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ce scorpion étoit -celui que la terre fit sortir de son seinpour te battre avec Orion. Celui-ci s’étoit vanté a Dia-ne & à Latone de vaincre touc ce qui sortiroit de la■terre. lien sortit un scorpion ; Sc Jupiter, a près avoiradmiré fa force & ion adresse dans le combat, le pla-ça au Ciel pour apprendre aux mortels à ne jamaisprésumer de leurs forces. Orion necroyoit pas trouverton vainqueur fur la terre.
Scorpion, est encore les noms des mois célestes de Mé-con, d’Euctemon Sc de Calippe , qui étoient pris desnoms des signes du Zodiaque. Le scorpion étoit le on-zième, ou le mois de Novembre. Scorpius. Voyez leP. Pétau , De Docl. Temp. L. IV c.xvi. Uranolog.L. I j à la fin; le Moine , Varia sacra, p~ 4 JÓ.
Scorpion, est auflìune espèce d’ancienne étrivière, oude fouet épineux Sc sort piquant , faite d une herbequ’on appelle auflì scorpion. Roboam répondit au peu-ple Juif, que son pere ne savoir fouetté qu’avec desverges, Sc qu’il le fouetteroit avec des scorpions. Onl’a dit quelquefois d une espèce de discipline qui avoirplusieurs nœuds, & qui étoit plombée par les bouts.Scorpiones.
Scorpion , dans l’ancienne milice, étoit ausiì une espè-ce de trait, ou de marras que les Anciens faisoientpouíser furies ennemis par des machines décrites dansVégece & dans Juste-Lipsc.Les Anciens enattribuoientJ’invention à ceux de Cret e. Scorpio, Teli jaculato-rii species. Les scorpions étoient de grandes arbalètes ,dont les Anciens se servoient pour attaquer Sc défen-dre les murailles. On peut voir les Notes de M. Per-rault íur le dixième Livre de Vitruve. Félibien.
SCORPIS, ou SCORPCENA. f. m. Poisson de mer quequelques-uns ont cru ctre la femelle du scorpion ma-rin, parce qu’il est fixit à-peu-près comme lui, maisc’est une autre espèce ; car outre qu’il est plus petit,c’est qu’il ne sc nourrit que d’algue, Sc non pas depostions, comme le scorpion marin, Sc que sa piqûren’est point venimeuse. Sa couleur est cendrée ou bru-ne. 11 est si vif que quand on a séparé le cœur Sc lesentrailles, il remue encore quelque temps. Il est bonà manger. Voye\ Scorpion marin.
SCORSONERE, f. f. Plante qui poulie une tige à lahauteur de deux pieds, te divitant en plusieurs ra-meaux longs. Ses feuilles font longues, assez larges ,embrassant la tige par leur base ; sinueuses, nerveu-ses, finissant par une pointe longue & étroite, d’unvert obscur. Ses fleurs font des bouquets à demi fleu-rons , j aunes, soutenus par un calice un peu long, grêle,composé de feuilles en écailles, & qui approche dela figure d’tln balustre. Ses semences lont longues, dé-liées , blanches, garnies chacuned’uneaigrette. Sa ra-cine est longue d’un pied , grosse comme le pouce,noire en dehors, blanche en dedans, tendre, charnue,succulente, douce, bonne à manger. En latin scorço-nera latifolia finuata. C. Bauh. Cette plante est pro-pre contre les morsures des vipères Sc des autres ser-pens, contre les affections du cœur, contre la mélan-cholie, le vertige, l’épilepsie. On mange la racine aprèsavoir été cuite Sc ratissée, elle a un goût agréable.Matthiole rapporte que la scorsonère a été première-ment trouvée en Catalogne par un esclave More. Plu-sieurs moissonneurs ayant été mordus de vipères, cetesclave qui l’avoit connue en Barbarie , leur en fitboire le jus, Scies guérit tous; ce qui lui fit donner lenom de scorsonère , de scor\o , mot Catalan, qui si-gnifie vipère. Il y a plusieurs autres espèce de scorso-nères.
M. Lémeri, dans son Traité des alimens, écrit scor-■qonaire ; cependant on prononce scorsonère. Il ajouteque ce mot vient de escorso , mot Catalan qui signifievipère , parce que cette plante passe pour guérir la mor-sure de la vipère. Escorso est une nouvelle raison d’é-crire scorsonère , Sc non pas scorsonère.
SCOSNA. Voye\ Sosna.
