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Les principaux ornemens des Rois, quand ils parois-ienc en cérémonie, sonc le sceptre 8 c la couronne.Le trident estle sceptre deNeptune. Lesceptreeù. unemarque de royauté plus ancienne que la couronne.Les Poètes Grecs Tragiques & autres , donnent dessceptres aux plus anciens Rois dont ils nous parlent.Tarquin l'ancien eít le premier qui prit un sceptrechez les Romains , il l'outra d une figure d aigle auhaut.
Dans la première race de nos Rois le sceptre ou bâ-ton royal étoit une verge d’or, presque toujours de lahauteur du Roi, 8 c courbée comme unecrosse. Allezsouvent au lieu de sceptre , il portoit une palme à lamain. Le Gendre. Louis VI , dit le Gros ( furiessceaux ) est allìs dans une chaise à bras, tenant un scep-tre à trois pointes. Id. Hugues Capet est reprefenté•tenant un globe d'un côté , 8 c de l’autre une main dejustice, c’est le premier à qui l’on voie cette espècede sceptre. Id. Le sceptre de l’Empire se garde à Nutemberg, avec les autres ornemens Impériaux. Il estd’or. C’est l’Electeur de Brandebourg qui le présenteà l’Empereur dans la cérémonie de Ion íacre.
Ce mot vient du grec f«*, 8 c signifioit origi-nairement une javeline , dont íes Rois usoient autre-fois pour marque de leur autorité avant Romulus ,
Í >arce que cette arme étoit en grande vénération parmies Payens. Nicod. SxGt ^, sceptre , ne lignine pasproprement une javeline , mais un appui, un bâton,fur lequel on s’appuie, de «-xinrru, innitor, je m 1 ap-puie. Voyej fur le sceptre, Limnreus Ennel. L. II ,c. X. Saumaife dans íes mores íur la vie de Tetricus ,par Pollion, c. xxv. Du Cange , Dijsert. de infer,avi Numism. num. 1 1 .
Sceptre , lignifie figurément la puissance royale , laroyauté même. AZ" Regia summa potestas. Dieudonne & ôte le sceptre aux Rois comme rl lui plaît.Briser des sceptres , renverser des trônes. U n’épargnani sceptre ni couronne.
Sceptre, en Astronomie est le nom qu’on donne à Tunedes six nouvelles constellations méridionales, prochedu cygne. Sceptrum. Elle còntient 17 étoiles; une dela quatrième grandeur,huit de la cinquième, 6chuitde la sixième.
On dit figurément depuis le sceptre jusqu’à la hou-lette, pour dire, depuis les Rois jusqu aux Bergers.SCEPUS, comté de la Haute Hongrie, aux frontièresde la Pologne qui le borne au nord.
SCEVEL. Voye^ Scaval.
SCEVOPHYLAX. f. m. Terme d’Histoire Ecclésiasti-que. C’est le nom d’un des grands Officiers de l’E-glise de Constantinople. Pendant que le Patriarcheofficie, le Scévophylax, c’cst-à dire, le grand gardedes vaisseaux se tient debout devant la sacristie, Scfi l’on abeíoin de quelque vailseau , livre , chandelle,habit, ou autre chose , il le donne. C’estle Scévophy-lax qui a soin des Eglises pendant qu’elles manquentde Pasteurs , & il allîste aux jugemens. Voye\ Phi-lippe de Chvpre 8 c ses commentateurs. On appe-loic ainsi autrefois le Trésorier, garde des vases & or-nemens de l’Eglisc. Scévophylax. C étoit la troisièmedignité du premier ordre du Clergé. U avoir à la gardetous les vales 8 c ornemens d une Eglise. Voye\ Ma-cri , Gretser, & Goar sur Codin. Du Cange,dans la Description de sainte Sophie,& le Thesaurus deSuicer. Scévophylax vient de »««'•*, vase, 8 c «puA*? ,gardien.
On fit Patriarche de Constantinople en 1194, Geor-ge Xiphilin grand Trésorier, ou Scévophylax , de lamême Eglise , qui tint ce siégé trois ans 8 c dix mois.Fleury , Hiíl. Eccles. in-12. T, XV,p. póf. JeanVeccus fut élu Patriarche de Constantinople le Diman-che 2.6 de Mai 12.75, étant déja Carthophilax ScSce-vophilax de cette Eglise , & homme de grande répu-tation. Id. T, XVIII. p. 212.
S C H.
