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1Tiers ' Ce lieu s’appeloir Silve-Majour , qui si-glande foret; de Silve-Majour on a faic Sauve-i [? ur j. il a donné son nom à une Congrégation
enedictins, dont on va parler.a . Congrégation de Sauve-Majour fut établielS i a hn du dixième siècle par S. Gérard, Moine de0l ,. D J£ 5 ou il fut élevé dès son enfance, & où il fito*>..iion l an 1048, fous l’Abbé Foulques. Après uncr'lì^ C 1 U H a Rome avec son Abbé, il fut fait Sa-1 aï n de Corbie. Ensuite il fut Abbé de S. Vincentcitais 0U ' i ,U ' s S. Médard de Soilfons. Il en fut]> i. , c P ai Un faux Moine nommé Ponce, qui usurpapiy e > soutenu par la Reine Bcrthe , femme deVll^ìp^ H I e retira dans les Etats de Guillaumev 1 Comte de Poitiers, & Duc de Guienne, quilitiuj llt ■ ! 11£ obercboát qu’à vivre dans quelque lo-jj 1 5 outièrement séparé du monde, & inconnu auxe nies > lui donna Sauve-Majour. Gérard s’y renditDi !° 77 \ H loâtit un Monastère par les libéralités duc > & il fut en état d’être habité l’au 1079. H y ae-la D Un i^ lan£ l nombre de disciples, auxquels il donna: L ^lo de S. Benoît. Son Monastère de Sauve-Ma-ur i 1 orant pas alfez grand pour contenir tous ceuxe préfentoient , il en fonda d’autres, quatre enj a 8on, 8 c deux en Angleterre, mais tous dépendans0 celui de Sauve-Majour. Pierre II, Abbé de Sauve-obtint d’Alexandre III, l an 1169, la confir-j o atlOM de toutes les Eglises, 8 c des biens qui dépen-ll/T 1 ce Monastère, ce qui fut confirmé par Célestin
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p.--an 1197. Cette Congrégation avoit environ 30netttés, 8 c un grand nombre de Cures. L’Abbaye deappartient aujourd’hui aux Bénédictinsc la Congrégation de S. Maur, qui y entrèrent l’anf ^o- La plupart des Prieurés qui en dépendoient,°nt présentement des bénéfices simples. Le P. Pabe-r °ck dit, que selon l'ancienue tradition de l’Abbayee Sauve-Majour , S. Gérard y établit aussi des Reli-euses. D’autres veulent qu’il n y ait eu que des^ jates. Joye% les Bollandistes au 5 d’Avril. Lesfct.SS. BB. sc. VI j. II. Baillet. Le P. Hi-
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EMENT, f. m. Vieux mot qui signifioit salut. Ile trouve dans la Bible des Noe'ls. Quand elle porta
t - [0 C v * e5 ce ^ pour notre sauvement. Salva-ns 01 } de sauvement ou de vingtain, étoit autrefoisJj droit qui consistoit en la vingtième partie du blé5 e du vin que les habitans font tenus de donner à leurÇigacur, à la chaigc de construire 8 c entretenir à fesdépens les murailles du bourg ou de l’enclos du châ-ï e . au pour leur sûreté, 8 c la conservation de leurs'cos. Salvaing, Traité de Tusage des fiefs , oao.
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vhment. Terme de Commerce de mer. On ditqu’un£ .leau Marchand est arrivé en bon sauvement ffaiv aC lnc olumis j pour dire, qu’il est arrivé à bon port,C aucun accident.
v eme Nt 3 f e au fl] pour sauvage, en termes deS AlJ ^-- Aubin.
^OR. f. m. Vieux mot. Sauveur. Borel. Ser-
SAì ° r>
ptés V ' a ’ ^dndte sain & faus, garantir, délivrer,d e ^ r n er ûe quelque mal, de quelque danger de mort,sal e tl ’ u stion, empêcher de périr. Servare , pnftareVer ç ™ 1 r eddere incolumem. § 3 ” Sauveront ville. Sau-q lle j P ai rie. Sauver un criminel de la corde. Sauverp U| i de la misère, de l’infamie, de l’oppreífion.
l a p e .r er ” e rxlgit quelquefois directement la chose &^fau 0l l lle an moyen de la préposition à. Ce Médqçininhieín V * e a ^ on oralade; ce Rapporteur à ce cri-faitg *' * sauvé les dépens à cette partie. Le Roi aC av ^[ ace a cet homme, il W sauvé de la corde. Ceconri-» Cr a s ,l ‘vé la vie à celui qu’il fecondoit, ou
~‘ lic qui il fe battoir. Les Paladins/a"^^Le. Lcs
neut d es Dames à qui on vouloir fane
'àìfes ont sauvé la ville empêche qu de ne 0st
11 entra dans la ville qu’il des Ser-
sauve ce prisonnier, on 1 a ur sauvé les
gens. Le vaisseau est échoué, mars on a jaTome VII.
