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Tome septieme. [PRO - TE.]
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qu on re-nouvelle de temps eu temps, afin qu’elles puilìent s’ypurger de tout ce quelles pouttoient avoir d impur Scde venimeux. Après quoi on les tient quelque tempsdans un vaitfcau vide, afin qu’étant altérées elles s at-tachent plus fortement à la peau , Sc tirent plus desang.

ffZF II y a aussi des sangsues de terre. Ceux qui voya-gent dans les Indes ont' hien de la peine àfe défendrede ces infectes dont il y a un nombre infini. Dansl'ile de Ceylan , elles montent aux jambes des gensqui vont à pied, Sc les sucent avec une promptitudequi cmpcclic de s'en garantir, principalement dans lestemps de pluie où l’on en trouve en plus grand nom-bre. Elles ne font pas plus grosses que des crins decheval, mais quand elles Ion t pleines de sang , ellesfont aulìì grolles que des plumes d’oie.

Ce mot vient du latin sanguisuga , à sugendo san-guine. MÉn. On l’appelle austì hirudo.

La sangsue elt l’emblême du Satyrique , mordendosanat: pour exprimer qu’un Satyriquc corrige les per-sonnes en les piquant. Bouh.

La deviíe d un homme intéressé faite par 1 AbbéFcrro est une sangsue , avec ce mot : Et dum satiaturadhítret. Picinc-lli la rapporte, L^VIII } n. 218 .

Sangsue, se dit figurément en Morale des Usuriers, desExacteurs, des Chicaneurs, des Maltôtiers , Sc autresgens qui tirent le sang, ou le bien du peuple par desvoies injustes, ou indirectes ; qui l’epussent, Sc endévorent la substance, l/n Procureur est une sangsuequi ruine les parties. Cette femme est une vraie sang-sue ; elle est inlatiable. Infâme sangsue du peuple.Ablanc.

SANGU. .TQ/^Halque.

SANGUENARES. Nom de deux petites îles, dont l'uneporte le nom de Bizze, & l'autre de Speragia. Cuni-cu'ar'u Insulti. ELes font près de 1 île de Sardaigne ,èe vis à vis celle de Corse. Maty,

SANGUESA. Nom dune petite ville,avec Châtellenie.Sangojsa. Elle est dans la Navarre, en Espagne, surl’Arragon , à huit lieues de Pampelune , vers l’orientméridional. Quelques Géographes la prennent pour1 ancienne Iturissa , petite ville des Vascons, que d’au-tres mettent à Sabury, village de la meme contrée,fur 1 Agra, entre Pamoelune Sc Roncevaux. Maty.

SANGUTFIC ATION. I*. f. Action par laquelle se fait lesang. Sangusicatio. Les Médecins ont été en doute oùse lait la sanguification , fi c'est dans le cœur, ou dansle foie. La plupart des Modernes croyent que le chyleétant confondu, Sc circulant avec le sang, il se brileSc s’altère peu à-peu, & que par ce moyen il íc changeen sang. Ainsi le cœur, le foie Sc les vaisseaux ne con-tribuent pas davantage à changer le chyle en sang, quele tonneau contribue à changer le moût en vin.

SANGUIN , INE. adj. Qui est d un tempérament où lesang Sc la chaleur prédominent. Sanguineus. san-guins lont braves Sc de belle humeur. Les sanguinsont besoin souvent d'être saignés. Dès fa jeunesse, ileut horreur de 1 impureté , quoiqu’il fût d une com-plexion sanguine , 6c qu il aimât naturellement la joie.Bouh. Xjv. L. IF.

Sanguin, est austì ce qui appartient au sang. Il y a desvers sanguins 3 qui s’engendrcnt dans le sang. Foyeçle Traité de M. Andry, de la génération des vers,dans le corps humain.

On appelle austì sanguin , ce qui est rouge Sc ver-meil, de couleur de sang. Les bons melons lont dunecouleui sanguine Sc pourprée.

ÇsP On appelle jaspe sanguin , le jaspe marqueté derouge.

£âT SANGUINAIRE, adj. de t. g. Qui se plaît, quiaime à répandre le sang humain, qui volt avec plaisirle massacre, le carnage. Sanguinarius , stvis , crude-lis. Les Tyrans Sc les Barbares font d'humeur/à/î^ai-naire. Le zèle sanguinaire des persécuteurs est incom-patible avec la charité Chrétienne. Saurin. Hommecruel Sc sanguinaire.

Perfides 3 contente^ votre soif sanguinaire. Rac.

Temps dans an vaifleau rempli d’eau propre

Dans nos antres fuyons les âmes sanguinaires.

Segrais.

