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Tome septieme. [PRO - TE.]
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S A N

forte de fils qui viennent de Hollande. Ils fervent à

les picots.

SANGLES-BLEUS ,bon teint. Fil teint en bleu qui

SAMnr rr íe ^ es Enteaux du linge de table.

LIER. f. ni. Aper. Les Poe'tes font aujourd’huiJangher de trois syllabes. Ménage. Autrefois ils ne leai oient que de deux; mais il est trop rude à Toreille,COlTmìe on le peut voir par ce vers de Racan :

jauvage sanglier par fa meurtrière dent.

Et dans celui-ci du P. Le Moine :

Lf sanglier écumeux que le Chasseur attend,

Contre U tronc d’un arbre éprouve ainjïsa dent.

^ , u n porc sauvage qui (e retire dans les forets,

^ 011 * ie P eut Ì ama i s apprivoiíer. Quand le sanglierRune, on Rappelle marcassin. Lortqu il a un an ,a ppelle bête de compagnie. A deux ans il tort deesRr a ^ n,C î ^ d ,c ragot. A trois ou quatre ans, il, “it en son tiers ou quart an ; & alors il est fort^ an gereux. A cinq ans il est dit mire , 8c alors ses dé-n *cs etant tournées, il est moins à craindre. A sixns s d est dit grand sanglier. A sept ans on l’appelle£ rc * n d vieux sanglier. Une laie , c’est ía femelle. OnJ’pelle luittes les testicules. Sa tête s’appelle hure. Less de derrière les jambes, proche les pieds , lont ap-E c s gardes. Les lieux où il le repose le nomme bou-ffi > ou son lit , ou son fort -, Ion grouin boutoir.

°s r bélier est la partie qu’aux autres animaux on ap-jE elj e poitrine. On nomme fa graille suin , coínme cel-5 S de toutes les bêtes mordantes. Adeps aprinus. Ley n Sbier ne court pas , 8c ne se fie qu’à ícs défenses.

/- a stuatre dents ou défenses ; deux en haut, qui ner yent qu’à aiguiser les deux de la barre de dessousj 11 tuent. Les deux d’en haut s’appcllent les^rèa , &deux d’en bas limes , dagues , ou armes de la barre.es dents de fa mâchoire inférieure lortent de fa gueule,e tournent cn demi-cercle, & lont à trois pansi°. 1T!e Un ?tilme. Quand il va aux gagnages, on dit». Va faire ses matigeûres. On dit en parlant dii/ùn-a y €r f ermc Hler3 quand il cherche des vers en terrelentA* 1 boutoir; & ces lieux où il a fouillé s’appel-lot °° utls •' herbciller , quand il broute l hcrbe ; mu-^ stuand il fouille les endroits où les mulots ca-a etl ^ leurs glands 8c leurs blés ; 8c fouger quand ilqu’lo les racines des fougères, de l’épurge , &c. CeQu’'! CVe avec boutoir s'appell esougej 8c les follesfi &it pour cela affouchies. On dit que le sanglierçJ°uille Ion vent, ventrouille 8c nasille dans la boue ;r . 0tl appelle fouis l’endroit où il le veautre. Le íouila c c °unoître fa grandeur. On dit qu’un sanglier estx a bois, quand il fe défend 8c contremord : 8c onjPpell e dentee ou atteinte , le coup qu’il donne de sesy e e ‘sses, qui découpe 8c éventre les chiens 8c les che-a aUx ' hachasse du sanglier fe fait à force aux accours,d £ CC | s lévriers, avec le limier en routaillant , avecd £ S .oyenrs, avec des arquebulcs, des amorces, 8cEtoiles dans les enceintes, il y a un grand équipagetr ete uu pour courre le sanglier, qu’on appelle vau-.s' lt j & une charge pour lc commander. La curée duav/ l f r Sa PPcllc fouaille 8c cuierie , car elle le fait^ d u feu.

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■ c ‘Uot vient du latin singularis y parce que 1 z fan-

Ê

*>é p r I J laic ho (cul, à la reiervedes deux premières anO ^^age après Cujas.

fan /■ ^ proverbialement , au cerf la bicre , & aupem v '* C Mlére ou Chirurgien: pour dire , qu’on■g guérit plus aisément dc la plaie que fait le jan-ifs - 1 c l Ue de celle d’un cerf. On dit austì, assaut de,e j.‘ Insultus vertagi. Fuite de loup. Lupifuga. Et11 e de sanglier : apri dentes falcati : dont ou aproverbe militaire.i^er u° maìns s a Hoient grand cas de la chair da fan-bl es ‘ les servoient quelquefois entiers íur les ta-c ° nana u ì 0 u r d’h u i la hure du sanglier est regardée1 e Un morceau exquis. On mange plus souvent

sait

CS íîHFr* . - -

casji Us CS Patries du jeune sanglier qu’on appelle mar- jTome VII.

