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scenes fort divertissantes au publiç. La Bruy. Pour-donnez-vous aux gt»Suáes scènes si fréquentes& » ridicules ì Bell. On dit la scène de la vie , parceque la vie de l'honune paffe bien. vîte , Sc qu'elle est
SréKi â'âventures & d’cvcnemens.
DENIQUE, adj. Qui appartient à la scène. Scenkus.a fort vanté les représentations sccniques des An-ciens. Les Romains ont palíé 400 ans fans aucuns jeuxioniques. Tite-Live dit qu’ils furent institués l’an 39aue Rome. Voyey cet Auteur, Z. FII, c. 11. Au resteC,C u' - an dc áome 389 , & non pas 391 , que cetptaolistement fe fit : car le Consulat de C. Suipiciusjœticus, & de C. Licinius Stolon, marqué par'site-“ lve , tombe à l’année 389 de la fondation de Rome.V e fdt fort peu de chose dans les connnenccniens. Onhc venir des Comédiens d'Etrurie, qui fans rien réci-ter danfoient feulement au son des instr umens : ainsi*j e «étoit d'abord qu'un ballet. Ensuite on y ajouta^ récits de vers, peu-à-peu ils fe perfectionnèrent,^ ‘ a représentation s’en ht avec une dépense Sc uneuugnificence extraordinaire. Voye% auflì Valero Ma-* lme , Z. II , c. IV. Les Pères ont bien crié contre*cs jeux scéniques. Voyez, entr’autres, S. Augustin,F de Civit. Dei , C. XXXII , & L. II, C. VIII.v^cs jeux conlìstoient en danses au son de la flûte, Scepi 1 Postures plaisantes & ridicules, fans aucuns récits.LENlfE. f. tn. Sc f. Qui habite lous des tentes. Qui" a pour maisons que des tentes. Scenita. Ce nom lea ‘ c de quelques peuples qui n ont point de demeuresàcs, mais qui changent souvent , & qui pont celan ’ont point d’autres maisons que des tentes qu ils trans-portent. On le dit fur- tout de quelques Arabes de f A-rabie Pétrée, dont parle Pline, Z. F, C. 11 Sc XXIV,Solin, c. xxxvii.çp , Ce mat vient de , une tente.'-ÉNOgRAPHIE. f. f. §CF C’est la description, late-Pcctentation entière d’un objet en projection iur untableau-, la représentation d'un corps dans toutes ícsdtnieusions, tel qu'il parolt à l’ceil. Scenographia.One dit aullì d'un bâtiment, d une place de guerre telleS" elle paroît, quand on la regarde pat une de fes fa-CCs > quand on destine l’enceinte, les clochers, Sc toutCe qui est vu en perspective, Sc qui fait des ombres.Ce veut dire austi une représentation de reliestjue I on appelle modèle. Félibien, qui renvoie encore1nograp^hie comme étant la me me chose.
11 ne faut pourtant pas regarder ces deux mots com-" lv " synonymes. L ichnogtaphie d’un bâtiment , patexemple, est le plan du bâtiment ou fa coupe par enCas. Vorthographie est la représentation de ton élcva-^011, de la façade du bâtiment,ou d’une de les faces. Et^Scénographie est la représentation du bâtiment toutentier, de son élévation & de fes autres dimensions.C est un terme qui dans fa signification propre veutlre > description de scène , Sc qu’on poutroit fort bienPphquer à fart de peindre les théâtres, & de faireSCtL d< i Coi:ations - Dicl. de Peint. & d’Arch.ber O^LCIE. f. f. Fête des Juifs ; c’est la fête desTa-es ' fut instituée après que le peuple d’IÍ-ù" Ut , en Postestìon de la Terre de Chanaan ; Sc cc-fou? , m ^ Uou ' e de ce que les Israélites avoient habité. , es tentes dans le Désert. Scenopegia. Du grecléQo’- Çote & » J?£0 ,je fixes’établis On la cè-
le ci e U • 1 \ tic Septembre. Elle duroithuit jours, dontd cs lll ‘ er étoit le plus solennel, tant par l'aftlucncey do ? • nnes parles marques extraordinaires qu’ilsm e ""oient de leur joie. C’est en parlant de ce huitiè-ài a p r que S. Jean dit que Jesus-Christ fe trouvanée J? des Tabernacles, en fa dernière Sc grande jour-cela s > Uaud l’Ecriture-Sainte dit absolument la fête ,SCsp^"t en d ordinairement de la Sce'nope'gie.
Rorh, r ^ eux m °t* f- m. Juge. D’où vient Echevin.
