc les mois aux femmes ; elle hâte l’accouche-menc & la sortie de barrière faix. Sa cendre est bonnepour la galle , pour les dartres, Sc autres'demangeai-ons de ?cau, en te frottant avec de seau où l’on ena mêlé. On fair aullì du sel de fa cendre Sc des pierres* «utère.

mEN. f. m. Nom que les Romains donnoient aux Prê-cres de Mars. Salius. Mars avoir douze Saliens , ilsc|oient de l’invention Sc de l’iustitution de N u ma.

s P°rtoient des habits d'étoffes peintes Sc bigarrées ,avec un plastron d’airain fut la poitrine. On les appe-°it Sahens , parce qu’ils portoient les anci les parlaJ 1 '* c c u dansant & íautant. Il y avoir deux fortes, ouueux bandes de Saliens : les anciens établis par Nu-ma,qu’ on nommoit Saliens Palatins, Sc de plus nou-veaux établis par Tullus Hostilius , Sc appelés Collins• ( l u A 'nonales . Collini , _A5fit10.lt s. Servius en met deeux fortes instrtués par Numa, les Collins & lesQui-tuiales ou Quirinaux ; Sc deux fortes établis par Tul-Us Hostilius , les Pavoriens Sc les Palloriens. Ils chan-tent une chanson, qu’on nommoit vers des Saliens .Salia re carmen. On leur donnoit des repas qui s’ap-Pdoient festins des Saliens 3 Sc qui avoient pastè enProverbe pour signifier de bons repas, Horace, L. I ,1“. xxxvii. Festus. Saliares epuU 3 Saliares dapes.Ee chef des Saliens , qui étoit un d’eux , s’appeloit^ r 4 ^‘l. C’étoit lui qui conduífoít la bande, & quic °mmençoit la danse, dont les autres imitoient lesP as & tous les mouvemens. Il s’appeloit austì Maîtrees Saliens. Ma gifler Saliorum. Et toute la troupe fie' l0 m m oi t Collegium Saliorum , le Collège des Sa-dens.

sextus Pompeius parle austì des Vierges Saliennes^u Saliares , qu’on louoit Sc qu’on joignoit aux Sa-j-i dles portoient des espèces de hocqueton, ouìt de guerre appelé paludamentum , avec des bon-ets clcvés comme les Saliens 3 Sc faifoient commet‘X des laetifices avec les Pontiles dans le Palais desj ° ls - Virgines Saliares'. Voyez Rosin, Antiq. Rom.f’ c. 6, 20. Patin croît que fur une médaille dc la^rndle Saquinia il y aune figure d’un Salien ■ outrefacile qu. il tient de la main gauche, il porte de lamite un caducée , mais rl est dans une posture fortlan quiile & f ort grave. D ailleurs lebouclicr qu’il tientV e P a toît pas un ancile , il est tout rond , &n’cstpoint^chancré. Et pourquoi un Prêtre de Mars, Dieu de la" Uen 'c, porteroit-il un caducée, signe de la paix? AinsiSAnp eiU douter fic’est un Salien 3 comme Patin l’a cru.la'fi ’ £ NNE. C’étoit anciennement un peuple dcoaife Allemagne, qui habitoit dans le pays qu’onPPelle encore aujourd’hui Sallandt, c’est-à-dire, lePi des Saliens. On prétend que ce font ces Sa-, a 7 >u ont fondé la Monarchie Françoise, parce queloi °c fondamentale de cet État porte le 110m de laav Aique. Mais cela n’est pas lans contestation , yé t( ì nc des Historiens qui prétendent que certe loi aSalïaue , parce qu’elle a été foire fur lesq lle j S de H Sala, rivière de la Franconic; Sc d’autres,vière C n ° m de & al ique ne signifie , ni peuples, ni ri-qui f ’ qu’il est pris du mot allemand Salie k ,que ^ n *^ e salutaire 3 Sc q u ainsi le titre de loi Sali-à pj$ nc ^ertt dire autre choie que loi utile Sc salutaireG au | tat ' Au reste il y avoir d’autres Saliens dans lesv eric es ’ qui s’étendoient le long des cores de la Pro-écti( C 1 depuis Aix jufqu’à Nice.Quant à ceux-ci, onai IÍ 1 Salyen. Foyer Vigenere fur César, p.

du f e j ' 7 f Ustensile de ménage , qui sert à mettregent ci’ 1 ' 0 ! 1 ff‘ r t íur table. Salinum. Vnefdicre d’ar-être n lar eta l a J de fayance. Une salière d’argenc doitnets -c L^ Uce au collet Sc faleron, aux platines, baslì-^collét' ^àOobes. Il y a des salières ì pans, d’autres7„„ ees ? qui font rondes Sc étroites par le milieu.J °nie Vil, r

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Bien des gens ridiculement superstitieux s’imaginentque c’est un mauvais présage, íi on renverse une sa-lière : les Romains avoient la même superstition, &iis avoient pris ce Ictupule des Grecs, qui avoient unegrande vénération pour la salière. Dac.

