Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
558
JPEG-Download
 

jï8 S AU

tres-Patentes de privilèges & concédions, le Roi ajoutetoujosirs, sauf en autres choses notre droit & l’autrui

‘entoures. Salvo nojlro jure & alieno. Sauf au de-mandeur à se pourvoir. Pat.

Cette prépoiition se construit toujours avec la par-ticule à 3 quand elle est jointe à un verbe à l’infinitif.fiats à recommencer, sauf à déduire ,sauf à se pour-voir. Pat. Ea de re , ea lege ut , ceteris paribus.Quand on joint deux instances, on ajoute, sauf àdisjoindre, s’il y échet.

Au Palais on ajoute ce mot dans tous les défauts'Comminatoires qui portent quelque délai. On donneà l’Audience des défauts sauf l’heure, c’est-à-dire, aucas que le défendeur ne comparaisse pas avant la finde l’Audience. Le défaut sauf trois jours, ou sauf huit,précède le défaut pur Sc simple. Les forclusions s’ob-tiennent sauf la huitaine, sauf la quinzaine , passélesquelles le procès est en état. Donativa eremodi-ciorum.

On dit aussi, sauf votre meilleur avis. Salvo me-liori judicio. Sauf votre grâce. Il a vieilli. Sauf lerespect que je vous dois. Salvâ vejìrâ veniâ. Sauf lerespect de la Cour, quand on veut adoucir quelqueterme trop hardi, quelque parole trop libre, ou des-honncte , ou qui pourrait choquer. Audientium pace■liceat dicere. On dit aussi dans le même sens , saufcorrection, mais il est un peu bas. Je pense ,sauf cor-rection , qu’il a le diable au corps. Mol.

SAUF. f. m. Vieux mot. Grange ou grenier. Lieu où l’onmet les grains. Granarìum 3 horreum. En quelques ter-res de la Seigneurie de Tingri Sc Anguelieres, il estdit que les droits des ferrages seront portés par les dé-biteurs au sauf du Seigneur. De LauriÈre.

SAUF-CONDUIT. f. m. Assurance qu’on donne parécrit à quelqu’un pour la sûreté de fa personne, pouraller & revenir en liberté. Commeatus publica fides.Il est venu à la Cour íur la foi d’un fauf-conduit. Ilest venu à l’Audience avec un fauf-conduit dans fapoche. Ses créanciers ont violé le fauf-conduit 3 l’ontfait arrêter prisonnier. Les Juges donnent quelquefoisdes fauf-conduits à des délinquans, ou à des prison-niers , pour agir en leurs affaires, fjÍF A la guerre onappelle aussi fauf-conduit, le privilège accordé à quel-qu’un des ennemis, fans qu’il y ait cessation d’armes,d’allcr en quelque endroit Sc de s’en retourner libre-ment, fans crainte d’être arrêté ni attaqué. Le fauf-conduit ou sûreté se donne aux ennemis, Sc le passe-port aux amis.

SAUF-RÉPIT. f. m. Dans la Coutume de Bretagne,art.; 52., &c. C’est la souffrance que le Seigneur baille àion Vassal pour lui faire l’hommage. De LauriÈre.

SAUFEIUS , A. s. m. & f. Nom proprt d’une familleRomaine. Saufeius 3 a. Il y a un L. Saufeius 3 & unC. Saufeius sur les médailles. Voye\ Patin. Cicéron,O rat. pro Milone 3 parle aussi d’un As. Saufeius. Voy.aussi Pline, Hifi. Nat. L. VII 3 c. LUI.

HAUGE. s. f. Plante dont il y a plusieurs espèces. Sal-via 3 quafi falvatrix. Celle qu’on appelle grande sau-ge 3 jette plusieurs branches ligneuses, fort rameuses.Ses feuilles font ridées, rudes, cotonneuses, longues,larges, épaisiès, pointues, vertes, ou tirant fur le pur-purin , d’une odeur forte & d’un goût aromatique. Sesfleurs naissent comme un épi aux sommités des tiges& des rameaux , vcrticillées, odorantes, de couleurbleue tirant fur le purpurin. Chaque fleur est un tuyaudécoupé par le haut en deux lèvres. Quand ces fleursfont passées, il leur succède à chacune quatre semen-ces presque rondes, noirâtres. Sa racine est ligneuse ,vivace. En latin, Salvia major 3 aut fphacelus Theo-phrasti. C. Bauh. § 3 “ Salvia minor. La petite sauge ,la sauge franche ou à petites feuilles. Ses feuilles sontétroites, cotonneuses, surtout en dessous, quelque-fois découpées aux deux côtés de leur base, en formed’oreilleS ou de pinnules. Toute la plante est chargéede beaucoup d’odeur. Les fleurs sont en longs épis ,ordinairement dépourvus de petites feuilles qui setrouvent entre les étages de fleurs dans la plupart desautres sauge s. On vante beaucoup la petite sauge oumenue sauge de Provence.

