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vail. Les Savoyards fondes descendans des Centrons,des Garocelles , des Brannovices , des Ántuates ouNantuates, des Latobriges, des Fomates Sc des Allo-broges. Corn. Plus de quatre-vingts Historiens, tantFrançois qu’Allemans , Savoyards Sc Italiens , ontécrit que l’illustre Maison de Savoie vient de Witi-kind le Grand, Duc de Saxe. Id.
SAVOYARDE, f. 5. ferme de Fleuriste. Tulipe d’un isa-belle couvert rouge-mort Sc jaune. Morin.
Ç3 SAUPE. f. f. Poisson de mer, qui a quelque res-semblance avec la Daurade. Salpa. La fauve va d’or-dinaire seule ; elle reste vers le rivage où elle se nour-rit d’algue & d’antres ordures. Sa chair est mollalle Scde mauvais goût.
SAUPIQUET, f. m. Mets assaisonné avec du sel Sc desépices, pour irriter l’appétit. Embamma , irritamen-tum gula. Il se dit de toutes sottes de sauces qui sontde haut goût.
SAUPOUDRER, v. a. Jetter du sel égrugé ou battu surquelque viande. Sale respergere. On le dit aullì desautres assaifonnemens qui se font avec quelques me-nues poudres qu’on répand dessus, comme de la pou-dre de champignons, du poivre battu, &e. On sau-poudre les choux de pâtilíerie avec de la nompareillede Sedan. On saupoudre le poiston de farine pour lefaire frire. Les Athlètes se couvroient de sable Sc depouflìère , soit en s’y roulant eux mêmes, soit en lefaisant saupoudrer , s’il est permis de parler ainsi,dans le lieu nommé pour cette raison ximWpa, oux.wrrii'pm ,j Burette. Acad. des Info. T. f p. 22 p.des Mém.
Saupoudrer. Terme de Jardinier. C’est couvrir légère-ment de fumier sec. Leviter stercorare. En saupou-drant les chicorées Sc les laitues, on les garantit dutort que les premières gelées leur peuvent faire. LaQuint.
SAUPOUDRÉ, ÉE. part.
SAUR ,adj, m. qui se dit par contraction dt Taure. Ilsignifie, qui est de couleur jaune tirant sut' le brun,ou de couleur dorée Sc obicure. F umigatus } insulta-tus. Hareng salé Sc séché à la fumée. Halex infuma-ta. On LappeIle aullì hareng sauret , & quelquefoishareng sor. Les fruitières appellent un hareng saur ,de l’appétit.
Ce mot vient de saur , qui en vieille langue Go-thique signifie couleur rousse Sc enfumée , comme ditMénage après Scaliger. D’autres le dérivent de insola-tus , comme qui diroit hâlé Sc brûlé du soleil. Borelle dérive d c saulrir } qui signi fioit saler ; ou bien desaveur , parce qu’on saure le hareng pour le rendre deplus haut goût.
On dit proverbialement pour reprocher à une per-sonne sa maigreur, qu’elle est maigre comme un ha-reng sauret.
Saur , en termes de Fauconnerie, se dit de l’oiseau pen-dant sa première année , où il porte encore son pre-mier pennage qui est roux. Accipiter hornus. Il ne sedit que des oiseaux de passage, Sc non des branchiers6c des niais. En ce sens on doit écrire saure. Oiseausaure.
SAURA. Nom d’une petite ville de la Natolie. Isaura,Jsauropolis , Claudiopolis. Elle est dans la Caramanie,à quinze lieues de Cogni du côté du couchant. Ellea un Evêché íuffragant de Cogny. Maty.
SAUR AGE. f. m. Terme de Fauconnerie, qui se dit dela première année d’un oiseau quel qu’il soit, & quin’a pas encore mué. Primus avis annus. L’oiseau croîttoute l’année du saurage.
$3 SAURE. s. m. Terme usité sur les galères, pour ex-primer ce qu’on appelle en termes de Marine Lest.Voyez ce mot.
SAURE. adj. de tout genre. De couleur jaune obscur ,& qui tire sur le brun. Il ne sc dit guère que des che-vaux. Un cheval saure. Equus fulvus , Sc en termesde Fauconnerie de l’oiseau qui porte son premier pen-nage qui est roux. Foyer Saur.
SAUREL. Rivière. Foyey Richelieu.
