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il meurt. Il naît dans la mer Adriatique. On dit qu’ilaime tant les chevres, que s’il les sent, ou qu’il voieseulement leur ombre, il fait des sauts Sc s’avance pourse jeter dessus. Il se nourrit ordinairement de la bour-be & de la fange qu’il trouve aux bords de la mer. Ilest bon à manger, mais fa chair est dure. Il se nommesargue , du Grec «ty?, chair , parce qu’il est fort char-nu.
SARHOEN. Ville de la Terre-sainte, la même que Saa-raïm. Voye £ ce mot.
SARID. Voyey Sared.
SARIETTE, ou SARRIETTE, f. f. Plante qui poussede petites verges à la hauteur d’un pied Sc demi, Scdont les feuilles font petites , oblongues, íemblablcs àcelles de l’yllope, percées de beaucoup de trous, maisqui ne traversent pas, d’une odeur approchante decelle du thim , d’un goût piquant. Ses fleurs font engueule, tout-à-fairsemblables à celles du thim,clair-semées dans les aisselles des feuilles, de couleur blan-che tirant lur le purpurin. Il leur succède des semen-ces presque rondes Sc menues. Sa racine est simple ,ligneuse. Et en latin satureia sativa. J. Bauh. La sa-riette est propre pour la foiblclïê d’estomac , pourl’asthme, pour la suppression des mois; on l'emplcicsouvent dans les sauces. Il y a quelques autres eípè-ces Acsariette.
M. Ménage dérive ce mot de satureietta , diminu-tif de satureia.
S ARION. Voye\ Hermon. (Test la même montagne.
SARISBURY. Voye^ Salisbury.
SARISSE, f. m. Terme d’antiquité. Les sarijses font desjavelines des anciens Gaulois. Borel. Jaculum , Sa-risa. C’étoient des piques plus longues que les nôtres.
SARKAD. Nom d’un lac de la haute Hongrie. Sarca-dus. Il est vers les confins de la Transilvanie, le longde la ville de Guila, qui est bâtie furies bords. Maty.
SARLANDOIS. Nom d’une contrée de France, Ter-ritoire de Sariar. Ager> pagus Sarlatcnss. (Test unepartie du Périgord aux environs deSarlat. Voyez ccmot.
SARLAT. Nom d’une ville de France située fur une ri-vière du même nom. Sarlatum , Sarlatium. Elle estdans le Périgord, à sept lieues de Cahors , du côtédu nord. Sarlata un Evêché suffragant de Bordeaux.On y fait voir, dans l’Abbaye de Cadouan, un H u airequ’on dit être celui de Jésus-Christ. Maty. Voye%Valois , Not. Gall. p. 313. Long. 18 d. y o', lat. 46.d. 6'.
SARLOUIS , SARELOUIS. Nom d’une bonne forte-resse. Saravus Ludovïcms. Elle a été bâtie par le feuRoi Louis XIV de glorieuse mémoire, dont elle portele nom, & elle est située íur la Sâre , un peu au-dessus de Vaudevrange , & à quatre lieues au des-sous de Sarbruck. Long. 14 d. 16', lat. 49 d. zoh
SARMAN. Ville d’Afrique dans la province de Tripoli ,auprès de l’ancienne ville de ce nom.
$ 3 * SARMANNES. f. m. pi. Prêtres ou Philosophes In-diens qui vivoient dans les forêts, fans approcher desvilles, se nourrissant de fruits Sc buvant de l’eau. Ilsétoient, dit-on, les Prêtres de l’Inde avant les Braminesqui les chassèrent du pays, Sc s’emparcrent de leursfonctions.
SARMATE. f. m. & f. Nom de peuple. Habitant de laSarmatie. Originaire de Sarmatie. Sarmata. Les Sar-mates étoient des peuples fort barbares , vivant dansles montagnes Sc les forêts, où n’ayant pour mailonsque leurs charrettes, ce qui les fit appeler Amaxo-biens; ils se nourissoient de íang de cheval qu’ils mê-loient avec le lait des cavales. (Test pour cela qu’onles nomma Hipjsomulgi. Au reste , grands voleurs.Les Sarmates etoient les plus mauvaises troupes dumonde, quand il falloir se battre à pied, & les meil-leurs , quand ils étoient à cheval. Tacite , Hist. X. / ,c. y q. On les appeloit ausiì Sauromates , Sc quelquesAuteurs prétendent que c’étoit leur premier nom ,qu’ils dérivent de ravf,i, un lézard , & w», œil ,comme qui diroit, œil de lézard. Bochard , Phaleg.III, r 4 , croit que ce mot vient de la première lan-gue > “18«/, Sar Madat , c'est-à-dire , le reste des
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Medes ; Sc en effet Pline , L. VI 3 c. VI1 , dit, quel’opinion étoit qu’ils étoient originairement Medes",Mêla dit Parthes , L. III , c. / u. Mais les Parthesétoient eux-mémes des Medes , comme il paroit patJustin, L. XLI, c. u Sc par ^Ethicus.
