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Tome septieme. [PRO - TE.]
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gage. Mais au contraire ils l’ont obscurcie par leurstermes barbares , & paf leurs sophisines, & ilsonc multiplié les questions à force de les distinguer.Les Scholajhques qui s'actachèrenc tous à la doctrined’Aristote, se formèrent par la lecture des Arabes, oùils prirent cet esprit subtil & pointilleux, lequel íèglilla dans l’Ecole. Ils firent la dernière lecte des Phi-losophes qui ait eu de la réputation. Ils étoient grandsDialecticiens. Voye £ le P. Rapin.

Schox.astiq.ue, ou Scot. ASTIQUE, f. f. La partie de laThéologie qui diícute les questions de Théologie parle secours de la rai Ion & des argumens, suivant laméthode ordinaire des écoles. Theologia EcclefiaJUca.Elle est en quelque façon oppoíée à la Positive , quisé fonde sur l’autorité des saints Peres 6c des Conci-les. On ne débite souvent dans la chaire qu’une Scho-laflique balle & inutile. Nie. La Scholajlique eut troisdisterentes périodes , comme l’école de Platon. LaScholajlique ancienne, moyenne & nouvelle. L "an-cienne commença fous Lansranc Archevêque deCan-torbéri, ou pour mieux dire , sous Pierre Lombard,dura près de 200 ans, 6c finit fous Albert le Grand.La Scholaftique moyenne commença depuis Albert leGrand, 6c continua pendant 100 ans. Durant cet es-pace de temps la doctrine d’Aristote fut portée jul-qu’au dernier comble de la réputation. Le troisièmeâge de la Scholajlique fut depuis Durand qui vouluts’élever contre S. Thomas, le chef de la moyenne,pour se mettre en réputation. Il eut peu de succès.Alors les esprits le lubtilisèrent encore davantage, &l’Ecole ne s’occupa que de questions frivoles. On s’é-chaufFa fur des formalités toutes pures, l’on se fitdes fantômes pour disputer. II le forma de cette mé-thode un fatras d’opinions qui étouffèrent ce qui res-toit de bon goût pour les Bclles-Lettres. Le P. Rapin.La Scholaftique est une science vétilleuse & pointil-leuse. Le P. Lami. Daneus a écrit l’histoire des com-mencemens de la Scholajlique.

SOHOLASTIQUEMENT. adv. D’une manière scho-lastique. Cela est écrit uopscholajliquemenc.

SCHOLIASTE ,ouSCOLIASTE. s, m. Commentateur.Il se dit particulièrement de ceux qui ont fait des com-mentaires ou des observations lur les Poetes & Au-teurs Grecs. Scholia/les , interpres , vel commentariiscriptor. Isaac Tzctzez est le scoliajle de Licophron ,Eustate est celui d Homere , &c. Après la lecture detous les Poètes Grecs & de leur Scholiaft.es , Xéno-phonfut un des premiers auteurs de prose que ^atta-quai. Huet. M. Grxvius qui a reconnu combien l’é-tude des Scholiaftes est d’ordinaire lèche & stérile, amêlé dans ses notes de fort belles leçons pour la con-duite de la vie, Sc pour égayer la matière. Beauval.

SCHOLIE, ou SCOLIE. f. f. Terme de grammaire.Petit commentaire , note grammaticale ou critiquepour servir à l’explication, à l’intelligence des auteursélastiques. Scholium, commentariolum , gloJJ'ema. Lesanciennes scholies fur Aristophanes font fort estimées.

Qpy Ce »erme est souvent employé en Géométrie & dansles autres parties des Mathématiques , & signifie demême une remarque fur quelque proposition. Maisalors ce mot est masculin. Scholium.

On s’cn sert, lorsqu après avoir démontré une pro-position, on enseigne encore une manière de le faired’une autre façon; lorsqu’onen rire quelque autre con-séquence, ou qu’on sait quelques observations pourprendre des précautions, pour empêcher qu’on ne letrompe; premier fcholie 3 second fcholie.

SCHONA W* Petite ville d’Allemagne, en Silésie,dans la Principauté de Jawer.