S A N y 1 1

AJ" Les jambons de sanglier s’âcûotrtntûdent eottUst®ceux de porc.

Sanglier, est austì un poiston de mer, qui est couvertd'écailles dures, qui a le corps velu 8c presque rond ,avec un museau qui tient de celui du cochon. Sudmarinus. Rondelet.

SANGLIÈRE. f. f. Laie, femelle du sanglier. Le Dic-tionnaire de Cotgrave est le seul où ce mot fe trouve.

M. Destouches s’en est lervi dans Ion Curieux Itn*pertinent , Act. II, Sc. 3. Il fait dire à Crifpin.

Je conserve toujòurs un embonpoint égal:

C hase r le jour , la nuit j à pied comme à cheval j

Le fusil sur 1 ‘épaule > en carrosse , en litière ,

Forcer chevreuil , cerf, daim , sanglier , fanglière;

Manger froid , boire chaud , dormir couché, debout ,*

Un garçon comme moi 3 s’accommode de tout.

O11 dit communément laie : fanglière n’est pas usité.

SANGLO. Ville de la Chine , elle est austì nomméeCang, Elle est dans le Pekeli.

SANGLON. f. m. Terme de Marine. Les sanglons fontdes pièces de bois triangulaires qui fe posent par l unede leurs extrémités fur la troisième partie de la quilled’un vailleau vers l anière, au lieu de varangues. Tignaéi/Wa.L’autre extrémité" fe joint avec des genoux qu’onappelle revers. On les appelle austì fours.

Sanglon. Voye-q Fourque.

SANGLOT. í. m. Terme de Sellerie. Petite courroiequ’on attache à la selle d’un cheval ou bât des bêtesde somme , pour y attacher les langles. Parvum cin-gulum.

SANGLOT. Mouvement convulsif du diaphragme ;soupir redoublé , pousté avec une voix entrecoupée.Singultus. Son plus grand uíagc est au pluriel. Il fefait par une contraction forte 8c déréglée du diaphrag-me. Un Amant poulie des soupirs 8c des sanglotsdans la violence de fa passion. Les veuves plaignent laperte de leurs maris par de continuels sanglots. Moncœur ne pousse que des sanglots 8c des cris. Port-R.

Je demeurai fans voix , & n en repris l’usage ,Que par mille sanglots qui se firent passage. Rao.

Ce mot vient de singultus , 8c de singultire. M f n .

En Musique, pour exprimer les sanglots 8c les sou-pirs , on le sert de la iyncope. Voye%_ Bros sart , Dic-tionnaire dc Musique au mot Syncope.

SANGLOTTER. v. n. Pousser des sanglots, de violenssoupirs. Singultire , vel singultus edere. Cette mèrene peut s’empccher de sanglotter au cruel souvenir del’aíîastìnat de son sils.

SANGRO , ou SANGUINE. Nom d’une rivière duRoyaume de Naples. Sagrus , Sarus. Elle travetíetoute l'Abrussc Citérieure, passe près de Lanciano, &fe décharge dans le golfe de Venise. Maty.

SANGSUE. On prononce 1 . f. Petit insecte rep-

tile , noirâtre , ou petit ver aquatique qui le trouvédans les pays marécageux , qui íuce le lang des ani-maux. La sangsue au bout de fa tête a un trou rondcomme celui d’un lamproyon, 8c trois petites dentsou aiguillons avec quoi elle perce la peau , non-feu-lement de l’homme, mais aussi d un cheval, ou d unbœuf, dont elle suce le sang, &' s’en remplit. Il y ená de grandes 8c de petites. On n applique que les pe-tites. Les bonnes font celles qui font de couleur defoie, menues, rondes, ayant petite tête, le ventre rou-geâtre, 8c le dos vert rayé de couleur d’or par dessus ,8c qui se trouvent dans les eaux claires 8c coulantes.On les applique aux endroits du corps où les ven-touses 8c cornets ne peuvent tenir , comme au fon-dement, aux veines hémorrhoidales, &c. La sang suéavalée est un poison, parce qu’elle s’attache à l’orifictìde l’estomach. Pour la faire sortir, il faut boire de lasaumure. Sebastiano Rotari , Médecin de Vérone, afait un Traité contre Tissage des ventouses 8c dessangsues.

AÍ? On ne doit jamais appliquer les sangsues nouvelle-ment pêchées. II faut les conserver pendant quelqu#

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