566 S AU
$3" On dit qu’on a fait sauter la tcte, la charge .dequelqu’un, pour dire, qu’on la contraint par voie deJustice à s’en défaite. A pojsejstone dimovere , de-pellere. Si ce débiteur ne me paye, je lui ferai sauterfa terre, la charge, tout ion bien. Il, avoir un beaupatrimoine, mais il a tant fait de dépense que tout asauté.
On dit, faire sauter un mauvais lieu, un brelan,&c. pour dire, châtier du quartier ceux qui tiennentde mauvais lieux, des brelans. Extrudere.
Sauter, fe dit aullì figurément de ceux qui pasteur d’u-ne place inférieure à une plus élevée, lans palier parcelle du milieu. Il a sauté de la charge d’Enfeigne àcelle de Capitaine. II a sauté de la Troisième, en Phi-losophie.
$3" On dit austì figurément sauter au collet, à la gorge,aux yeux de quelqu’un, le saisir au collet j à la gorge,vouloir lui arracher les yeux.ffJT On dit qu’une chose saute aux yeux, pour dire ,qu’elle est claire, évidente. Luce meridianâ clarius.Sauter aux nues, s’impatienter, le mettre en grandecolère. Ce propos le fit sauter aux nues.
$3" On dit encore figurément sauter d’une matière àune autre, palier bruíquement áe lans liaison-, sauter'de branche en branche. Ab unâ re ad aliam abruptedefleclere. Cet homme «'approfondit rien, il sauted’un objet à un autre. Dicendo vagari.fsT Sauter, se dit austì activement dans la significa-tion de franchir , sauter en pallant par-dellus. Transi-lire. Sauter un folié. Sauter les murailles, une barriè-re. Il a sauté tant de semelles.
%T Dans un tens figuré, il est employé dans la signification d’omettre. Pr&terire } pntermittere. Cet éco-lier a sauté la moitié de fa leçon en la récitant. CeCompositeur a sauté une feuille de fa copie. Ce Co-piste a sauté deux lignes. Dans un sens neutre sauterpar-destus.
On dit proverbialement, reculer pour mieux sau-ter , aller promptement &t sûrement à ses fins en pre-nant des détours qui paroistent en éloigner. Et figu-rément, faire sauter le bâton à quelqu’un, Pobliger àfaire une chose pour laquelle il a de la répugnance.
- U ne vouloir pas épouser cette fille, mais on lui a faitsauter le bâton, il a sauté le bâton. Expression fami-
• liète.
ÇCT Sauter. Terme de Manège. Faire dessauts. Voy.Saut terme de Manège. Sauter entre les piliers, fedit du cheval attaché aux deux piliers du manège,qui fait des sauts fans avancer ni reculer.
ÇCF Sauter une jument, terme de Haras, en parlantde l’étalon , synonyme de couvrir.
iCT SAUTÉ , ÉE, part.'
fCT SAUTEREAU. f. m. Terme de Lutherie. Partiedes instrumens à clavier & à cordes, comme le clave-cin & l’épinette. Petite règle de bois avec un entailledans son extrémité supérieure taillée enbileau, danslaquelle est reçue une petie pièce de bois blanc qu’onappelle languette , garnie d’une plume de corbeauamincie, laquelle en lantant fait sonner la corde duclavecin ou de l’épinette. Il y a autant d tsautereauxque de'cordes. On les nomme ainsi à saltando , parcequ’ils sautent. Fidicularis organi subsultans pleÊlrum.
11 est aussi garni d’un petit morceau de drap qui étouffele son de la corde en retombant, quand on ne veutpas faire de tenues.
Sautereau. Diminutif de Sauteur. En ce sens il n’estd’usage qu’en parlant des petits garçons qui roulentd’une montagne en bas faiíant des culbutes. LesAíta-tereaux de Verberie. On appelle, Sautereaux de Brie,les listons qui étant fort hauts Sc fort étroits, font sau-ter & cahoter les voitures. Ac. Fr.
Sautereau, en termes de guerre, est une pièce distille-rie qui n’est pas renforcée fur la culasse , & qui estmoins propre que les autres à tirer juste. Tormentumbellicum caudót levioris.