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hommes & les marchandises. Sauver son nom du nau-frage du temps. Abl. Sauver, s’il fe peut, fa raisondu naufrage. Boil. Sauver fa gloire. Abl.
On dic aussi en Morale, qu’il faut sauver les dehors,les apparences, pour dire, qu’il faut du moins paraî-tre homme de bien & vertueux , & cacher aux yeuxdu monde tout ce qui peut causer dn scandale. Nerien faire paraître dont le public puiíïe être blellé ouscandalisé.
§3* Sauver, dans la signification d’excufer , justifier.Quelque chose que vous faisiez, vous ne pouvez/û«-ver cette action. Ne pouvant sauver fa conduite, jejustifiois fes intentions. B. Rab.
0CT Sauver une contradiction, concilier deux passagescontraires.
§3* En Astronomie , sauver les apparences ; c’est expli-quer les phénomènes célestes d’après les principes ôc1 hypothèse qu’on a proposés.
£CT En termes de Musique ,sauver une dissonnance, c’estla résoudre, selon les règles, fur une coníonnance del’accord suivant ; la faite suivre d’un accord convena-ble, qui empêche qu’elle ne blesse. On sauve une dif-fonnance par une confonnance qui fuir. Diílonnancesauvée naturellement & selon les règles ; les Italiensdisent délié ou résolu, au lieu de sauvé.
CssT O 11 dit dans le même tens, sauver les défauts d’unOuvrage. Sauver lcs défauts de la taille.
§3° Sauver, est aussi employé dans certains Jeux ; à lapaume , sauver la grille , sauver le dedans, c’est parerles coups qui poustent la balle dans la grille ou dansle dedans, la détourner, empêcher qu’elle n’y entre.Àvertere, defieclere. Voyez Grille 8c Dedans.
I ’fT On dit au même Jeu sauver la grille, le dedans àquelqu’un, lui faire un avantage qui consiste à ne pascompter ce que l’on gagne ordinairement quand onpoulie la balle dans la grille ou dans le dedans. 11 estassez fort pour vous sauver la grille.
$CF On le dit dans la même acception au Billard. Sau-ver une blouse , sauver le milieu, le coin , un coté ,sauver les cinq blouses, ne point compter ce que l’oncompte ordinairement quand la bille entre dans telle! blouse, dans le milieu, dans les coins, dans les cinqí blouses qu’on désigne. Sauver les manque-à-coucher.j Sauver le faut. P rtft are periculum aliquod in ludo tu-diculari } condonare aliquid.
Sauver, fe dit aulsi pour épargner, exempter, mettre àcouvert. Eximere , protegere. Cela me sauvera despeines & de la dépense. B. Rab. Sauver l’honneurd’époux, du scandale. Vill.
Sauver quelque chose à quelqu’un , la lui épargner,l’en délivrer, ne la lui pas envoyer.
Siave-nous ces traits invisibles ,
Qui dans nos âmes insensiblesFont éclipser la vérité.
Sauver, s’est dit autrefois, pour réserver, excepter. 11fe trouve en ce sens dans les Assises de Jérusalem ,C. CCV.
Sauver, avec le pronom personnel, signifie aussi, Re-chaper ,fe mettre en fureté , en liberté. Periculo seeximere 3 expedire, eripere. Il s’etit sauvé à la nage.ou par les marais; il s’est sauvé de la bataille , dans lesbois à la qourfe ; il s’est sauve heureusement de prison.Noé fe sauva du Déluge, dans l’Arche. Le principal,foin d’un Chrétien est de songer à k sauver.
Je me fauve à la nage , & j’aborde oh je puis.
Boil,
On dit dans une déroute,/ùzive qui peut, pour di-re , k fauve qui pourra. C’est une ellipse.
Sauver , signifie quelquefois simplement , se retirer.Abire, aufugere. Adieu, il estnuit.jemeyûave. Sau-vey-vous avant qu’il pleuve. Style de conversation.f 3 “ Se Sauver, signifie quelquefois fe retirer en quel-que endroit pour y chercher un asile. Profugere. Sesauver dans une Eglise , dans les pays étrangers.§CFSb Sauver, est quelquefois employé dans la me-
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