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Tome septieme. [PRO - TE.]
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violer se peut blanchir par le feu , étant mis entre ideux creusets lutés dans de l’or fondu , & il ne reprend jjamais fa couleur. Il y a auíïì un saphir que les Latins |appellent oculusselisyCe.il de chat y qui a des diversi- ;tés de couleurs admirables, & dont la dureté souffre !un poliment égal au vrai saphir. Les Indiens croient ‘qu il fait leur bonne ou leur mauvaise fortune : ce Jqui le met en grande estime chez eux. j

Le nom de saphir vient de ce qu’en Hébreu les !plus belles choses íont appelées saphires. C’cst pour- jquoi il est dit dans l’Ecriture, que le siège de Dieu *ressemble au saphir.

SAPHON. Nom dune ville de la Terre - Sainte. Sa-phon. Elle étoit dans la Tribu de Gad, près du Jour-dain.

SaintSAPHORIN D’OZON. Nom d’un peritbourgdu Dauphiné , province de France. Fanum S. Sym-phoriani de Aurone. Il est fur le Rhône, entre Vienne& Lyon, & il est connu par cette singularité 3 qu’on ycourt la poste íur des ânes. Maty.

SAPHROIRE. Vieux mot fém. qui signifie une fille vola-ge; íAseçpof Levis. Borel.

SAPIENCE. í. f. Terme de Théologie, qui sert quelque-fois à nommer le Verbe éternel. Sapientia increata.La Sapience incarnée. En vain la Sapience nous ap-pellera. Pat. Jésus - Christ dit que la sapience a étéjustifiée par fes en fans. Aujourd hui l'on dit toujoursla Sagesse incréée , la Sagcste éternelle. Sapience avieilli.

C’est aussi le titre d’un des Livres de l’Ecriturcsainte, qu’on nomme la Sapience de Salomon , ou laSagesse. Sapientia. Dans les anciens catalogues, leLivre de la Sapience est mis au nombre des Livresutiles, mais qui ne font pas Canoniques. S. Jérôme nele met pas non plus au rang des Livres lactés. Du-pin. Le Concile de Trente l’a déclaré Canonique.Les Protestans tiennent qu il est apocryphe. Sages'cest encore mieux ici, &: plus usité aujourd'hui, queSapience. On dit le Livre de la Sagesse, ou la Sageíle,ia SagelTe de Salomon.

Les Philosophes appellent quelquefois Sapience ,Cette vertu qui consiste en la connoillance des chosesuniveríelles, nécessaires'& immuables, qui estacquiíe

f arl’étude des sciences. Elle consiste en deux points;

intelligence des principes certains, & la connoií-fance des effets, par la démonstration des causes. Sa-pientia.

Sapience, signifie aussi, sagesse, prudence; & despersonnes délicates dans la langue, 1 approuvent en cetens. Rit. Sapientia y prudentia, moderatio. Ces an-ciens Sages que l’Univers a respectés comme les Lé-gislateurs de la Sapience. Sar. -

En terme de Chimie, on appelle lut de sapience ,celui qui sert à bien boucher les vailíeaux. Lutumsa-pientis.

On appelle à Paris la Normandie, le pays de Sapience , & non le pays de Sagesse _, à cause que les ha-bitans y font fins & rusés, 8c sur-rour à plaider & àménager leurs intérêts; d’où vient que la Coutume yétablit la majorité à vingt ans,

AI" Quelques-uns donnent une autre origine de ce mot,& bien plus honorable aux Normands. Elle vient,dit on, de la sagesse de leurs loix. On fait le cas quel’on fait encore en France de celles que Rolon ou Ro-bert , Prince Danois, fondateur du Duché de Nor-mandie, y établit. Lóix qui furent trouvées si belles,qu’elles méritèrent à ce Duché le surnom de pays desapience.

SAPIENTIAUX. adj. m. pi. Qui se dit de quelques Li-vres de ^Ecriture. Sapientiales. Les Livres sapien-tiaux font les Pfeaumes, les Proverbes, le CantiquedesCantiques,l'Ecclésiaste,laSagesse& l’Ecclésiastique.Quelques-uns y mettent aussi Job, que d’autres comp-tent parmi les livres historiaux. Ce mot ne se diroitpoint au singulier. L’ecclésiaste est un livre sapiential,ne íeroir pas bien, il faut dire un des livres sapien-tiaux. Voyez le Journal des Sçav. i y r y , p. 198 , &les Partitions Théologiques d Ederus, L. I, p. z y.SAPIENZA. Nom d’uue île de la Morse. Sapientia ,

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anciennement Sphigïa. Elle est fort près de lacote tné'ridionale , vis-a-vis de Modem, 8c elle donne le 110111de mer de Sapienda , à cette partie de la mer de Ore-ce, qui est entre le cap de Zoncbio & celui detapan. Cette île est petite 8c mal cultivée; 8c ce qu>la rend célèbre, est que les Pirates de Barbarie íe tien-nent cachés derrière íes côtes, pour lurprendre •*vaiílcaux qui viennent du golle de Venile, ou decôtes de la Sicile. Maty.