SAURER. v. a. Ménage dit saurir. Faire sécher des ha-rengs. On saure les harengs à la fumée. Cela les rend
SAU
un peu jaunes Sc saurs. Halices rufare , fumigare.
#3SAURÉ,ÉE. part.
SAURET. Foye^ Saur.
SAURIR. Vieux v. a. Saler, venant de saulrir Scsalde-C’est aullì boucaner ou mettre à la fumée quelqueviande : ou de saverir , mettre en faveur; mais le pre-mier me semble meilleur. Ainsi saulciíle, saulpiq uer >íaulmure , &c. viennent de-là. Borel. r
$3 SAURITES. f. f. Nom que Pline donne à une es-pèce de pierre précieuse qu’on trouve, dit-il, dans cventre du lésard vert.
SAURLAND. Nom d’une des deux contrées qui composent le Duché de Westphalie. Sauria , Saurlancha.Elle appartient à l’Elcctcur de Cologne. Foy- w £STphalie , Duché.
SAUROMATE. Foye^ Sarmate.
SAUS. f. m. Fils de Mercure Sc de Rhené. Saiis. Il n° nn ®
son noin à Samos, d’où celui ci s’est fait en inféraiune m au milieu. , r
SAUSSAIE, f. f. Quelques-uns disent saulaie , maisM/^saie est le véritable mot. Lieu planté de saules. F ^saussaies font de fort bon revenu. Salicetum ou olietum.
Ce mot vient de salicetum.
SAUSSE, SAUSSER. Foyer Sauce, Saucer.
SAUSSEMBERG. Château fort ancien en AllcrmN^'Saussenberga. C’étoit la résidence des MarquisBade-Hocnberg. La Seigneurie d e Saustemberg eíl
tre celles de Radeivweiller Sc de Rothelin. AudiffR £ 'Corn.
SAUSSEUSE. Foye% Sauceuse.
SAUSTIA. Nom d’une ville de la Natolie, en Asie- ‘baflia. Elle est archiépiscopale, Sc située dans 1A* 11 ^fie, environ à vingt-trois lieues de Siwa ou §' fí2S, j ,- ácôté du levant, & au pied de la montagne d z Sauf®*appelée anciennement Argaus mons. Maty. j
SAUT. f. m. Action de sauter , mouvement par LQ ^on saute, élancement qui se fait par une promP r ^violente secousse du corps , qui l’élève , fans qucune de ses jambes touche à terre. Saltus. Il sehommes Sc des animaux. Les Baladins & Dansescorde sont des sauts périlleux. On appelle ainfitains sauts où le corps fait un tour entier en l’air-cumaclus corporis. Les Meuniers ont un faut q ul ^est particulier pour monter fur leurs mulets, st"appelle le faut du Meunier.
Saut , se dit d’un pas de ballet, des danses par njJoù l’on élève en même temps son corps Sc sespieds en l’air pour friser la cabriole : ce qui se fak or j eSnairement à la fin d’un couplet, & pour marqué,^doubles cadences. Le faut simple , ou pas faute >lorsque les jambes étant en l’air ne font aucun >" ^vernent, soir qu’il se fasse en avant, en arrière, ,côté. Le faut battu , c’est lorsque les jambes ets n ^l’air , les talons battent 1 un contre l’autre,plusieurs fois: & quand on palle les jambes l’n ,lC * y-dessus l’autre par trois fois, il s’appelle entrechat -^faut de Basque est un coupé fauté en tournant,appelle ausli iz saut majeur cabriole , quand on reles pieds en l’air, Sc quelques-uns l’appcllent ca çSc les Latins clausula. On appelle aullì une ûanso^sauts de Bourdeaux 3 Sc il y a une étoffe de ce nnom. se Jit
En termes de Manège , un pas Sc un Jatte jd’un air relevé d’un cheval qui manie paf haut > . S(marque une courbette entre deux sauts , ou can ^en telle sorte qu’il lève le devant, & rue des P* e 0derrière. Deux pas & un faut est un manège ço|de deux courbettes terminées par une cabno • ,
dit aullì , qu’un cheval va par bonds & P ar ' ^quand il va à courbettes & à cabrioles. CrF 11orbe glomeratio. n. W- lof
On dit hyperboliquement de celui qui esta c ry,en un lieu fort éloigné, qu’il a fait un beauLongé profilât. _ • >', fí iblk
§3* On le dit de même de celui qui est v v ellU , S it -, #dans un endroit fort éloigné de celui ou n e estde même d’un homme qui d’un emploi met r