SCOTE. f. f. Terme de Capucin qui vient d’Italie, d’oùles Capucins , aulsi-bien que plusieurs autres Reli-gieux, tirent leur origine. Ils disent faire \oscote, pourdire, nettoyer les habits, & les passer fur un feu clair J
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& allumé , pour en faire sortir la mauvaise odeur ÌCautre chose. Vestimenta purgare , detergere.
On dic plus communément la secouade , mais letetme est bas. ,
SCOTIE, f. f. Terme d’Architecture. C’est une cavitéou gouttière ronde de la colonne, qui est entre le toreSc les astragales dans fa base. Cette partie est creule,Sc forme un canal ou demi-rond , comme une pentegouttière. Trochilus , Scotia. C’est une moulure concave Sc obscure entre les tores d’une bâte de colonne.Elle est auflì appelée nacelle , membre creux Si tro-chile , du Grec Trochilos , qui signifie une poulie,dont elle a la forme. Daviler. Graver une scotie »Perr. La scotie inférieure d’une basç. C’est la P luS ^grande des deux d’une baie Corinthienne; lasupertej?re est la plus petite qui est au-dessus. On l'appelle ausi en François nacelle , cavet , trochille , ou rond ír fs"Cependant le cavet n’est que la quatrième partie d jsscotie , & comme la quatrième partie d’un canal, r ^iibien. Scotie vient du Grec obscurité > tcni ‘
bres. ■
SCOTIN. f. m. Nom que les anciens Auteurs Ecc ^siastiques ont donné à Photin. Scotinus. Conanicnom de Photin signifie lumineux , les Anciens 1 0quelquefois nommé Scotin 3 qui veut dire ténèbresFleury. Hift. Eccl. L. XII. Ils vouloientdirequ eC ^toit un homme de ténèbres, un enfant du pere des tenèbres. ,
Ce mot est grec, , ténébreux qui vient
»x°1,r, obscurité , ténèbres.
SCOTISME. f. m. Secte de Philosophie Chrétiensdoctrine de Scot, secte de ceux qui la suivent ou| ênfeignent. Scotismus , Scoti , ou Scoti ft arum do&ssf*fecla. Le Scotisme est plein de subtilités. Il a pi' 15 / .nom de JeanDuns, surnommé Scot, parce q u *| e , t0d'Ecosse.ou, selon quelques-uns, d’Irlande, qui . S 7peloit alors Scotia ; Cordelier & chef de cette st 'Le Scotisme est la doctrine de l’école des Cordel ,el ’ ’opposée à celle de l’école de S. Thomas ; d’où vstnn e ^les noms de Thomistes Sc de Scotistes. On don>^Scot le nom de Docteursubtil, ainsi que celu*Docteur très-résolutis. Le Scotisme distingue .chaque être autant de formalités , qu’il a de qu a1 ^différentes, Sc distinguées de l’être Sc entr’elles co^ 'me autant d’entités différentes, mais feulement mphysiques, surajoutées à l’être.
SCOTISTÈ. f. m. Scotista. Philosophe, ou Théost^qui suit les sentimensdu Docteur Scot. Tous lesdeliers font Scotistey. . J.
fy Quant à la Philosophie les Scotistes font Petip a ^ s ,ticiens. Ils admettent seulement dans les êtres st^,maillés dont nous avons parlé au mot Scot*Voye\c ncorc Formalité & Dé gré s méraphjd'l
Quant à la Théologie ils soutiennent Flmmacuste ^
ception. ( Voye £ ce mot ) & sont encore opp°st SThomistes fur la manière d’agir des Sacrcmens- .f? SCOTISTIQUE, adj. m. Sc f. qui a rappo rt * ..^ s& à fa Philosophie. Distinction scotstique. Foru 1 *scotistiques. . v0 it
SCOTITAS. adj. Terme de Mythologie. JupiteJ. ^ j gun Temple près de Sparte, où il étoit honore ^nom de Jupiter Scotitas , c’est-à-dire, le tén eapparemment pour signifier que l’homme n c pcpénétrer dans les profondeurs de l’Etre supr clsle ‘«x.V, ténèbres. ,
SCOTOMIE.s. m. Terme de Médecine. C’est ^p t o-d’une maladie qui cause des éblouissemens, stages-viennent de ce que les yeux font couverts de uOn nomme cette maladie autrement v s c % t j’obb
breux , parce que c’est un vertige qui procède pa-cari té de la vue, dans lequel les objets exten eroissent tourner en rond. . frést'
SCOTOPITES. Nom qu’on a donné à d’a fìC1 yi e i *tiques, appellés autrement Circumcellions •mot.
SCOTUSA. Voyex Licostomo. , . ifle j*
SCOUE. f. f. terme de Marine. C’est l’extren^ £ll teeVarangue, qui se courbe doucement pour c #