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mode pour sceller des gâches , des gonds , des solives.Tout ce qui est scellé en plâtre est réputé faire partiede l’immeuble. Daviler dit que sceller tout court,c’est arrcter avec le plâtre ou le mortier des pièces debois ou dc fer ; Sc sceller en plomb, c’est arrêter dansdes trous avec du plomb fondu , des crampons oubarreaux de fer ou de bronze. On dit aussi, frire unscellement, pour sceller. Daviler.
ssT Sceller une bouteille, une fiole. La boucher avecdu mastic ou autre chose. Obturare.
Les Chimistes scellent leurs vaiíleaux du sceaud’Hcrmcs, ou hermétiquement. C’est-à-dire, en fai-sant fondre le cou du vailíeau de verre de manière queles bords s’uni lient l’un contre l’autre , & qu’il n’y
- puille rien encrer.
Sceller la mère dans ou fur le ventre de son enfantqu’eilc a enfanté auparavant. C’est une expression mys-térieuíe, ou plutôt ridicule de l’Alchimie. Par cettefaçon de parler on entend lorsque le régime de la luneest fini, & que la matière est blanche comme de l’ar-gent vif. Ou bien , c’est lorsque l’on sait les imbibi-tions pour les multiplications , on prend le mercuredes Sages, que les Philosophes appellent la mère , le-quel on met fur la matière parfaite, qui est Pensantque cette mère a enfanté. Dict. Herm.
Sceller, le dit figurément en choses morales , Sc signi-fie, confirmer, affermir. Firmare , confirmare. Notrerédemption a été scellée par le íang de J. C. La Reli-gion a été scellée Si cimentée par le sang des Mar-tyrs. Ce Traité de paix a été scellé par l’alliance desdeux Princes. Ils ont fait un traité ensemble, Sc Pontscellé par un double mariage de leurs enfans. Il y acertains cas où l’on peut être sauvé fans être baptisé ,comme quand on scelle de son propre sang la foi duBaptême. PÉlisson. Cette règle a été juridiquementapprouvée, autorisée Sc scellée par l’Eglile.
On dit proverbialement, qu’une chose est scellée Schuilée, loríqu’elle est conclue Sc terminée, qu’on n’ypeut plus toucher.
SCELLÉ , ÉE. part. On le dit au propre & au figuré.Lettres, provisions scellées. Crochets scellés en plâ-tre, en plomb. Fiole scellée hermétiquement. Sigillomunitus j obsignatus , ohfirmatus. Une Religion quevous avez vous-même apportée au monde, scellée devotre propre sang & de celui de tous vos Martyrs, nepeut être corrompue. PÉlisson.
SCELLE U R. f. m. Celui qui appose le sceau aux sen-tences & contrats. Obsignator , consignator. C'est unOfficier qui a été érige en iy68 en chaque Juridic-tion pour garder les sceaux Sc pour sceller. Loyseau.Le Scelleur du Chûtelet. On le dit quelquefois desBas-Officiers du Sceau qui appliquent effectivementla cire. Un décret doit être zq heures entre les mainsdu Scelleur , pendant lesquelles les oppositions à finde charge font encore reçues.
AI” SCÈNE. í. f. Théâtre, ou plutôt lieu où l’on repré-sentoit les premières Pièces Dramatiques. Scena. Cemot vient d u grec , tente , pavillon , cabane ,où l’on représentoit les premières pièces. C’étoit, ditM. Rollin, une fuite d’arbres plantés les uns près desautres , íur deux lignes parallèles , qui donnoient del’ombre * , à ceux qui étoient placés délions pourvoir les pièces qu’on y représentoit, avant qu’on eutimaginé les théâtres : d’autres dilent une ramée , unallemblage de branches entrelacées íous lesquelles lesBergers représentoient leurs jeux.
Scène, se prend plus particulièrement pour déco-ration , tout ce qui sert au théâtre. Scenalis speciesdecor fie enicus. Ainsi l’on dit que la scène change, pourexprimer le changement de décoration. La scène repré-sente un palais, une forêt, une montagne , &c. Il yavoit, íelon Vitruve, trois sortes de scènes ou dc dé-corations de théâtre chez les anciens.
