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nae signification que se dédommager. Ce Marchanddonne íes étoffes à bon marché; jene fais comment on
S »eut le sauver • il íe sauve fur la quantité. Ce Tail-eur fait bon marché de íes façons ; mais il íc sauvefur les fournitures. Damnum compensare } resarcire.Sauver , fe dit aulïl du salut du genre humain. J. C.est venu fur la terre pour sauver tous les hommes ,c’est-à-dire , pour leur ouvrir le chemin du ciel, pourleur procurer la Vie éternelle. Salvare. Venit salvarequod perierat, & vitam aternam dare. Il a dit qu’ilvouloir que tous les hommes fulfent sauvés, ll n’enest que trop qui font plus ardens & plus occupés àsauver les autres, qu’à fe sauver eux-mêmes. S.'Evr.Sauver , fe dit proverbialement en ces phrases. Vousavez bon foie, Dieu vous fauve la rate. C’est un hom-me qui veut sauver la çhevrc Sc les choux, qui nevtut rien perdre, ni mettre au hasard. Se expedire àpericulo. On dit auísi, il s’est sauvé d’un grand naufra-ge , il s’est tiré d une affaire fort épineuse qui le de-voir faire périr. On dit auísi , de cent noyés pas unsauvé. On dit d’une manière proverbiale , sauve quipeut, malheureux qui est pris.
SAUVE ,ÉE. part. pals & zá).Salvus 3 incolumis , Ser-vatus.
SAUVE RABAN. f. m. Terme de Marine. Anneau decorde qu’on met près des bouts des grandes vergues ,afin d’empêcher que les rabans ne soient coupés parles écoutes des hunes. Funíumfcanfilium tutamen.SAU VETÉ. í. f. Vieux mot. Lieu où l’on met en fureté,état d’une personne, d’une chose mise hors de péril.Incolumitas 3 salus , conservatio , tuitio. On l’a es-corté jufqu’à ce qu’il fût en lieu de sauveté. On a saisiSc enlevé ces meubles , on les a mis en sauveté. Iln’est guère en usage qu’en ces fortes de phrases. BriefsAe. sauveté y en termes de Palais, de Coutume, c’est ladixième partie de ce qu’on fauve. De Lauriere.
On a donné autrefois ce nom à differens lieux, &on l’a exprimé différemment en différentes provinces.Il y en a un dans le diocèse de S. Pons de Tomieres ,qu’on appelle la Salvetat: un autre dans le Querci ,de même nom , ou Sauvetat. Un troisième dans lediocèse de Toulouse, appelé la Salierat. Tout celadu latin Salvitas, comme laFerté de Firmitas y parceque c’étoient des lieux forts où l’on étoit sauf 3 Sc oùl’on ne craignoit point les ennemis.
SAUVETERUE. f. m. Espèce de marbre qui fe tire furle terroir d’un village nommé Sauveterre. MarmorSalva, terra. Le fond en est noir, avec des taches Scveines blanches, mêlé aussi de veines jaunes. Les ou-vriers de Paris l’appellent brèche.
ÇsT SAUVE! ERRE. Ville de France , dans le pays deCominges, à quelque distance de Lombez.
§ 3 * Il y en a une autre de même nom , dans le Béarn ,à sept lieues de Pau.
SAUVE-VIE. f. f. C’est le nom d’une plante qui s’ap-pelle en latin Ruta-muraria , Sc qui est une des cinqfortes de capillaires. Son nom François de fauve-vieregarde fa propriété, parce qu elle est excellente pourles maux de la poitrine, Sc son nom latin regarde fafigure, Sc le lieu de sa naissance, parce que sa feuilleest faite comme celle de la rue, Sc qu’elíe croît dansles fentes des murailles. Onl’appelle aniline de mu-raille.
SAUVEUR, f. m. Qui fauve. Servator. II fe dit par ex-cellence du Verbe incarné qui a racheté le genre hu-main. Salvator. Mon Dieu, mon Sauveur. On ditpar exclamation, Sauveur du monde ! Joseph a étéappelé le Sauveur de l’Egypte.
Sauveurs , en termes de Marine, fe dit de ceux quiont sauvé ou pêché les marchandises perdues en mer,soir par le naufrage, soit par le jet arrivé pendant latempête, auxquels en appartient le tiers. Servatores ,conservatores.
Sauveur, fe dit de certains fous qui fe rencontrent enEspagne, 3 c qui fe vantent de guérir les maladies avecleur haleine , ou leur salive.
