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de Saturne de 54 demi-diamètres de Saturne. La gran-de distance entre ce Satellite ôc le précédent a faitsoupçonner à M. Huygens, qu’il y a un sixième Sa-tellite, entre ces deux-ci, ou que le cinquième a unSatellite qui tourne autour de lui.
M. Halley dans les Transactions Philosophiques, n.145, corrige la théorie du mouvement du quatrièmeSatellite , ôc prétend que le vrai temps de ía périodeest de 15 jours r2. heures 41 minutes 6 secondes:que Ion mouvement journalier est de 22 degrés 14minutes 58 lecondes 18 troisternes. Que la distancede ce Satellite au centre de Saturne est d’envirou 4diamètres de l’anneau de Saturne, ou 9 diamètres deson globe, que l’endroit où il se meut, diffère peu oupoint de celle de l’anneau, qu’il coupe sorbe de Sa-turne, faiíant avec lui un angle de 23 degrés , en-sorte qu’il est parallèle à l’équatcur de la terre. Foye\les hypothèses < 3 c les tables des Satellites de Jupiter,par M. Casiìni.
Outre tous ces Satellites qu’on a découverts parle secours des lunettes d’approche , l’on en a découvert30 autres qui font leurs révolutions autour du soleilen 15 jours; on appelle ces 30 Satellites , les Etoilesde Bourbon. StelU Borbonia.
Satellite. On donne ce nom à un instrument inventépar le stem Romer, Mathématicien du Roi, ôc dontla description se trouve dans une lettre à M. Flamí-teed Anglois,de l’an 1679, ôc qu’on a publié dans unlivre intitulé Artificial Clok-Maher , l’Horloger arti-ficieux.
SATHÉNAS. f. m. Vieux mot. Satan, le Diable. Perce-val. Borel. Satan, Satanas.
SATIÉTÉ, f. f. Réplétion d’alimens qui va jusqu’au dé-goût. Il faut manger Ôc boire pour appaiserla
faim ôc la íoif, & non pas juiqu’à la satiété.
(fT On dit de même au figuré , la satiété des richestes,la satiété des honneurs , la satiété des plaifirs , ôcc.car, comme dit Pline , satietas voluptatibus nondeefi.Par tout il déiîgnc le dégoût qui provient d’un usageimmodéré des choies. Le Cardinal Commendon prévenoit la satiété que donne une assiduité affectée; &il íembloit renouveler, ôc augmenter l'on credit parses absences. FIéch. L’ennui des femmes du mondeenivrées de plaisir, est un dégoût de satiété. Mont.La satiété rend la volupté même ennuyeuse. Id. Onn’arrive jamais à une satiété de gloire ôc d honneurs.Nemo unquam gloriâ & honore satiatur. Ce mot estélégant ôc a beaucoup de grâce. RÉEL.
SATIGAN, ou CHATIGAN. Ville du Royaume deBengale en Asie, située lur le Cosmin. Satiganum ,Chatiganum. Elle est vis-à-vis de Bengale. Quelques-uns mettent à Satïgan l’ancienne Cosamba.
SATIN. 1 . f. Etoffe de soie polie & luisante, dont lachaîne est fort fine, & íort en dehors, & la trame estgroffe& cachée; îsT l’ouvrier ne levant que la hui-tième ou la cinquième partie de fa chaîne pour pas-ser sa trame au travers, enforte qu’il reste toujours lesj ou les | de la chaîne du côté de l’endroit de i’étoffe ;ce qui lui donne l'on lustre. Bombycinum textum den-sus j tersum densumque sericum. Le plus beau satinest celui de Florence & de Gènes , Ôc puis celui deLyon. Les satins de Bruges font tramés de fil, & lachaîne est de foie; ce qui l’a fait nommer caffard. Lesatin plein, est celui qui est brillant & uni. II y en ad’autrc qui est figuré , Ôc diversifié de plusieurs cou-leurs ou figures, auquel on ajoure de nouvelles chaî-nes outrâmes pour faire les façons. On fait des" robes,des juppes, des culottes de satin. On imprime desimages, des thèses fur le satin. Les Chinois prépa-rent les satins à l’huile , pour leur donner plus delustre ; mais ia poussière s’y attache. P. Le Comte.
Satin liné. Etoffe de foie. Satin de la Chine , pliéd une manière singulière. Il y en a de deux fortes : Lesuns lont pliés de la forme des livres qu’on appellegros in- 8°, ôc les autres de celle d’un in-4 0 .
