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parvenu à un emploi considérable. Il a fait un grand,
ftCTn CaU ^ aUt ' ^ out ce ^ a familier.
' On dit figurément & familièrement qu’un hommea aitleyi ttíj pour dire, qu’après avoir hésité long-tera P s > *1 s’est enfin déterminé à prendre un parti où ilv °yoit du danger. On le dit ordinairement en mau-
''aiíe part. H a balancé long-temps, enfin il a lait lejaut.
parlant d’un homme qui a été élevé à une hauteigmte, faux palier par les degrés inférieurs, on ditn est.monté d’un faut } d’un plein faut.
Ou dit d’un homme, qui ne fuit que l’impétuosité iu imagination dans ce qu’il dit & dans ce qu’ilec ntj lans garder aucun ordre, aucune liaison, qu’il»j A ne va stue p ar sauts 8 i par bonds. Saltuatim.
UT fi • ,à au ® des cascades, des chûtes d’eau, soit jp 11 cle “es,soic naturelles. Pr&ceps aqu& lapsus. Lesataraétes du Nil font des sauts que fait cette rivièree sort haut. Le Tigre, l’Euphrate, la rivière de Saintsurent, ne font point navigables, à caule des sautsrc quens qui s’y rencontrent. On appelle aullì faut deboulin, la chute d’eau qui le fait aller.
£ °n le dit aullì de l’inégalité d’un pays où il y aorce cahots. Rabelais ne voulut point pardonner à fa^ort aux sauts de Brie, & aux clcaliers de Berri.
On dit populairement qu’on a fait faire le faut à“ne demi-lune, à un bastion, pour dire, qu’on y asttjouer un fourneau. Propugnaculum evertere.
, On dit de même qu’on fera faire le faut à une tour,
^ Ulle mailon qui bouche la vue, pour dire, qu’il la» au dra râler, démolit. Subvertere.
Saut, Saute-de-vent. Terme de Marine. Chan-«jÊstient lubit de vent.
, terme de Marine, donner un faut à la bouline,Ce st larguer d’un pied ou deux la manœuvre qu’onitjppelle bouline.
Saut , fe dit quelquefois pour chute. Tomber d’unroisiè ne étage c’est un tetrible faut. Quand Vulcain5 Uc précipité du Ciel, il fit un beau faut.ct de Breton. C’est le ftut , la chute d’un hommestCon fait tomber par un certain tour de lutte. Sal-as Britonicus. 11 lui a fait taire le faut de Breton.^.ela s appelle auífi donner le croc en jambe.
n u au faut ^du lit, pour dire, au sortir du lit.Faire le f aut d Allemand ; c’est aller de la tableau ht. Germanicus fultus ■ 'e mensâ ad Iccium.
On dit proverbialement qu’un homme fait le fauten 1 air pour dire, qu’il a été pendu. Et, qu’il a faitlesphs beaux/àm, pour dire, que fa jeunesse com-mence a fe passer, ou qu'il n’est plus en état de con-soler la même dépense qu’il a faite.
L)’un prinsaut. adv. Vieux mot. Tout d’abord. Ilc jt parvenu de prinsaut à cette charge, à cette digni-tc , fans palier par les degrés. Il vaut mieux dire, deS ” ein yW, tout d’un faut. Unico , vel ex &quo saltu.T i fe dit en Musique. Par saut ou en fautant; c’eststuand le chant ne va point par degrés conjoints, maisPar degrés disjoints, ou quand entre chaque note ila intervalle de 4 e , ou de ; c , ou de 6 e , &c. & duLes'r ^ ROSSARD * Il y a deux fortes de ■ sauts.téeii !y UÍS l ^nhers, & les sauts irréguliers. Les sauts
natu n íout ceux de ma ì culc & mineure, soitde ge . ent » soit accidentellement, de 4 e , de f ,Cen , m ineure & d’octavc, & tout cela tant en def-de ant: c l u>en montant. Les sauts irréguliers font ceuxde j”’ majeure, de 6 e majeure & mineure,]^ t Ic > e , &r généralement tous ceux qui passentInsttn UC ^°éf a ve, à moins que ce ne soit pour lesp c [le r mens, .O ut re ceux-là, il y en a qu’on peut ap-c e si*®*, maas dont il faut user avec discrétion;si uée .s aut * de quarte diminuée & de 7 e dimi-en niaiS tou Ì ours en descendant & très - rarementpe u v ei jt ta f t ’ un mot tout intervalle dont les sonsla voi x j Ctt t? entonnés aisément & naturellement par8c tou s e l’homme, font bons, réguliers & permis ,art , avçc CU '□ C|U * nc s’entonnent qu’avec peine , avecdiis, i, re ncxion font irréguliers, mauvais & défen-chant q u ° n ne doit les employer dans la fuite d’unH e rarement ; ou à moins qu’il n’y ait entre
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deux un silence assez considérable pour que l’idée dupremier de ces sons soit entièrement effacée, avantqu’on entonne le second. Brossard.
