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Tome septieme. [PRO - TE.]
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*fteuie,ou qui est imposée par le Confesseur, ponr^ s arer * Injure qu’on a faite à Dieu, ou le tort qu’on aa |t au prochain , ôc racheter la peine temporelle quiGa expier, soit en cette vie toit en 1 autre, quoi-^ Ue .| a c °ulpe ik. la peine éternelle aient été remisesP a r 1 absolution. Il faut prier, jeûner, faire saumoné

SATrír^ s7í0 « c ^ e s cs péchés.

FACTOIRE. adj. Se dit dans le dogmatique enP a r ant des mérites de J. C. Et des œuvres de péni-$ nc . e Propres à expier, à reparer les fautes commises.ç aus j‘icloriits. Les mérites des souffrances de J. C.

‘•r satìsfacloires pour tous les péchés des hommes.j^ s sonnes œuvres font satìsfacloires à la Justice de' eu > c’est-à-dire, que l'homme en s’imposant despj In , e ' à loi-même , se garantit de celles que méritePecli C) & q ue Dieu entre dans cette compensation,rew? ^oârii'.e est sondée sur l’Écriture & sur les Pe- -- sachete^ vos péchés par des aumônes , disoit Da, Ie a Nabuchodonosor. Daniel, IV. 2 Voyez Mal- ;

\ *? ar dans ion Traité de la Pénitence à la IV e . Patrietraite de la satisfaction, c. 11 .

Jtr quoi il est bon de remarquer que les Luthérienses Calvinistes prétendent que les œu\ tes que nousa Ppelons satìsfacloires , la prière , le jeune, l’aumô-fg 5 ^ c * ne font utiles que pour le bon exemple, &nej- Ve nt de rien pour fléchir Dieu, ni pour obtenir ladation de la peine temporelle. Leur attribuer cette. er ï u > diíent-ils, c’est déroger à lefsicace & à la fa-Ifjoclion de J. C. Imputation odieuse , puisque lesJtrholiqugs reconnoillent que toutes les œuvres/ùrct-J‘ !c *oircs ne tirent leur mérite 6c leur vertu que de$At ’ en c l 11 * Icul nous pouvons satisfaire & mériter.is Pactoire , se dit encore en termes de Palais. OnpPelle certains écrits , des écrits satìsfacloires. OnCUr donne même quelquefois ce titre en tête. Les c-J riCs qu’on appell t satìsfacloires , font ceux qu’on0u tnit contre des écritures qui ont été signifiées enP r ctniète instance, après^es défenses & répliques , &l^ 1 ' a ppel après les griefs, réponses & salvations Onp a Ppelle ainsi, parce que l’on prétend qu’ils satis-r u > n , c a quelque interpellation ou nouvelle objection

arti 5-

fie SFAIRE, v. a. qui se prend dans différentesS'Ufications. C’est en général faire que quelqu’un scit J«ent, en faisant cequ’il demande , ou en payantjfo. lui est dû. Satisfacere,ç ans la première acception , on dit qu’un enfantar , ls fait ses parens; qu’un éçolkrfatisfait ses maîtres ;

nefauroit satisfaire tout le monde.

I "ans la seconde on dit satisfaire ses créanciers ,^ Ur payer ce qui leur est légitimement dû; payer sesjustes. Nomina sua expedire , xs alienum solvere.

. "n l e Ait aussi dans la lignification de réparer uneOuœ fai te à quelqu’un, lui faire réparation. î r oye^jj-j? friot. Vous l’avez offensée , il faut h satisfaire. _j On dit en ce sens que J. C. a satisfait pour le fà-u Berne humain, en payant à son pere un prix non-l c ^ Cl f 1Cn t équivalent, mais encore surabondant pour..^cfés des hommes, le prix infini de son lang,&^ '1 est leur Sauveur parle mérite & l’efsicace de faj u n rr ' On dit aussi satisfaire à Dieu, satisfaire à lades IC ' C âsi’ine , en parlant des œuvres satìsfacloiresp at ? en hens pour l’expiation des péchés. Ce n’est quefati p Austérités de la pénitence qu’un pécheur peutc toi * re a l a Justice divine. Un mauvais Chrétienauc suffit de satisfaire au précepte , & ne faitfat' 1 p t . œuv re de surérogation. Il est bien difficile detzZ- st^ire à Dieu & aux hommes tout ensemble,sa v ATlSFAlRE s a ^ anité, sa curiosité, ion ambition,a H ç Cn B e ancc, sa colère, ses passions, & c. c’est íe lailferf e ;ii r 3 * e uts mouvemens,& exécuter ce qu’elles con-

