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Tome septieme. [PRO - TE.]
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6iz SEC

Secouer ,-se dit aussi pour,mal mener, maltraiter. Ma-ie mulctare. J’ai un peu secoué mon homme, maisç’a été à bonne intention. Cotin.

On dit proverbialement, il ne l’a guère tenu , maisil l’a bien secoué , tant en parlant de ceux qui maltrai-tent quelqu’un, que des maladies qui en peu de tempsmettent une personne bien bas.

SECOUÉ, ÉE. part.

tsT SECOUMENT. f. m. Action de secouer. Il ne ré-pondit que par un secouaient de tête.

$3* SECOURABLE. adj. de t. g. Qui aime à secourir,à donner du secours. Auxiliarius. C est un hommesecourable } il est secourable à tout le monde. C’étoitun homme doux & secourable. FlÉch. Il y a dans leCiel des trésors infinis, promis aux âmes secourables.Bourd. Exhort. T. I, p. y 6.

Secourable j signifie aufiì , qui peut être secouru. Maisen ce sens il se dit plus ordinairement avec la négati-ve. Candie assiégée n’étoit secourable que par mer.

SECOURGEON. s. m. Espèce d’orge qui est plutôt mû*re que les autres, ainsi nommée quasi succurrens gen-tibus . On dit plutôt escourgeon.

SECOURIR, v. a Je secours. Je secourois. Je secourus.J’ai secouru. Je secourrai. Que je secoure. Que je se-courusse. Je secourrais. Aider, donner du íecours àquelqu’un, le soulager dans ses béloins. Succurrere ,subvenire , adesse , auxiliari , opem ferre. Les grandsSaints ont fait leur capital de secourir les pauvres.Tous les Princes font obligés de secourir ceux quifont la guerre aux infidelles. Cette place a été secou-rue fort à propos de vivres Sc de munitions.

On dit en termes de Manège ,secourir un cheval,quand on lui donne les aides à temps & à propos.Equum juvare 3 dirigere. Secourir un cheval des deuxtalons Sc des autres aides.

Secourir, aider, assister, considérés dans une significa-tion synonyme. Ces mots font pour l’ordinaire em-ployés indifféremment l’un pour Vautre : Sc véritablement la nuance qui les sépare n’est pas bien grande.Il faut pourtant remarquer avec M. l’Abbé Girard >qu’on dit secourir , dans le danger, aider , dans la pei-ne , assister , dans le beíoin. Le premier part d’un mou-vement de générosité ; le second d’un mouvementd’humanité ; Sc le troisième d’un mouvement de com-passion.

f CT On va au secours dans le combat : on aide à por-ter le fardeau : on soulage les pauvres.

SECOURU, UE. part.

£3* SECOURS. í. m. C est dans l’ufage ordinaire lamême chose qu’aide, assistance. Plus particulièrement,la protection qu’on accorde à quelqu’un dans le dan-ger. Auxilium j adjumentum.

Il faut dans ses afflictions implorer le secours divin. Les pauvres ont besoin du secours des riches.Cette veuve est dénuée de tout secours divin Sc hu-main. Sans le secours , fans la grâce de Dieu, le pé-cheur ne songera jamais à se convertit.

Donne-moi ces secours puijsans ,

Qui dégagent l’ame des sens ,

Par une douce violence. L’Ab. Têtu.

Les secours qu’on donne à une belle personne, sontsouvent des pièges qu’on tend à fa pudicité. M. Es p.Figurez-vous la joie de relever la fortune d une per-sonne que l’on aime, Sc de donner adroitement quel-ques petits secours aux modestes nécessités d’une ver-tueuse famille. Mol. Dans les maladies aiguës il faucavoir promptement du secours.

Secours, se dit encore plus particulièrement dansi’art militaire d’un renfort qu’on envoie à quelqu’unpour se défendre contre ses ennemis. Subsdium ,sup-petu. Donner du secours, suppetias ire , venire ;sup-petias ferre. Les alliés se doivent un mutuel secoursd’hommes, de vivres, d’argent. Le secours entre dif-ficilement dans les villes marécageuses. Il mit ses na-vires à l’embouchure du port, pour fermer 1 esecourspar la mer. Abl. Fermer les avenues aux secours.