Ménage dérive ce mot de fêta ; comme qui diroitsetinum , ou de l’hébreu sadin , signifiant la mêmechose ; ou des mots sade ^ ôc sadinet, qui signisioient
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en vieux françois, propre ôc gentil , parce que cetteétoffe habille fore pròpremenr. Du Gange dit S" 1vient de £ atcuin ou ipitoui, vieux mot françois ng 111 "fia nt la même chose. .
On dit figurément , d une belle peau blancheunie, que c est un satin , qu elle est blanche cornn ieun satin , douce comme uns, tin. Alba & lenis ut horsbycinum textum. On le dit aussi des étoffes , des »eutôc autres choses brillantes & polies.
SATINADE. f. f. Étoffe de latin commune, ou quiin 11te le Satin. c
SAI 1 NER. v. a. Donner à un tiffu, à un ruban, laôc l’œil du satin. Bomby cinum texere. La mode eltvenue àzsatiner les rubans. . ,<
Satiner , est aussi un verbe neutre en usage parm 1Fleuristes. Il signifie tirer fur le latin. Tulipe q ul J atine. . ,
SATINE, ÉE. part. ôc adj. Image satinée , ruban
tulip e satinée. Une tulipe satinée est une tulipe d UNtrès-beau blanc de latin lur lequel elle se panacherouge. Moiun. Mais en termes de Fleuristes,se dit principalement des oreilles d’ours, parce qu ciont des feuilles qui reffemblentau latin. Entre toules oreillefd’ours, celles qui {ontsatinées ôc bsi arrlont les plus belles. Liger.
On dit une peau satinée , pour dire, une peni'“°ce comme du satin. Acad. íft. Le Poifte Rotn‘ c ‘a dir des discours satinés.
On dit chéz les Orfèvres, que la couleur des P*fres taillées au cadran eíisati/tée , c’est-à-dire, c ‘^
ôc brillante ; ôc que celle des pierres qui font en
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ou en cabochon, est veloutée, c’est-à-dire, íonib^?
foncée. Ainsi en fait de pierres précieuses ,l’oppolé de velouté. Radians , illucens, eind^'SATIRE. Voycy Satyre. ^
SATIREL. 1 . m. Satyres. Dieux fabuleux.BoREL.- 5 ^)
Et li SStircl & les Fées ,
Sont moult dolent en leurs pensées ,
Quand ils par dent en leurs treûnes,
Leurs dehcieujesgaudincs. R. de la RcsE.
Ç 3 * SATISFACTION, f. f. Ce mot dans lu sage ° rnaire s’emploie comme synonyme de plaisir, con 1tement: ainsi l’on dit qu’un enfant sage donne hie"la satisfaclíon à ses parens ; qu’on a eu bien de l-otisfaclion d une choie.
ÇsF II faut pourtant avoir égard aux nuances c é tl’Abbé Girard observe entre ces mots. Le content^. ,regarde proprement l’intérieur du cœur ; c’est 1111 f( ) eriment qui rend l’ame tranquille. Le plaisr f£ 8 3 aprincipalement le goût; c’est une sensation ê r3 , c Vu,dont les fuites peuvent quelquefois être déiagt^ 3 }Voyey ces mots. La satisfaclíon regarde plus ‘ eS , „,fions; c’est un retour fur le succès dans lequel ° llS ul) jplaudit. Lusa tisfaclion ne le trouve guère avccambition demcíurée.
KêF Satisfaction , le dit aussi comme synon)^^réparation, de faction par laquelle on répare l’iUl’otfeulc qu’on a faite à quelqu’un. Reparatio j .r pfaclio. Celui qui est offensé demande satisfaclios^satisfaclíon doit être proportionnée à l’injure. U esatisfaclíon rigoureuse. Celle qui est disprop ost j)[enée à la grandeur de l’offeníe , mais dont le c0,ìl£ ^celui qui a été offensé, par bonté ou par qurfo 11 ^^
tre motif, est une fatifacìion improprement dite ? f
satisfaclíon non rigoureuse. La satisfaclíon de ’^ia été surabondante. Nos satisfactions ne s° |lC ^ fS ,des conditions seulement , lesquelles étant p°*Dieu nous applique la satisfaclíon de J. C- cC . R-de véritables satisfactions par elles-mêmes, 11,3pendantes cependant de celle de J. C. en ce 9 0 l 1 3 c £en vertu de fa satisfaction que nous avons D bpar laquelle nous satisfaisons. est
■ Satisfaction , se dit en ce sens de ce cju ^ ^obligé de faire par rapport à Dieu pour répara^ 0 j 0Jjpéchés qu’on a commis. C’est dans certequ’on dit que la satisfaclíon fait partie du Sde Pénitence. C’est une punition qu’on s’impo le
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