Chanoine Régulier de Notre-Sauveur. Congréga-tion de Notre Sauveur. Le Cardinal de Lorraine ,Légat à latere dans ce Duché, tenta deux fois fur la
SAU
fin du seizième siècle de réformer les Chanoines R e ‘guliers de Lorraine. II n’y réussit point, mais l'an 16t i >le P. Pierre Fourrier , Chanoine Régulier 6 c Cure eMataincour, soutenu de l’autorité du Pape GrégoireXV, & d un Bref du dixième Juillet, & aidé par Jeande Maillane des Porcelets , Evêque de Tous coin-mença cette réforme si nécessaire, Sc la conduisit a aperfection. Le jour de la Purification i 6 z} , six P el .s onnes avec lui prirent l’habitde la Réforme. En i 1Urbain VIII, érigea par une Bulle cette Résonne cnCongrégation qui porteroit le nom de Saint Sauveur ,Sc qui íeroit gouvernée par un Général. Le premier quifut élu fut le P. Nicolas Guiner. Voye^ la vie duFourrier par le P. Bedel, & le P. Hélyot , T. R > c 'LXII. ^ ,i
Ordre de S. Sauveur". Nom que l’OrdreReligieux ron eenviron l’an 1344 par sainte Brigide, a pris, p; irct; .\ uel’on prétend que Jesus-Christ lui mcmeprcfci'i v)tlcRéglemens& les Constitutions de cet Ordre. Ou 110111me les Religieux de cet Ordre Birgittinsoa Bri° ' ntínS ‘Wílphon , Prince de Néticie , à qui sainte Bti8> ££avoir été mariée , étant mort à Arras en revenantsaint Jacques en Galice, la Sainte ne pensa plusfe donner toute entière à Dieu. Peu après 3 Sc à ee ql'on croit vers l’an 1344, elle fit bâtir le MonastèreWalstein dans le diocèse de Lincopen au royaumeSuède. C’est l’origine de l’Ordre de Saint Sauves 0des Brigittins. Scion les Constitutions de cet Ord fe ’il devoir être principalement fondé pour des Rclig ie0fes, qui dévoient honorer la sainte Vierge d’un cuparticulier. Les Religieux ne íont que pour leurner les secours spirituels dont elles auront btffoiU’..leur administrer les Sacremens. Le nombre des R c .gieufes est fixé à 60 dans chaque Monastère , & ^
des Religieux Prêtres à 13 selon le nombre des Aptres, dont S. Paul fait le 13 e . ll doit y avoir q u *LDiacres, qui représentent les quatres Docteurs deglife , 6c huit Convers, qui tous ensemble f er01 j t ^ tnombre des treize Apôtres & des 7 x Disciples de L 'Pour les vetemens, les Sœurs ont une chemise de u •reau blanc, une tunique de bureau gris, une coul®même , Sc un manteau qui s’attache avec un n® 11 ^boís ; l’hivcr il est fourré de peaux d’agneaux. *coessures, elles ont une guimpe , par-defsus un v °‘de toile noire ; par-dessus ce voile une couronnetoile blanche , fur laquelle il doit y avoir cinq P £tltpièces rouges, comme autant de gouttes deLes Religieux portenc une chemise de bureau W íllC |une tunique de bureau gris, une coule de n>e sl,c ’ 1>laquelle est attaché un capuchon; ils ont un man t£ .fur lequel les Prêtres portent du côté gauche une ct .rouge en mémoire de la Paillon de N. S. Sc au 11lieu de la croix un morceau de drap blanc cn .d’hostie , en mémoire du S. Sacrifice qu’ils °. (e .tous les jours; les Diacres ont un cercle blanc q u .‘présente la sagesse des Docteurs de l’Eglife, Sc sif rcercle quatre pièces rouges en forme de langue de c fles Convcrs une croix blanche pour marque d m"cence , íur laquelle il y aura cinq petites pièces r °ges en mémoire des cinq plaies de N. S. Cet U/du reste est íous la Règle de S. Augustin. Il aprouvé par Urbain V, Urbain VI, Jean XXÏlL ^ „tin V , Sc Grégoire XV. Le Pape Clément VlH ,
1603 quelques changemens aux Constitutions pu 1 ! 1Monastères doubles de Flandre. Les Religieux q 1 ".meurent dans les Convens simples, s’appellenttins Novissimes de l’Ordre du Sauveur. Car lhe £de Luther a fait changer cet Ordre dans le nord.Saint Sauveur. Nom d’une rivière. Fluvius S. storis. Cette rivière coule dans le Canada propre > ‘ ^l’Amérique septentrionale, & elle fe décharge da 11baie des Chaleurs. Mat y. , ,
La Congrégation de S. Sauveur de Boulogne. C e (Congrégation de Chanoines Réguliers qui eut rFondateurs le P. Érienne Cioni, né à Sienne l’a 11 '
H, prit l’habit de l’Ordre des Nenni tes de S. A £ G ^tin l’an 1368 , dans le Couvent d’iliceto ; il1408 , au mois d'Avril , une Bulle de Grégosiequi érigeoit le Monastère d’Ilicéto en Collège d e