SEC

Secours, signifie une Eglise bâtie pour recevoir unipartie des Paroissiens d une Parodie, lorsqu ils l° nCen grand nombre, Sc qu’ils ne peuvent pas tenir dansl’ancienne Egliíe, ni être assistés par un íeul Cure, ouqu’ils font trop éloignés. Ecclesia succursahs. LEgln 6de S. Jean en Grève n’étoit qu'un secours deS. Getvais. Sainte Marguerite étoit u w secours de S. lau-On dit aussi une succursale.

ÇfT Le mot de secours se prend dans une acceptionparticulière dans le fanatisme moderne que nous a'onvu naître il y a quelques années dans l’Eglifc de oal -Médard de Paris. On désigne par ce nom des tourmens qu’on fait endurer aux personnes taises des con.vrillions, dans le plus tort de l’accès; Sc on leui done le nom d t sec ours , parce que ces personnes arent qu’ils leur procurent un vrai soulagement. Ces;cours singuliers consistent à se faire donner des co Pd’épée dans le ventre ou dans d’autres parties du cor P j ’à te faire piquer par des épingles, des aiguilles outres instrumens pointus ; à te faire donner des co Pde bûche tnr la poitrine ; à te faire attacher Sc etouen croix, pour imiter le crucifiement du Sauveur»ó’c. Ne faiíons aucunes réflexions fur cet odieuxrail. C’est cette secte qu’on appelle les Secours 1, 'Voyez Convulsions & les articles relatifs.SECOUSSE, f. f. Mouvement qui ébranle un corp stoutes ses parties. Concussus , concusso. Les trein ^mens de terre te font à diverses secousses. Il vllltgrand vent qui donna une étrange sec ouste aux vaseaux. Deux batteries croisées donnent de fortes;cousses à un pan de bastion. .r

Secousse , te dit figurément en Morale , Sc sig n j, ^choc, ft? atteinte que reçoit quelqu’un dans. la tapar quelque maladie, ou dans fa fortune par stque perte ou par quelque autre événement facn e ‘Ce Marchand a souffert de rudes fecoustes. Cette " ^ladie vous a donné de violentes secousses. Les Edémoniensont eu de rudes fecoustes. Abl. L’heren ^s’est affermie en aucun lieu, fans y recevoir de gdes secousses. Mauc. Je reçois d’étranges secoujjSc mon cœur ne tient plus qu’à un petit filet. Moi-SECOUX. adj. Agité. Marot.

SECQUES. f. f. Terme de Marine. Voye\ SecH eS ',.SECRET, ÉTÉ. adj. ( Quelques-uns prononcent Scvent mêm csegret , mais la prononciation la plus omire parmi les honnêtes gens, c’est de prononcescret. Vaug. ) Qui n’est connu que d’une ou de P c ^spersonnes. Arcanus. On ne peut pénétrer dans les ^feins sécréts de la Providence. La nature agit P‘ irvoies sécrétés Sc inconnues. Dieu connoîc n° s rsecrètes pensées. Les Payens avoient des Mjdfet, ^crets de la bonne Décile, qu’il étoit défendu evêler. Le Roi a tenu un Conseil secret pourgrand dessein. Il ne se sait point de paix, de n^g jjdon, où il n’y ait quelques articles secrets, 'f* eI rplupart des procès il y a des parties secrètes , dnemis secrets , qui les pouffent, qui les fomente ^Secret , se dit presque en ce sens de ce qu’on t,el ^ché, qu’on ne veut pas découvrir pour quelques ^ses particulières. Il entretient un commerce J ^avec les étrangers, avec cette femme. D’un ‘Épiéesje me sens consumer. Ces gens font des aHe* i £Îsecrètes Sc illicites. Il a fait bien des dépenses o a,Sc secrètes. Des parties secrètes. Il a des ^ > ^,jpcrêtes qui l’empêchent d’agir. Cette épithèteque aussi aux personnes qui savent taire une (ila tenu secrète. Ainsi Tondit qu’un homme e J ^quand il a de la discrétion, quand il ne de 0(tpoint ce qu’il faut taire , ce qu’on lui a con \ fíJ ,recommandé de cacher. Il y a peu de femmes./*

M. de T. étoit secret Sc profond. .. tsi*

Secret , est aussi une épithète particulière de 1 /í*

lieu secret, c’est le privé, la garde-robe. petit

cus secretus. Un escalier secret, dérobe, etescalier par où Ton se coule sans bruit, vutans ^,fins palier par le grand escalier. Une \noejune poterne, pour faire des sorties. Un apP a . fl poí'secret } est celui où Ton se retire, pour netr