SARMATIE. L étoit anciennement une vaste région si-tuée dans la partie septentrionale de notre continent.Sarmatia 3 Sauromatia. Elle étoit bornée au nord p arl’Océan septentrional, au levant par la Scythieau-de-çà del’Imaiis, dont elle étoit séparée par le Wolga,depuis son embouchure jusqu’à l’endroitoù il com-mence à se recourber vers le couchant, Sc pat une li-gne tirée de cet endroit directement au nord julqu aí’Océan. Elle avoir au midi une partie de la mer Cas-pienne, le mont Caucase, qui la séparoit de l’Alba-nie, de l’iberie Sc de la Colchide , ensuite le Pont'Euxin, & enfin la rivière de Tyras, aujourd’hui Tur-ia , & les monts Krapacs , qui la séparaient de la P*'ce ; au couchant elle avoit la mer Baltique, Sc la 'si-tule , qui la séparait de la Germanie. Aujourd’huipays est presque tout entier dans les bornes q u ° ndonne communément à l’Europe : mais les aneif llSGéographes en mettoient une grande partie en Asie >& ils la divisoient en Sarmatie Asiatique , Sc en S as ‘matie Européenne. Maty. ,
La Sarmatie Asiatique étoit la partie orientale <j Sla Sarmatie. Sarmatia Asiatica. Elle étoit séparée »el’Européenne par le Tanis, & par une ligne tiréessud au nord, depuis la source de cette rivière jul | I u |l’Océan septentrional. Ce pays renfermoit un g rall ._nombre de peuples fort peu connus, dont les p|l nClpaux étoient les Sarmates propres ,- les PérierbidÇ s >les Asturcans, lesMtchotes, lesHénioches, àc.y , ede ce pays que les Turcs font sortis. On en ladtir les Amazones. Il répond à ce que nous conn 01 ^sons aujourd’hui fous le nom de Circajste , Sc rel Jjferme encore toute la partie de la Moscovie, ssU cau nord de la rivière du Don , avec les parties «Royaumes d’Astracan, de Bulgar & de Caflàn , jfjfont cn-deçà du Wolga, & d’une ligne tirée d u 1 c(au nord, depuis Fendrait où cette rivière comrn e11 ^à couler vers le midi, jusqu’à l’Océan septentrio 113 'Idem. ^
La Sarmatie Européenne étoit la partie occié^de la Sarmatie. Sarmatia Europxa, Elle étoit di' ,) jparle Borysthene en deux parties générales. Cells^etoit entre ce fleuve & la Vistulc.portoitle nornd e ^matie Germanique , l’autre au-devant du Boryff 1 ^retenoit le nom de Sarmatie Européenne ,prenoit la petite Scythie , qui étoit vers le Palos htide Sc le Pont Euxin. Les principaux peuples de 1te la Sarmatie Européenne étoient les VénedeS) ^Agatyrses, les Borusces, les Amaxobiens, les A l3l ‘f’les Roxolans , les Basternes, les Peucins, lesTaU^ythes, &c. Cette Sarmatie renferme maintenant 1â la partie de la Moscovie, qui est en-deçadula petite Tartarie, la Pologne Sc la Lithuanie 3 pleurs dépendances, jusqu’à la Vistule Sc à la naettique Sc la Livonie. Id. .
La mer de Sarmatie , ou Sarmatique ,
l’Océan septentrional, sur les côtes de la Sarmatk- 1 ^re Sarmaticum. (Test ce que nous appelons auff j 9d’hui mer de Moscovie. Mer de Petzoke, clltLMoscovie Sc la Nouvelle Zemble. ^
SARMATIQUE, adj. m. Sc f. Qui appartient au*mates,oa à la Sarmatie. Sarmaticus. ^
ARMENT, s m. Le bois que poulie la vigne. set)tum. On fait des fagots de sarment , poursiúr e ^clair. Fasciculus sarmentitius. Qui pouffe bf a pjde sarmens. Sarmentosus , sarmentis ss v s ceT çyy-cendre du sarment est fort déliée , Sc sert a u* ^
milles Sc aux Ouvriers à faire des coupelles eS p ol jí'les & autres ouvrages. L’œil Ausarment ests° ngeon. Oculus. . j^ífe
Sarment , se dit aussi du petit bout de bois °Pp [fc #,fur le sep , où vient le nouveau bourgeon.custos y resex. . n :0i ìtc
On dit en proverbe, A la S. Vincent le vr J1 0 sqtie1 sarment , Sc quand il gele , il descend.
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