SAUTERELLE, f. f. Petit insecte volant Sc íautillant.Locusta. Les sauterelles ont six pieds. Elles produi-sent des petits vers ronds comme un oeuf, couverts I'd une taie déliée , d’où les petites sauterelles s’envo- |
SAU
lent. Elles font ces œufs dans des terres graffes & crcvallées, & on n en voir point aux montagnes,mauxterres maigres. La sauterelle a des ailes quesoue oirouges, d’autres de couleur de pourpre, Sc d’autres urant lur le bleu Sc íur le vert. Swammerdam c n ^crit de seize sortes avec les nymphes , les vers «-jœufs. Il y a peu de différence entre la sauterelle c ^nymphe dont elle provient. Este ne consiste qu enque les ailes de la sauterelle sont étendues &' c0U .chées le long de son corps, & que celles de la uyiuphe sont pliées & enfermées dans quatrece qui la fait appeler par Aldrovandus Sc Jonlton,custa impennis, Sc quand ses ailes viennent a B°ler, attabulus Sc asellus. L'estomac dessauterellesttriple , Sc a beaucoup de rapport avec celui des a»maux qui ruminent. Leurs œufs sont d’une lubstan^à peu près comme de la corne , les mâles n’ont P°de queue, mais la femelle en a une, avec laqucdele fait un trou dans la terre pour y cacher ses ceurs.avec leurs ailes que les sauterelles rendent un 0 *lorsqu’elles ont quitté la forme de nymphe , cotuCostérius l’asture : mais il n’y a que les mâles qui ctent. Il s’en trouve une forte qui chante avecseulement, & une autre qui le fait avec les ailes otjambes tout ensemble. Il paste ordinairement à W .ra, ville de Perse , quatre ou cinq fois l’anneeprodigieuíè quantité de sauterelles , quelles paroi ^de loin comme un gros nuage, dont l'air est entictenobscurci. Quelquefois le veut les jette par dessus ..fraie ; estes vont mourir dans le désert. Il en estvenu de grosses d’Afriqueen Italie Sc en plusieurs ^tres pays. En la province de Xiníì à la Chine» 1 jjvient en telle abondance, qu’elles désolent tout, ^on leur fait une si cruelle guerre, que personne ndispensé d’y aller. . S ,
On mange des sauterelles en bien des end* 0 .
dans
An'
par exemple, en Palestine : S. Jean en mangeo* 1ion désert. Math, m , 4. A la vérité quelq ueS £]í .teurs fe sont donné la liberté de changer en c£t ^droit, le’ mot éystSu , des sauterelles , en ^T íll ’ c \cgâteaux , ou en *<*/></« , une espèce de poiston a ™ s( ,par quelques-uns de nos Auteurs , chevrette 011 ^vette ,• ou bien en «xp«<r a , g es poires sauvages > 1 ^
tous ces changemens Sc les autres , dont nous aVparlé au mot Acridophage sont de vraies cofrions. Les Ébionites lisoient dans le fauxqu’ils attribuoient à S. Mathieu: fa nourriture e t0miel sauvage d’un goût semblable à celui de la lT ! a ^3116comme un gâteau fait avec de l’huile. S. Ep J P ^qui le rapporte , le condamne ; ôc ajoute : Us f ^gent ainsi la parole de vérité en mensonge i a 4l isauterelles , en gâteaux faits avec du miel. fa
mot Acridophage. Moyse au Lév. xi, i2,P el |, ç^emanger des sauterelles , preuve que c’étoit * \ (
dans les contrées où il écrivoit & où il condu*peuple pour lequel il íaisoit cette loi. Un A (anonyme a écrit de puispeu que les sauterelles >
S. Jean le nourristoit, croient peut-être des ecr e s j,ou langoustes. Il s’est trompé. Poye% EcR^^sChez les Orientaux, c’est la coutume de servit ^tables des sauterelles , du moins parmi les S c ‘commun. En Perse & à la Chine le peupledes sauterelles frites au beurre. Si l’on en ctod ,dore de Sicile, cette nourriture est assez mai& les peuples qui en usent ne vivent pas long' 1 - ^Cependant Dioscoride qui avoir voyagé chez ceS pi-pies, Sc qui étoit né dans leur voisinage, uc ^que rien de tel. On les mange frites auen Perse, qu’à la Chine, en un mot les Oric° c ‘sont friands ; S. Adauman, dans fa Descriph 01 ’ S j fTerre-íainte, dit qu’au lieu où S. Jean vivoit v j-désert il y avoit des sauterelles , dont les P íl0 k l iillf Svoient, les faisant cuire avec de l’huile Sc<je sd’arbres, larges & longues qui avoient la c paCdu lait , & le goût du miel. Les fauterel<■le moyen des muscles de leurs jambes pen vC csll ps.ter zoo fois plus haut que la longueur de l elIi: j 'a p'En latin saltaùcula locusta. En quelques lieu* j’Aoû 1 *pelle l’aoustrelle 3 parée qu’elle vient au mo lS 1