SAP
avancet un mantelet , pour se couvrir contre le feu dea place-, puis il place de la main, ou avec une four-c lette, un gabion. Alors s’il le remplit lui-même tout-~ raie de terre, cela s'appelle sape pleine ,ou simpie-rnent S’il ne le remplit qu’àdemi, pour avancercienun 8c pour en placer un autre, lai liant au seconda peur le soin d’achever de le remplir , on l’appelle^ mi sape. Que s’il ne jette point de terre dans lega-on ) mais qu’il avance toujours pour en placer unnouveau , c’est ce qu’on appelle sape volante. Les sa-P e urs se suivent à la 61e -, les premiers ébauchent, lesautres perfectionnent la sape. On remplie les gabionse terre, 8c l’on met dans J’entre-deuxdes gabions ,cs lacs à terre, pour fermer le vide. On met autlipar-e lus les gabions j quand ils íont plein de terre, des.‘ í 111 ^ 6c fur le tout on continue à jeter de la terre,J u qu a ce qu’on ait fait un bon parapet à Pépreuve. ‘-auon. Quand on a élargi la sape à dix ou douzef leds , lur trois de profondeur, en talutant, pour°ts elle change de nom, 8c s’appelle tranchée. LeRatier de sapeur est dangereux, íur-tout plus on ap-proche du corps de la place, 8c il demande un ap-Ptcinidage pour s’y rendre habile.
On distingue cinq sortes de sapes. Lzfape entière,? dem i sape , la sape volante , la double jfytre , 6c laJape couverte.
sape entière se faisoit autrefois par un seul hom-? e > qui après avoir fait un trou de trois pieds de [Vro-0ll deur lur rrois de largeur , où il le trou voir à cou-Ve ” j continuoit ensuite sur l’alignetnent qu’on luiPrcscvivoic, en jetant toujours les terres du côté de laP rire. Ce travail étoir extrêmement long , 6c quand°u vouloir s’en servir, on employeur des années cn-t<cres pour un siège.
Aujourd’hui la sape entière se fait par des saphirs,c ' Ul posent à couvert des gabions, dont ils ferment lese utre-deux avec des sacs à terre , ou des fagots de/ù-8c qu’i] s rempliflent de terre à mesure qu’ils les° nt polésj faisant une tranchée de trois pieds de lar-fur autant de profondeur, que les travailleursle uiienc enluite agrandir.
La demi-sape , est lortqu’on pôle à découvert unert aine quantité de gabions lur un alignement don-qu’après en avoir formé les entre-deux avec■ s sacs à terre ou des fagots de sape , on travaille às !; e uip]ir.
. L.es deux fortes de sape font à présent les plus usi-j CSl La première, lorlquc le feu de la place est vio-j Cllt ) ct l a s eC onde, lorfqu’on peut éteindre le feu parj. hoyen des batteries qui ruinent les défenses dei eilsi cmi 8c l’empêchent d’incommodcr les travail-Lurs.
] L usage de travailler à la sape 8c AcmAsape , lorsquefauchée est parvenue près du glacis, ou au glacis[j CUic j est fort bon. M. de Feuquier.es. M. de Vau-dg 1 premier Ingénieur qui ait fait travailler à lat^ l 'l a P e d’assez loin. La demi -sape consomme bienllls d hommes que le travail ordinaire. M. de Feu-tres. 1
av e ^^ a P e volante est lorfqu’on trace tout l’ouvragele.^s^ 5 gabions, 6c que sims y avoir mis auparavantv a ii] a P Cl, rs pour les remplir, on y fait aller les tra-de 1 CUrs 5 R 11 ’ a P r °L° ndi ir e nt 6c forment la tranchéePeut gl A nde,u ‘ dont elle doit être. Certe manière nee Hc ^ U , eie fe pratiquer que la nuit, 8c lot {qu’on estj° r e loin de la place.
Vri r j^ 0 "è/e sape est lorfqu’on est obligé de fe cou-P deux côtés, pour éviter d erre vu de l’ennemi.te rrç J L, pe couverte est un chemin qu’on fait fousà l’ ar) P ° u,: tertre les sapeurs à couvert des grenades,hejf-l^he des ouvrages qu’òu veut attaquer. Onso Uti ‘ c for dessus que deux pieds de terre , qu’on°n V ç U S H en besoin, 6c qu’on sait tomber quand
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q ni ot vient de sappa. Voyez Ménage.
Grecs cn P ar ^ ant de la manière dont les anciensdit de ]> if. S anciens Romains faisòient la guerre, semuraill a< A* on saper, de rompre, de démolir lese $ des aslìegés avec de certaines machines. Mu-■* o/ne VII.