SAU

La sauge est employée intérieurement Sc exterieû'renient pour la paralysie, pour l’apoplexic, pour la lé-thargie. Les Hollandois préparent des feuilles d efaug ede la même manière qu on prépare le thé à la Chine»& les portent aux Chinois comme une choie fort p [t "cieuse ; ce qui leur a si bien réussi, qu’on leur donnemaintenant pour une livre de feuilles de sauge 3 q ua 'tre fois autant de thé, qu’ils revendent sort cher enEurope. La sauge est fort vantée dans l’Ecole de Sa-lerne, pour être un remède à tous maux. Cur moriatufhomo 3 cui salvia crescit in horto ? Cette herbe etantvûe avec le microscope , paraît couverte de quantitéd’araignées vivantes, Sc qu’on vcit marcher. Les cra-pauts le trouvent ordinairement auprès de cette her-be , & ils attirent tout le venin qu’elle pourroit avoir.ifT D’autres diíent que les crapauds Sc les serpensl’on regarde comme venimeux, aiment beaucoup ah abiter sous les feuilles de la sauge 3 Sc les infectent eleur souffle & de leur salive. C’est pourquoi illaver les feuilles avant que de s’en servir. Préjuge deanciens Naturalistes.

M. de Tournefcrt a trouvé dans l’île de Candie 1 unetrès-belle espèce de sauge. Salvia Cretica fr ute ffi n ^pomifera 3 soliis longioribus incanis & crispis. C eun arbrisseau fort touffu, haut d’environ deux ° u . ts °j epieds ; le tronc en est tortu , dur , cassant, épaisdeux pouces, roussâtre , couvert d’une écorce ë rl f 'gercée , divisé en rameaux, dont les jets sont carres»oppoíés deux à deux, blanchâtres, cotonneux, garade feuilles opposées aussi par paires, longues de de‘pouces Sc demi, quelquefois davantage, íur unou quinze lignes de largeur, chagrinées, blanchahf»frisées, veinées sort proprement, roides, dures, P 0)I \tillées par-dessous , soutenues par un pédicule l° n ®de 7 ou 8 lignes , cotonneux Sc sillonné -, les flenaissent en manière d’épi, long d’un pied, rangées Pétages , assez serrées ; chaque fleur est longue dpouce ou de 15 lignes : c’est un tuyau blanchâtre ,.ê c ,de 4 ou 5 lignes , évasé en deux lèvres, dont larieure est creusée en cueillerait velu, bleuâtre pld S °moins foncé, longue de 8 ou 10 lignes - , l’inrérieest un peu plus longue , découpée en trois parties, d° .les deux latérales bordent l’ouverture de la gorge, ^est entre les deux lèvres ; la partie moyenne s’arronSc se rabat en manière de collet, échancrée bleu-‘ 3 '|’frisée, marbrée, panachée de blanc vers le milieu-étamines sont blanchâtres, divisées à-peu-près ccw>l’os hyoïde ; le pistil qui se courbe, & se fourche d®la lèvre- supérieure, est garni de quatre embryons d ^fa partie inférieure , lesquels deviennent aura ntgraines ovales, noirâtres, longues d’une ligne, ,lice est un tuyau long de demi-pouce , vertmêlé de purpurin , découpé irrégulièrement en c ^pointes, évasé en manière de cloche. Cette elpf ce - se>sauge a une odeur qui participe de la sauge ° r , S D atSc de la lavande. Les jets de cette plante piq ueS Pdes insectes, s’élèvent en tumeur? dures , charnso^gris-cendré, cotonneuses, d’un goût agréable, ês'-fe,allez souvent de quelques feuilles en manière de * l " a ^Leur chair est dure, transparente quelquefoisde la gelée; ces tumeurs se forment par le .

rider, extravasé àl’occasion des vailleaux déchire# Pla piqûre. On en trouve aussi de pareilles lurordinaire de Candie. Salvia Cretica pomisera.hifi. 34.3. On les porte au marché, où on le s v .sous le nom de pommes de sauge. Tournée. V°j °T. I 3 p. 77 3 78. ^ jan#

§CT Les Curieux cultivent cette espèce de sauf 1 e$1leurs jardins; mais elle n’y produit point de Pf^^e#comme dans l’île de Candie, parce que lesqui la piquent ne se trouvent point dans nos c J. ^Sauge sauvage 3 c’est-à-dire, l’herbe eupatoirc-

defanté. Borel. - tiire^ e

Les Serruriers appellent une pièce de la garnj ■ ■firleurs ferrures , la feuille de jauge. Folium J a ‘

cum.

SAUGE. Voyei Salvi. c dd

SAUGRENÉE. f. f. Assaisonnement de P ois Abeurre, des herbes fines, de l’eau Sc du sel- 1 \