SCHONEN. f. m/ou SCANIE. Nom d’une provincede laSundgothie , ou Gothie méridionale , en Suéde.Scania. C'est une grande presqu’île bornée au nordpar l’I lallande, la Smalande 6c le Blckin, 6c baignéeailleurs par la mer Baltique, le détroit de Sund & Cat-tegat. Elle peut avoir vingt-trois lieues de long, 6cseize de large. Ses principales villes font Lunden ca-pitale , & Elsingbord, Landskron, Malmuyen ou Elle-bogen, Udsted 6c Engelholm. On prend quelquefois!e Schonen d’une manière plus étendue, 6c 011 y ren-

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ferme l’Hailande & le Blekin ; alors elle répond a laScandie ou Scandivanie particulière, d’où son nom aété tiré. Maty. Le pays de Schonenétoii d’abord dudiocèse de Roíchild. Ce fut dans le onzième siècle qu 1commença à avoir des Evêchés; on en établit deux,1 un à Lunden , 6c l’autre à Dalbi, qui depuis ont eteréunis en un seul.

SCHONGA. f. f. SCHONGAW* Nom propre d’unepetite ville d’Allemagne. Schongavia , anciennementEfco. Elle est dans la haute Bavière , lur le Leck, aquatre ou cinq lieues de la ville d’Ausbourg , vers emidi. Maty.

SCHONHOVEN. Nom d’une petite ville des Provinces-Unies. Schonovia. Elle est dans la Hollande meridionale , fur le Leck, à quatre ou cinq lieues aUdelTus de Rotterdam. Maty.

SCHONINGEN. Ville d’Allemagneau cercle de la ba eSaxe, dans la principauté deWolfenbutel.

«T-r SCHOONHOVE. Ville des Pays-Bas, dans la Hol-lande , fur le Leck, à trois lieues de Gorcurn.SCHONREIN. Nom d’une petite ville du cercle eFranconie. Schonreina. Elle est fur le Mein, aux confins du comté deReineck. Elle est capitale d’unBa»»a*ge qui étoit autrefois de ce comté , mais qui appa-rient maintenant à l’Evcché de Wurtsburg. Maty*SCHOOUBIAH. f. f. Terme de Relation. Nom d’uneíectequis’cst élevée dans le Musulmaismc. La crfance de ceux de cette secte, est que l’on ne doit P® 1 !préférer les Sunnites aux Schistes, Rafadhites, c’c»' adire, les Orthodoxes aux Hétérodoxes, & ils regard? 1 ’les uns & les autres également comme bons MuHmans. D’Herbelot. Ainsi ce font les Tolerans d u Msulmanisme. Cependant les Schoouhiates ne sont considérés par-là que comme des Gentils ou Payens,Dvant la signification de leur nom. Il y a plusieurs J _sulmans qui font profellìon de cette secte , rnais ecrettement. Tant il est vrai qu’en quelque Religion qce soit, la tolérance ne se peut souffrir.SCHORNDORF. Nom d’une petite ville fortifies >défendue par une bonne citadelle. Schondorfiunn ^le est dans le duché de Wurtemberg , en Suabe,le Rhin à six lieues deStudgard,versl’orient septeno 1 ^nal. Il y a à Schorndorf des fontaines salées , donttire quantité de sel. Maty.

IfT SCHONSTACK. f. m. Petite monnoie qui * c ° Utîen Pologne, valant à-peu-près cinq fous de Francs ,§3“ SCHONT. í, m. Nom qu’on donne en Flqllanun Officier public préposé pour veiller à l'observctCde la Police, & punir ceux qui troublent la tranllité publique.

SCHOUTEN. L’île de Schoutcn. Schuteni infula- ^5^,île est dans la mer Pacifique, près de la nouvelle rnée. Elle porte le nom de Guillaume Schouten ,landois qui la découvrit en 1616 . Maty. ,

SCHOU WEN. Nom d’une des îles du comté de Zel aI J ^province des Pays-bas Protestans. Elle estait le va ^ a p1 embouchure orientale de l’Escaut, entre l’îlc de pchcren & celle d’Overflanckée. Sa longueur ests’ .

ronde six lieues,& sa largeur de deux. 2,i^ czC .pitale , 6c Brouwershaven en font les lieux P 1paux. Maty. vj e -

SCHREVE, qu’on appelle autrement ôè/re/. *’íure des liquides, dont on se sert presque g enment par toute l’Allemagne. » 0 e,

£KF SCHROBENHAUSEN. Petite ville d’AHeu^dans la Bavière, au département de Munie»>rive gauche du Par. p

SCHUD1S. Espèce de monnoie qui a cours dans stques pays de l’Europe , comme en Italie* ^ a r-SCHULLI. f. m. On trouve dans le Malabar *^$ 1 ,brilseaux épineux de ce nom. L’un estle/w^-j^re,quine poísede'aucune propriété médicinale, ‘le nir fchuUi } dont les feuilles étant réduites e ^dre 6c mêlées avec de l’huile de ficus inferna Her-sent pour dissiper toutes sortes de tumeurs, "^„ita-ticulièrement celles qui viennent aux parti * 5les.

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