SCHARAN. f. m. Nom du huitième mois de l’annéeArabique. D’FIerbelot. Fabricius l’appelle Scaban ,Scaben, Schaaban t Sahaben t Suabetij Schiaban ,
S C H
& le donne peur le huitième mois des Arábes Agateniens, 8c des Turcs, ìWépond au mois d’Avril.SCHABATH. f. m. Nom d’un mois du Calendrier desSyromacédoniens,qui répond à notre mois de Fevrie 1 *D’Herbelot. Fabricius l’appelle Aschbath , en ajodtant l’article ou fans article Shabat 8c Xabat, ce »dit-il, un mois des Syriens, ou Syrochaldéens. L eest plus exact que ce que dit d’Herbelot ; car les 7romacédoniens , ou Macédoniens établis en Syrie >avoient les mois grecs des Macédoniens.SCHARIAH, ville d’Afrique au pays des Soudans 0^Ne grès, bien avant dans les terres, au-delà du hhg e 'SCHACA. f. f. Terme de Mythologie. Nomd une Décile de Babyloniens. Schaca. C’étoit lUpdes Romains. Voye £ ce mot. . /*
§0* SCHACH, ou SCHAH.s. m. Mot persan quignisie Roi ou Seigneur. Les Rois de Perse P ren ” e ^toujours ce titre qui est au-dessus de celui de h- 3SCHACHRIAR-MAH, ou SCHARIVAR. f m. Ten» cde Calendrier Sixième mois de l’année des Perles >qui répand au mois de Février. On l’appelle encoicharivar , Sckearis , £ap:ê«p, s«5cp»v'p,Txaxp'Wf, Schehariz,Rivai, Sarembe,Schaharir,X 3rirma, Sarembetnech, Façric. Menolog. ,IsT SCHAFF. f. m. Nom d’une mesure dont on se leen Suabe pour mesurer les grains. C’est le boise 3 >qu’on appelle aulli Scheffel. -SCHAFOUSE, ou SCHAt-FOUSE. Nom d’une ville»capitale du canton de Schafouíe en Suille. Scap nfa. Elle est lur le Rhin, entre Zurich, Constance cBâle. Sckafouse est une ville médiocrement S r3n ^les rues en íont larges, & les maisons bien bâtiesp tel que toutes peintes. Elle est dominée par une Prite citadelle, pour la garde de laquelle la Fr 311fournit tous les ans 800 francs, lelon le traite d 3 gliance fait avec les Suisses. L’Eglise Cathédralecette ville passe pour la plus belle de la Suistc >son pont pour le plus beauqu’ily ait íur le Rhin-Maison de Ville, son Arsenal & sa Bibliothèqueconsidérables. Il y a une horloge qui montre le codu loleil 8c de la lune avec leurs écliples. Les f 3tans de Schasouse font divilés en douze Trinn »les Nobles 8c les principaux Bourgeois font I 3 P^mière, & le reste du peuple les onze autres. Il y \grand & un petit Conseil, le premier de 86 Co njflers, & le dernier de 26. Les deux Bourguem^ ^président àl’unôc à l’autre. Quelques centainesau-deílus de Schasouse , le Rhin le précipite anvers de grands rochers avec un bruit effroyable > ^qui oblige les vaisseaux qui descendent le lac de , £ {ttance, de s’arrêterà cette ville , 8c c’est de làvenu le nom qu’elle porte, qui signifie maiío nbateaux. La ville de Schasouse a tiré son originemonastère fondé dans cet endroit par un Comteraid & Ide fa femme dans le onzième siècle.Canton de Schafouse , Scaphufianus pagus • s
une des treize Républiques qui composent le Ç ^des Suisses. Ce canton est entre celui de Zurich»Thurgaw 8c la Souabe. Il n’a que huit lieues du c ^chant au levant, & environ quatre du sud au n ° ^Son terroir est assez fertile, il porte quelque p e Vj ftvin, sur les collines qui font bien exposées au loi^ ^est divisé en onze Bailliages qui dépendent tous ^ville de Schasouse. Ce canton est Protestant,reçu dans la confédération des Suiíles, l an Q 0 /' hi-SCHAFTSBURY, ville d’Angleterre dans le Dûrl f l3ll i.re, entre les forêts de Craneborne & de GillmgSceptonia. ç c H'
SCHAGEN, SCHAGER-RACK. Foyei Sage*, '
GERRACK. ptl
SC H AGI AR, ou SCHEGIR. Province de l'Iewen^ ^Arabie heureuse ; elle s étend sur le bord de I 3 1entre les villes d’Aden &: d’Oman. ,, y oi
SCHAGRI COTTAM, f. m. Espèce decornoUise^ iccroît dans le Malabar. Le suc exprimé de í°n íC .mêlé avec du sucre , est estimé rafraîchisse^ xcC Rcommande sa décoction comme un gargarisme • c j Slent pour resserrer la luette. Le íuc de ses feu* ^ J*avec du sucre, est bon dans le lìux hépatiqn