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C’est-à-dire , Il n’y a homme sur la terre , pour sigrand Seigneur qu’il fut, qui m’eût jeté hors de materre, si l’Eglise n’eut été.
SEIGNOURIR. Vieux verbe. Dominer, venant de Se-nior ; parce que les plus vieux ont empire fur les plusjcuues. Borel. Dominari , Dominum ejse.
SEIHUN , ou SIHUM. C’est le bras d’un fleuve de lagrande Tartarie , nommé Chesel. Quand ce fleuve ,qui prend sa source aux confins du Thibet, est arrivéà Kand ou Cant, il se sépare en deux branches, dontla septentrionale prenant le nom de Kand , ou Sihum,ou d’Alshash,va. sc décharger dans la mer Caspienne,un peu au midi de Caraëns. Voye \r la carte des par-ties septentrionales de l’Asie&del’Europe parWitsen.
SEILLANS. Nom de lieu Solimenfium , ou Saluuen-Jìum civicas , Salins Suetriorum. C’étoit ancienne-ment une ville de la Gaule Narbonnoise; maintenantc,est un bourg de France, situé dans la Provence, àcinq lieues de Fréjus, du côtédu nord. Maty. Va-lois , p. 328 .
SEILLE. s. f. Vieux mot qui signi fioit nnseau , &se ditencore en beaucoup d’endroits. Il y a à Rouen une ruede la seille. Il vient du latin Jìtula , Sc selon du Gan-ge , de sellus , qui étoit une mesure de choses liqui-des. Les Italiens disent secchia ; ce qui a donné le nomau Poëme Héroïcomique du Talsoni, de la Secckia-rapita, traduit élégamment par M. Perrault, qu’il afondé sur ce qu’on enleva aux Modénois xxnestilledebois suspendue depujs long temps à la voûte de lasale du trésor de la Cathédrale , du temps de l’Em-pereur Frédéric II, quoique le vrai sujet de cette guer-re, fût, que ceux de Boulogne refuíoient de rendreaux Modénois les villes deNonantola& de San-Cé-sareo.
Ce mot signifie plus particulièrement, en quelquesProvinces, un vaisseau de bois, fans fond pat le haut,& qui a la grosseur d une feuillette. Il est garni de cer-ceaux, &■ d’une anse de fer posée sur un gros bâtondont deux hommes se chargent chacun une épaule pourtransporter le vin du pressoir dans les caves. Ce bâ-ton , appelé tinet, sert aulìì à broyer les raisins dansla cuve.
Seille. Nom d’une rivière de la Lorraine. Salia , Sal-lia. Elle a fa source dans le lac de Lindre, baigne Dieu-ze , Marsal & Moyenwinc, Wic, Nomeni, & se dé-charge dans la Meuzeà Metz. Maty. Valois, Not.Gall. pag. 4 Ç 6 , & 6 0 $.
tsT Il y a une autre rivière de même nom qu’on ap-pelle auísi Seye. Voyez ce mot.
SEILLURE. f. t. Terme de Marine. C’est la trace ou lechemin d’un vaisseau sur la mer. Sulcatio. On a faitun signal pour suivre la seillure de l’Amiral. On ditautrement sillage, eau ou aiche , Schouage ou aqua-de. Vefligium navis. Voyez Sillage.
SEIMÈ. s. f. Ternie de Maréchalleric. Maladie de che-val. C’est une fente dans les quartiers du sabot, la-quelle s’étend quelquefois depuis la couronne jusqu’aufer , & fait boiter le cheval. Fiffura ab ima suffragi-ne ad soleam in equino cornu.
Seime. s. f. Vieux mot. Un filet ou rets de pêcheurs. Bo-rel. Rete piscatorium.
ÇfT SEIN. f. m. Partie du corps humain qui s’étend de-puis le bas du cou jusqu’à l’estomac. Sinus, peclus ,gremium. Porter dans son sein , chérir tendrement.Geflare ìn finu. Se déchirer , s’égratigner le sein. Si-num rumpere. L’Apôtre bien aimé, S. Jean eutl’avan-tage de reposer suri esein de J. C.