SAPIN. í. m. Arbre fort haut, fort gros, & toujours vert.Son bois est blanc, couvert d’une écorce blanchâtre yrésineuse. Ses branches íont garnies de feuilles sem-blables à celles de l’if, oblongues, rondes, étroites,dures , naissant íeules le long des branches. Ses cha-tons íont à plusieurs bouríès membraneuses qtu § ou-vrent en travers en deux parties, & font diviteesdanîleur longueur en deux l iges remplies de poussière Ilie 'nue. Ces chatons ne laissent rien après eux. Les fruitsnailíent fur le même pied de fa pin, formés par phiíi® 01 *écaillés en cônes ou pommes de pin, tournés en hast 1 ’on les appelle en Latin srohili ou ccni. On trous®ordinairement sous chacune de leurs écailles deux >mences. En Latin , Abi.es taxi folio sruclu sutt ufílspicìante. Tourn. Il y a une autre espèce dedont les branches 8c les fruits s’inclinent vers la ter 1 ®’íes feuilles íont plus menues, plus noirâtres, 1110111dures 8c moins piquantes que celles de la précédésssu Latin, Abies tenuiore folio sruclu deorsum i n rat. Id. Il fore de ces arbres, étant encore jeunes,résine liquide qui est une espèce de térébenthinel’appelle c n Latin Terebinthina , on I.acryma abihfIl en sort aussi une autre lotte de résine dont on 13la poix. La plupart des mâts se sont de sapin. L z fpin est bon à bâtir, pourvu qu’il ne soit point en 1 ®mé, &c couvert de plâtre. On débite le sapin cnde sciage équarri, 8c en planches de différente longst®

8c épaisseur.

Il y a dans la Nouvelle France des sapins de 11espèces. Les uns ont la sessile plate, de la longu® llC ,largeur d’un fer d’aiguillctte, cn pointe, rangée lede la branche. C’est celui dont le grain est le plu 5La seconde espèce a bien la feuille de même, 111 •elle vient tout autour de la branche 8c pique. La ls0 .stème a aussi la branche tout autour, mais plus c8c éloignée, & ne pique point. On rappelle D 11 ^Ilale grain beaucoup plus ferré que les autres - , 11bien plus propre pour la mâture. C’est le m.cih®Denis. p

Ce mot vient d e fa pinus , qu’on trouve en ssfq u es Auteurs Latius. Menace. Ou de sappuss cdu Gange. . . t

On dit proverbialement d’un homme qui I e 1 ^fort droit, 8c qui est debout, qu’il est droit cow 11 ^sapin. Arrcclusstat. , 0} l

Sentir le sapin , se dit d’une personne qui en $saine, & que l’on juge ne devoir pas vivré long- 1 ® .$à cause de ses infirmités : II sent le sapin , il n’h®loin,il ne fera pas vieux os, il porte la mort dan 5sein. Dicì. Com. , jg

SALINE, s. f. Terme d’Architecture. Solive de h 0l ^,Jlapin qu’on scelle de niveau sur des tasseaux,on veut tendre des cordeaux pour ouvrir des ie jji8c dresser des murs. Tignum abietinum. On f 3lC fll j<des planchers de longues sapines , 8c on s’en f® 11 0les échaff’audages. Daviler. Apt

SAPINETTE. f. f. Terme de mer. Us sapinett'* fade petits coquillages qui s’engendrent, & q 111ment íous un vaisseau qui a été long-temp 5 Cl1Carens sordes. est'

$3* Dans le Canada 8c à 111e Royale on app® 1 .,nette ou épinette une bière qu’on fait avec 1de sapin 'qu’on nomme Epinette blanche. -p 0 jn 5 >SAPINIÈRE, s. f. Forêt de lapins, lieu planté de 3 rSapinetum, , j^oi s *

Sapinière, s. s. On appelle ainsi sur la rivière d®^r,un bateau de lapin, qui à proportion de &est plus large qu’un chaland. linter abiegn uSi t ret*pinières font fortes de bords. Ma sapinW i fplus que ton chaland.