On appelle faut de loup, en termes de Jardinage,un folié que l'on fait au bout d une allée, pour en dé-fendre l pntrée, fans ôter la vue. On l’appelle aullì unhaha. Acad. Fr.
Saut. Voye'. jSavlt.
Saut. Vieux mot. Troisième personne du présent de l’in-dicatif du verbe sauver. Il fauve. Perceval.
De ce fait-il , fi Dicx me faut. Borel.
Saut, &Saulx, fauve. Borei. Servatus. C’est un vieuxmot.
SAUT AGE. f. m. Terme en usage dans le commerce duhareng blanc, pour signifier faction de ceux qui fou-lent le poisson à mesure qu'on l’a pacqué dans les ba-rils.
SAUTANT, ANTE. adj. Qui fe dit en termes de Bla-son, de la chèvre ôc du bouc, loríqu’on les représenteen la même assiette que les lions rampans. Indecuffimtrajcclus.
SAUTELANT, ANTE. adj. Il fait plusieurs petitssauts, comme les pics, les écureuils, les singes, quivont de branche en branche en sautant. Saltitans. Ondit sautillant.
SAU FELER. v. n. Sautiller, tressaillir de joie. Pois. duRoi de Navarre. Voyez Sautiller.
SAUTELLE , ou SAUTERELLE, f. f. Terme d’Agri-culture. C’est un sarment qu’on transplante avec ía ra-cine. Viviradix.
{CT SAUTER, v. n. Quelquefois s'élever de terre aveceffort ; s’élancer d’un lieu à un autre. Salire. Sauteren arrière , absilire. Sauter en avant, prosilire. Pro -f lire, exsilire strato ,sauter à bas du lit, fe jetter horsdu lit. Destlire jsauterenbas. Sauter dans ou íur,i/z-filire. Sauter par dessus, tranfilire. Sauter d’un ba-teau dans un autre. La puce saute 100 fois la hauteurde son corps par la force élastique d’un petit ressort
| qu’on apperçoit avec le microscope, comme l a décritM. Hoock dans la Micrographie. Les singes, les écu-reuils sautent de branche en branche. Les Anciens s’e-xerçoient à courir, sauter & lutter. II a gagé de sau-ter par dessus ce folié à pieds joints, ou joints pieds»de sauter à clochc-pied. Les Voltigeurs sautent en sellelans étriers.
Sauter , en termes de Marine est fort usité pour aller.Car on dit ordinairement lorfqu’on commande ,sautefur ce pont ;saute fur le beaupré \saute fur la verguepour alléguer les cargucs-fond.
On dit aussi. lc vent saùta, c’est à-dire, changea& passa d’un rumb à l’autre. Le vent qui étoit N-O ,sauta au N-E, c’est à-dire, qu’il fe fit nord est. On ditencore , le temps fut très rude, & les vents sautèrenttellement de rumb en rumb, qu'en dix horloges ils fi-rent le tour de la boussole. Les vents du N O ayantsauté à E-N-E, nous auroient empêchés de doubler l’íleune demi heure plus tard. Frìz. p. 44.
Sauter, en termes de Billard, fe dit d’une bille quitombe hors du tapis, ou de la table du billard, nonpas en entrant dans la blouse, mais en s élevant par-dessus labande. Destlire. Faire sauter, c est faire laitece mouvement là à une bille. Ejicere. Quelquefoisles deux billes sautent.
{pT On dit aullì en termes deMarine ,sauter à sabor-dage. Voye^ Abordage. Faire Sauter un vaisseau.Mettre le feu aux poudres. Se faire sauter. Le vais-seau a sauté. On a mis le feu aux poudres.
|pT En termes de guerre, fait çsauter un bastion, unouvrage. Faire jouer une mine, un fourneau qui lerenverse. On fit jouer ce fourneau qui fit sauter lcbastion. Subvertere . On mit le feu à la mine & lebastion sauta.
{pT Fakesauterh cervelle à quelqu’un, lui casser latête avec une arme à feu, ou autrement lui faire sau-ter la tête, la lui trancher. Faire sauter un œil horsde la tête. Porter un coup qui fait sortir l’œil hors de1 la tête.