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ri fundamentorum cffojsto, subverso. Il y avoit unetroisième tour fort ébranlée qui tomba aux premierscoups de la sape. Abl.
SAPER. v. a. Abattre par sous œuvre, & par le pied unmur, avec des marteaux, malles 6c pinces, ou unebutte en la chevalanc 6c étrélìlionnant par dessous avecdes étaies 8c dolFes qu’on brûle ensuite par lc pied pourfaire ébouler, ou enfin une roche par le moyen d’unemine. On appelle sape autant Rouvert ure que Factionde saper. Daviler. Subruere. Travailler avec lc pic6c Ja pioche, & autres instrumens, à détruire lesfon-demeys d un mur pour le faire tomber, creuser fousun mur, cn détruire le pied ou le fondement , pour ledémolir 6c le faire cheoir tout d’un coup. Quand onruine les fortifications d une ville, on cn vient bien-tôt à bout par la sape. Etant arrivé auprès du mur,il commanda de le Japer , quoiqu’iln’eûc ni machinesni échelles. Abl. On sape les rochers qu’on veut fairefauter 6c renverser. On dit auffi , qu’un ruisseau, unerivière ont sapé un mur, quand peu à peu ils en oncruiné ou endommagé les fondemens. Ima muri suffo-dere , diruere.
Saper. v. n. Terme de Marine, qui fe dit de la bon-nette, lorsqu entrant dans la voie d’eau que l’on veutdécouvrir par fon moyen, elle fait avec l’eau un petitbruit qui fait connoître où est la voie d’eau. Fremere ymurmurare , susurrare. La bonnette sape. Voy. Lar-der LA BONNETTF.
Saper, íe dit figurément cn Morale, & signifie, détruireles fondemens de quelque chose. Diruere , eradicare.Si vous détruisez la loi Saliqtte, vous sape £ les sondc-mens de la Monarchie. Ceux qui nient l’immortalitéde l’amc , sapent la Religion par les fondemens. Onsape la doctrine des Hérétiques, en leur demandantdes passages formels de l’Ecrirure qui Rétablissent.Pardonnez-leur, Seigneur, car ils ne pensent pas fairece qu’ils font, quand ils sapent par lc pied cer ordredivin que vous avez établi dans le monde. Rélisson.
SAPÉ, ÉE. part. Dirutus jsuffoffus , eradicatus.
SAPEUR, f. m. Celui qui travaille à la lape. Suffossor.
SAPHARA,ou SAPHARA, & SAPHOR. Voy. Safar.
SAPHÈNE. f. f. Terme d’Anatomie. C’est une veine quimonte par la malléole interne le long de la jambe, 8cpar la partie intérieure de la cuisse, elle va fe rendrevers les glandes de Faîne dans la crurale. Saphana.C’est cette veine que l’on a coutume dormir dans lasaignée du pied.
SAPHIQUE. adj. Terme de Poésie, qui fe dit d’une es-pèce de vers sort en usage chez les Grecs & les Latins,inventée par Sapho. Versus faphicus. Ces vers sour-de onze syllabes, ou de cinq pieds, dont le premier,le quatrième 6c le cinquième font trochées; le secondun spondée, ík le troisième un dactyle. On met troisvers de cette nature dans chaque strophe , qu’on ter-mine par un vers Adonique composé d’un dactyle 6cd’un spondée. 11 y a pourtant des chœurs qui ont beau-coup plus de saphiques de luire. Ils sont rudes, àmoins qu’ils n’ayent une césure après lc deuxièmepied.
ÍJCF II y a dans Horace des odes eu vers sahiquejs
Vivitur parvo benè cui paternumSplendet in mensâ tenui salinum ,
Nec levessommos timor , aut cupidoSordidus aufert.
Quelques- uns de nos Poetes ont tente de faire des verssaphiques en notre langue.
SAPHIR, f.m. Terme de Joaillier. Pierre précieuse orien-tale de couleur d’un bleu céleste 8c bel azur, d’unedureté qui ne le cède qu’au diamant 6c au rubis. Sa-phirus. L’un 8c Faune tiennent le premier rang après lediamant. La bague Episcopale est un saphir. Les Rab-bins disent que la verge de Moyse 6c les Tables qu’il re-çut au mont Sinaï étoient d c saphir. On trouve des sa-phirs au Pui en Auvergne, dont'la couleur tire furievert.Il y a aullì un saphir d’eau qui est auffi tendre que lecristal, qui fe fait en Bohême & en Silcsie. L esaphiroriental est quelquefois' blanc , & même le bleu ou
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