^ nt *

teiìt e TlS - AlRE s attcnte de quelqu’un, remplir sonat-$3* O 1 ^Fondre à l’attente de quelqu’un,jet r .st qu’une chose satisfait les sens, qu’un ob-les la vue , que la musique satisfait les oreil-

eljQÍ- ‘ U Rric raison satisfait l’esprit, pour dire que ceses plaisent à l’eprit ou aux sens : & qu’une chose

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ne satisfait pas, pour dire qu’clle ne plaît pas, qu’el-le ne contente pas.

p3~ Ce verbe , comme on voit , régit ordinairementl’accuíatif, quelquefois le datif, quand il signifie faire

! ce qu’on dit à l’égard des choses, comme quand on ditsatisfaire à fa parole, à son devoir, à ícsobligations.Malherbe a dit ,satisfaire à nos lâches envies. Il a sa-tisfait à tous les devoirs de l’honneur.

Quand on a pafféson printemps ,

C est une dangereuse & difficile affaire ,

Que de songer à satisfaireUn cœur & desyeux de quinte ans.

La Sabl.

Se satisfaire , c’est, contenter le désir qu’on a de quel-que chose. Animum suum explere , animo obsequi ,morem gerere. Il y a long-temps qu’il avoit envie devoir l’Italie, enfin il est satisfait. Se satisfaire Ibi -mê-me , signifie encore tirer foi même raison d une offen-se , d’une injure. Si vous ne le satisfaites pas, il trou-vera le moyen de fesatisfaire lui-même.

SATISFAIT , AITE. part. & adj. Cet homme est satis-fait de lui même , est fort content de fa personne.Un créancierjsitfá/bzf , est celui qui est payé » c u avecqui on a traité. Le public a été fort satisfait de la con-duite , de son discours.

0CT Satisfait , content, dans une signification syno-nyme. On est satisfait quand on a obtenu ce qu’onsouhaitoit. On est content lorsqu’on ne souhaite plus.Il arrive souvent qu’après s’être satisfait on n en estpas plus content. La posselsiondoit toujours nous ren-dtcjatisfaits ; mais il n’y a que le goût de ce que nouspossédons, qui puisse nous rendre contens.

SATISFAISANT, ANTE. adj. Qui contente,qui satis-fait. Satisstçiens , explens. Cette soumission n’estguère satisfaisante pour une si grande injure. Raisonsatisfaisante.

SATNIQUE. f. m. Nom d’officc & de dignité autre-fois d’usage en Croatie ik en Hongrie. Satnicus. UnSatnique étoit un Commandant ou Gouverneur d’unepetite contrée, qui pouvoir fournir cent hommesd’ar-mes. LesKnès, c’est-à-dire, les Comtes, ont succédéaux Satniques.

SATOR, s. m. Dieu qui dans l’opinion des anciens Ro-mains preíìdoit aux semences, aux semailles. Sator.

SATRAPE. C m. Gouverneur de province chez les an-ciens Perses. Satrapa , vel Satrapes. Le Roi Darius’marchoit accompagné de ses principaux Seigneurs ikSatrapes. Comme ses Satrapes enfloient fes espéran-ces par leurs flateries ordinaires, il íe tourna vers Ca-ridem e. Vaug.

Satrape , est un mot Persan, qui dans son origine ne si-

, gnifioit qu’Amiral , Général d’armée navale ; ensuiteon l’étendit à tous les Gouverneurs des provinces, &même aux principaux Ministres des Rois de Perse.Des Persans il pasia chez les Grecs qui dirent sa-rpaW,dans la même signification. Voye\ fur les Satrapes ,Brissonius, De Regno Pers. L. I , & Beneggerus furJustinien, L V, c. 11 ; Boxhornius fur le Miltiadede Cornélius Népos. Borel dit que c’est un mot Per-san , dénotant une notable dignité, & qu il a été gré—cisé.

Il se trouve aulsi des Chartes d’Angleterre fous leRoi Ethelrcde, où les Seigneurs qui signent après lesDucs, prennent le titre de Satrapes du Rqì ; peut-être veulent-ils dire, Ministres d u Roi, dit DuCange.

SATRAPIE, f. f. Gouvernement de Satrape. Satrapia.Les pays des Philistins étoient divisés en cinq Satra-pies. Le P. Lubin. Ces cinq Satrapies en montanedu sud au nord, le long de la Méditerranée, étoientGad , Ascaion , Azotus, Acçaron & Geth. L’Empiredes Perses étoit aulsi divisé anciennement en Satra-pies.

pT Les Aun upes des Philistins étoient comme des Rois,qui gouvernoient avec un pouvoir absolu les cinq Sa-trapies , c’est-à-dire, les ci n q villes principales des Phi-listins. Ils avoient même quelques Rois dans d’autres