SCEPTfcfe*^
Scçp ti *vlE- f- w. Secte , Doctrine, ou opinion desdu Noìu ^ - qu’un appelle autrement Pyrrhonifme,Me. L e fou premier Auteur. Fovcç Pyrrhonis-tle tou s s e P tlc jsne consistoità combattre les opinionss ‘ e "» ten eS f Phil0s °P hes ’ ^ douter de tout, n’asturer* ui Ion jugement çq suspens fur tout. Quoi-
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qu’il y ait de la différence entre le doute de Defcar-tes & ceux des Sceptiques, ce Philosophe néanmoinsa ouvert le chemin au Scepticisme dans ce<jui regar-de les choies naturelles, quoi qu’endiíele Granddansson Apologie pour Defoaitcs. C’est ce que soutient unPhilosophe de Kicl, qui a fait une Dissertation sur leScepticisme. De Scepticorum pritcipuis hypothefibus .Les Estais de Montagne lont fécole du Scepticisme.Douzième Lettre Philosophique , p. 1000. Voyez l’é-tymològie de ce nom au mot Sceptique. On trouvedans les Nouvelles littéraires de la mer Baltique ,170a , Mars, p. j p , un plan de Dissertation , deScepticisme ortu & progresu , de f origine & du pro-grèsdu Scepticisme. •
SCEPTIQUE, f. f. & adj. Secte^ doctrined’anciensPhi <loíophes Grecs, quia cu Pyrrhon pour fondateur ,dont le dogme principal étoit- de dcuter.de tout, den’afíirmer rien, Sc de nier tous les principes. Diogènc«Laiîrce fait une ample mention dela Philosophie Ace/?-tique, qu’on nomme Pyrrhònienne Sc Epheclique.La Mothe le Vayet a fait plusieurs Traités fur les prin-cipes des Philosophes & Sceptiques. Molière les jouedans fa Comédie du Mariage forcé , où il introduitMarphurius,disant: notre Philosophie ordonne de nepoint énoncer de proposition décisive ; de parler dctout avec incertitude , de suspendre toujours son ju-gement, Sc par cette raison vous ne devez pas dire ,] c fuis venu , mais, il me semble que je fuis venu.
Ce nom qui dans son origine est grec si-
gnifie proprement considérâtes, un homme qui consi-dere , qui pcfe toujours en tout les raisons de part& d’autre , fans jamais rien déterminer ni décider. Ilvient de , considérer 3 peser , délibérer. On
les nomma encore Zbtunkîi' , chercheurs , de f mu, jecherche, parce qu’ils cheichoient toujours la véritéfans jamais croire la trouver en rien. On les appelleausti A’wíf vitixh , douleurs ou doutans , dou-
ter , & lVxtW , du verbe sTt'xm, qui veut dire, at-tendre, se retenir, s’arrêter , puce que le but detoutes leurs recherches Sc leurs considérations étoittoujours de s’arreter, & de tenir ou suspendre son ju-gement, fans jamais prononcer fur rien. Quelques Au-teurs ont prétendu que Socrate avoir été fauteur decette secte , parce qu’il avoir coutume de dite ,je nefui rien ,finon que je ne j ai rien. Mais ils fe font trom-pes, ce n’étoit point pat principe de Scepticisme ,mais par modestie, que Socrate parloir ainsi. Pyrrhonmeme n’en fut pas le premier auteur; mais parce qu’iltraita cette doctrine plus exactement que ceux qui fa-voient précédé, on lui en sir honneur, & on donnason nom à la secte, qu’on nomma Pyrrhonifme , ScPhilosophes Pyrrhoniques. Foye 3 ces mors. Quel-ques uns ont demandé si Job Sc Salomon croient Scep-tiques , parce qu’ils proposent quelquefois des ques-tions fans les décider: mais il y a bien de la différenceentre proposer des questions fans les décider, & douterdétour. Ils’cn faut beaucoup que ces deux Auteurs nedoutent de tout; tien 11’est plus décisif que la manièredont ils parlent ordinairement, Sc le tour d’interrogationqu’a pris si souvent l’Auteur du Livre de Job,est bien plusaffirmatif & bien plus fort que la simple affirmation.
Le Philosophe de Kiel dont j’ai parlé au mot Scep-,ticisne , remonte bien plus haut. Il prétend que lepremier auteur du Scepticisme est le Diable , qui sicdouter nos premiers peres de la parole meme de Dieu ,& en fit les premiers Sceptiques. Pour les causes duScepticisme, il sourient que c’est toujours ou vanitéou lâcheté. C’est au moins un travers bien extrava-gant Sc bien bífarre.
SCEPTRE, f. m. Baron royal qui est une des marquesde commandement & de l’autorité des Rois. Scep-trum. C’étoit autrefois un bâton long de la taille duPrince , commeonprouve par plusieurs médailles. LesAuteurs f appellent virga. Le sceptre dans les com-mencemens étoitune haste, Justin f assure, Z. XLIII ,c. III. Ilajoure que dans f Antiquité la plus reculée,les hommes adoraient des halles, 011 sceptres pour lesDieux immortels , Sc que c’étoit pour cela que juf-qu’à son temps on donnoit encore des hastes aux Dit ux