AI” La décoration de la scène tragique confistoit en co-lonnes, en statues Sc autres ornemenssur les côtés avecun palais ou un temple au fond du théâtre. Celle dela scène comique représentoit des maisons particuliè-res Sc áes bâtimens communs avec une rue : celle dela scène salini que ou pastorale étoit ornée de bocages,
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de forêts, de montagnes. Ces décorations etoient ver-satiles, ou tournantes íur un pivot, comme les décritVirru ve , scena versatilis , ou ductiles , c est à-dire,gliílantes par feuillets dans des couliíîes, comme cel esde nos théâtres. Scena duclilis. Le plancher un peoeapente fur lequel les Acteurs déclamoient, étoit appe eproscène , Sc le derrière où ils s’habilloient parascene.Da vil. $)Z? Proscenium } parascenium. Ce âemiermot signifie proprement côtes Sc derrière d’un tne^rre.
§CT Ces décorations changeoient selon les differentespièces que l’on repréientoit, Sc la partie qu* et01tournée vers le lpectateur s’appeloit scène tntg*q uc ’comique, ou pastorale. .
AI” Il y a plusieurs choses remarquables concernant fiscène des anciens, dont M. Perrault a traité dans enotes íur le V e chap. du V e livre de Vitruve. _
Scène, se dit aussi du lieu ainsi représenté, où 1 on st***que s’est paffée Faction qu’on expose sur le théâtre-Scena. La scène du Cinna est dans le Palais d’Augu **•C’est une des principales règles, d’obíerver l’unitela scène auffi-bien que celle de Faction. Les Aneiean’étcient pas toujours réguliers íur l’unité de lieu-scène changeoit souvent-, ils avoient même dessce^sductiles , Sc des machines pour changer lubite**’ e *les décorations , ou pour transporter la scène <* a
une autre contrée.
On ne reprochera pas à Terence de n avoir pas 0servé l’unité de lieu. Nos Poètes François en ontautant. Mais les Poètes Anglois ont secoué ce j° l! S’íous prétexte que la Loi qui prescrit cette unite , *****pêche la variété des aventures Sc des intrigues capa**d’amuíer les spectateurs. ( ..
On dit qu’il ne faut point ensanglanter la scène. *mort violente , un meurtre , un assassinat insp**- er ^de l’horreur; & la tragédie ne doit inspirer q**e àcterreur. Ce qu on ne doit point voir , qu un récit **l’expose. Boil. Les scènes d’Eíchyle , de Soph°*jd’Euripide Sc de Sénèque font, pour la plupart, 3les places publiques. Mén. On ne peut placer ailst**qu’à la campagne, la scène d une vie tranquilst >occupée seulement par l’amour. Font. Qui intrçroi t des Saints fur la scène, comme les Anciens > £ ,Dieux, scandaliserait les dévots, & paraîtrait ****cille aux libertins. S. Evr. . e
Scène , se dit aussi des parties d’un Poème Dran*at*4lorsqu’un nouvel Acteur entre sur le théâtre, o**l’un de ceux qui y étoient en sort. Aclûs drainspars. C’est la division d’un Poème Dramatique * *íminée par l’entrée d’un nouvel Acteur. Les di v *d’un Poème Dramatique se font par actes, Sc st s a .v separ scènes. Les scènes doivent être liées de ******* j cqu’elles se succèdent les unes aux autres , Sc st**théâtre ne reste vide qu’à la fin de l’acte.
En vain vous étales une scène savante ,,
Vos froids raisonnemens ne seront <l u>attieUn Spectateur toujours paresseux
\ scèi’ e '
Que le trouble toujours croisse de scène en
Scène , se dit figurément en parlant des personnage ^joue, des changemens qui arrivent dans les arra*monde. Rerum vicissitudo. Le Favori a été cha** cun nouveau Ministre qui va paraître íur laChangeant de scène vous l’admireriez hors d j* tU ^ g p.de la guerre , Sc dans une vie plus tranq*****^.'Bourd. en parlant du Prince de Coudé. Ce aqu’on met fur la scène , est le fruit honte**aveuglement déplorable. Pat. C’est à-dire, cCme qu’on fait paraître. v ^'m* >**'
Scène , se dit aussi d une aventure particulière, ^cident, d’une action qui surprend. Si vous v v0l isfiez trouvé à la querelle de ces deux Aute***'^auriez vu une fort plaisante scène. Un ^o**ss.Jiie >ne donne jamais de scène au public , c e .^jleti eSqu’il ne s’expose point par sa conduite a*** * r ste»du monde. Cette femme est accoutumée a do