Sanguinaire, f. m. Sc f. On appelle ainsi quelquesAnabatistes du XV e siècle , parce qu’en lailant kutserment, ils buvoient du sang humain.

SANGUIN ARA. Nom d’unc rivière du Patrimoine deSaint Pierre, en Italie. Sanguinarius fluvius 3 ancien-nement Alesus. Elle a la ícurce près du lac de Liac-crano, 6c íe décharge dans la mer de Toscane, a unelieue du bouig de Palo, vers le couchant. Maty.

SANGUINARE. Ce lont trois petites iles lunées a unelieue de Sardaigne, Sc a huit lieues de la ville de Ca-gliari, vers l’orient septentrional. Belerida, Belcidesinsuis. Maty.

SANGUINE. 1. f. Espèce de jas e qu’on nous apportede la nouvelle Eípagne , d une couleur obstrue, «marquetée de taches de couleur de sang. Les Indien!font tailler ces pierres cn forme de cœur. Us s'en la-vent dans 1 hémorrhagie, dans les menstrues immodé-rées , dans les hémorrhoïdes Sc dans les autres fl u* desang. Le malade lerre dans la main droite cette pierretrempée en eau froide. On la pend austì à la partiíd’où le íang íort. En latin lapis sanguinalis.

Sanguine, est austì une pierre fossile fort rouge, qui knaux Peintres à faire des crayons, 6c aux Orfèvre! *brunir 6c à faire le vermeil doré. Hématites , las f*schistus. On 1 appelle autrement hématite. Voyez hv

MATITE. ,

Sanguine de Martelleti. Terme de Fleuriste. Ane-mone qui est toute rouge; fa fleur n’est pas si grandeque la rouge vulgaire. Morin.

SANGUINO, ou SANGUINELLO. f. m. Plante q» 1est appelée ainsi à cause que les verges font couverte 5cLpne écorce rouge comme du sang. Sanguinaria >la nomme autrement Cornouiller semelle. Voyez Coît'

N0UI1LER. .

SANGUINOLE. f. f. Nom d’une Pcche. SpeciesPefici. La sanguinole est une des dernières pêches dmois d’Octobre, 6c des moins bonnes de l’année. ^Quint. P. III, p. 4 sS.

SANGUINOLENT, ENTE. adj. Vieux mot qui si.? 111 ]sioit autrefois sanguinaire. fsT Aujourd’hui il est em-ployé dans quelques phrases poui* signifier , teint d esang. Sanguilentus , sanguinolentus. Ainsi l’on dit ct 1 'chats sanguirolens ; flegmes sanguinolens , pour dk £ 'teints de íang. Une déjection sanguinolente. Cene se dit qu’en Médecine.

SANGUS. Foye\ Saocus.

SANHÉDRIN, ou SANÉDRIN, ou SYNÉDRlN. ^Le premier est le plus usité. Grand Conseil des JuiR>dans lequel se décidcienr lesassairesd’État 6c de E £ .gion. Synedrìum. C’éroit le Tribunal souverainide ^République. Quelques Savans prétendent qu’il lut n 1titué par Moyse , qu’il étoit composé de soixante-u 1 ]personnes inspirées du S. Esprit, Sc qui jugeoient todtes les assaires en dernier rcllort.òe que ce Conseil a e. - - £fdt#

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une durée continuelle depuis Moyíe jusqu’àD’autres prétendent que le Conleil de soixante.Vieillards établi par Moyse s Nombres, c. xi j nesista point après fa mort: qu’on ì.e trouve dans &,l’ancien Testament aucune trace de ce Tribunal P e f^ etuel 6 c infaillible. Les Juifs défendent l’antiqoiteleur grand Sanhédrin , 6 c M. Simon en a appuiepreuves. M. le Clerc lésa combattues. Quoi qu 11 >„soit de l’origine Sc del’établistement du grand ,drin 3 il est constant qu’il subsistait du temps desus-Christ, qu’il résidait à Jérusalem, & que le j u R {(ment des affaires les plus importantes lui apparteu ^Le Président de ce Sénat s’appeloit Nas. Il y avoir? ^sieurs Sanhédrins inférieurs dans la Palestine, 1 ^dépendans du grand Sanhédrin de Jérusalem- j SSanhédrins inférieurs croient composés de vingt] ^personnes, il yen avoir un dans chaque ville. U )tqu’il.y eût au moins 120 habitans dans un lieu, P. savoir droit de Sanhédrin quand il y en avoir u 1 ^,de 120,011 sc contentoir d’y établir trois Jug£ s ’ U,admettoit dans le grand Sanhédrin , 6 c dans les * 5 *