Ce mot vient du Latin salaria Sc salinum. DuCange.

|£T On appelle austì salière 3 un ustensile de ménage ,ordinairement de bois, où l’on met du sel, Sc qu’onpend au jambage de Ja cheminée pour le tenir sèche-ment.

Salières , fe dit figurément de certains creux qui fe fontdans les chairs, quand on maigrit, Sc fur tout à-lagorge. Une femme n’a jamais "la gorge belle, tantqu’il y a des salières. On dit à, ce sujet d une manièrebaffe & triviale, elle a deux salières & cinq plats , aulieu de sein plat. On le dit austì des creux qui vien-nent un peu au-deffus des yeux des chevaux, quandils font vieux. Cavum juxta equi tempora. Ces en-droits dans les jeunes chevaux lont pleins de gtaiífe.Dans les vieux, cette graille s’aftaiffe, & laiffe descreux comme celui d’une salière.

On dit proverbialement, qu’une personne ouvredes yeux grands comme des salières 3 quand elle lesouvre plus qu’à l’ordinaire.

03 * Les Diamantaires appellent austì salière 3 un petitinstrument de bois dont la partie lupérieure est creu-sée en forme d’une petite salière 3 avec un cieux pra-tiqué au milieu pour recevoir la coquille fur laquelleon monte un diamant.

SALIES, ville de Gascogne, dans leBéarn, remarquablepar une source d’eau salée, dont on fait du sel blanc cilla cuisant fur le feu.

SALIGAR 1 A. f. f. Nom d’un oiseau très petit ; fou pen-nage est diversifié de quatre couleurs, le devant estbrun, le dessus est jaunâtre , les côtés fout blanchâ-tres, ainsi que la partie du cou, fies jambes font rouf-sâtres. Il n’a point de nom dans notre langue, il fautle servir du Latin.

SAL 1 GAUD, AUDE. adj. Terme bas & populaire, quife dit des gens sales Sc mal-propres. Sordidus 3 squal-lidus.

SALIGNAC, ville ou plutôt bourg de France dans lehaut Périgord, célèbre pour avoir donné le nom à lamaison de l’illustre Archevêque de Cambrai.

SALIGNI, f. m. pi. Nom que les Italiens donnent à decertains marbres qui reílemblent à des congellations,& dont on fait mal aisément des figures, à caule qu’ilsont le grain fort rude Sc fort gros, & que dans les tempshumides il en dégoutte de l’eau en manière de sueur.Ils font un peu transparens, Sc ont un brillant sem-blable à celui qui paroît dans le íel, ce qui les a faitnommer saligni.

SALIGNON. L m. Pain de sel blanc, fait d’eau de fon-taine salée, cuit & formé dans une cclisse comme unfromage. Massa salis albi. Dans les lieux francs degabelle on met des saïignons dans les colombiers ,pour y attirer les pigeons. Le sel dc Franche-ComtéSc de Lorraine fe fait en saïignons.

SAL 1 G 0 T. f. m. Maire, coinuelle, corniole, ou tribuleaquatique , en Latin Tribulus aquaticus. C’est uneplante, dont les feuilles font grostes, rondes, neryeu-les, dentelées tout autour , marquetées pai-dcsious,& attachées à de gros Sc longs pieds. Sa tige est rougeSc charnue, mais plus grosse à la cime qu’au pied.Sa racine est assez longue, avec certaines touffes comrme des châtaignes. Le saligot a trois pointes, d’cùil a pris le nom de tribulus. La chair de dedans estblanche & d’un goût de châtaignes d’eau. Cette plan-te vient dans les lacs, dans les rivières Sc dans la mer.Ce fruit mangé vert est bon contre la pierre; il sertde pain aux pauvres gens en temps de cherté. L’herbemile en emplâtre réíout les enflures & appaife lesdouleurs : fi on la fait cuire dans du vin miélé, elleguérit les ulcères de la bouche, des gencives & du.gosier. Son suc fe met dans les médicamens qu’on faispour les yeux. Voye% Châtaigne d’eau.

SAL 1 M. Voye\ Salem.

SALIN, INE. adj. Qui contient du sel. Qui est de lì

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