Oui, s ai vu l’affaffm
Retirer, tout fumant, le poignard de son sein.
Racine.
|P* Sein, se dit plus particulièrement de la gorge desfemmes, des mamelles ou tetons. C’est dans ce sensqu’on dit qu’une femme a un beau sein , le sein plat.Avoir le sein découvert. Prendre le sein. Cette femmeest morte d’un cancer qu’elle avoir au sein. Son en-fant dort fur son sein. Elle cacha un billet dans sonsein. Acad.
S E I
On dit qu’on a coupé le sein droit, ou 1 esein gau-che à une femme, pour dire, qu’on lui a coupe 1mamelle droite, ou la mamelle gauche. Ac. Fr.ifT Cette expression, quoiqu’adoptée dans le Dict 1011
n aire de l’Académie, est absolument mauvaise. Le u 10
sein càprend 5c désigne les deux tetons ensemble,& ne peut conséquemment Rappliquer à un teton enparticulier. Couper le sein, c’est couper les deux manielles. Couper ìesein gauche, le sein droit, est mto^
[érable. J’aimerois autant qu’on dît , couper
le cul
gauche, ou le cul droit, pour dire, couper la te egauche, ou la selle droite. ?
Sein, íe dit pour l’eíprit 5c le cœur de shomme. ’animus. 11 y a long-teinps qu’il a conçu cette trahidans ion sein. Il a dépoíé les secrets dans ìe jeïnson ami. Acad. .
Sein, se dit auflì pour les entrailles, l’endroit ou les fe>mes conçoivent , & portent leur huit. ViJ ccra juterus. La Sainte Vierge porta Notre-Seigneur neu^mois dans son sein. Jeius-Christ fur conçu damsein de la Sainte Vierge par l’opération du S- t‘P £Mon fils ayez pitié de moi, qui vous ai porte nemois dans mon sein. Saci. II. Machab. Vll.^7'..
On dit figurément mettre le poignard dansde quelqu’un, lui causer un déplaisir mortel de q utque façon que ce soit, par un mauvais traitemen >par une nouvelle fâcheuse : & rechausser un lerp^dans ion sein , en parlant d’un ingrat qu’on a ccm ,de bienfaits, qu’on a reçu chez foi, Sc qui fait du 111à son bienfaiteur.
ísT On dit figurément, le sein de la terre, de lapour dire, les entrailles, les parties qui íont au delde leur íurface. La mer enferme en son sein- Pmonstres : elle a englouti dans son sein plusieurs v-seaux. Les Poëres diíent que le soleil se va c ° uC j eSdans ìesein de Thétis; pour dire, la mer. 1^5 ^métaux Sc minéraux font cnferfnés dans le J eini ù\iles entrailles dejla terre. ÇjsT On a ouvert ìesffterre pour en tirer les trésors qui y font caches.
. , . . . Itum est inviscera terf& ^Quasque recondiderat , siygiisque admovibris ,
Effodiuntur opes , irritamenta malorum.
Ovide*
Sein, se dit quelquefois en ce sens d’une ou vertus,la terre qui reçoit la mer dans fa capacité. S'm uS 1 0 »re, hiatus. Le sein Arabique, ou la mer RoUg e :dit principalement le sein Persique, qui s’ctçupuis Ormus julqu’à Balsora. Il entra dans ìefi in t£)I jsique. Ablano. C’est ce que plus comrnunémcUappelle golfe. f sl nc
On dit en Théologie, que les Bienhcurcudans le sein de la gloire. In finu g loris , P°j tr pj-dans le séjour des Bienheureux. Que les ancicj 1rriarches attendoient la venue du Meflîe dans „d’Abraham, In finu Abrahs. Cette cxpreflìon e ' 0 ùde S. Luc, xvi, 22 ; & signifie le lieu du
étoient les âmes des Elus avant la venue du
■itff
On dit encore figurément, il est retourne, -nu mourir dans ìesein de fa patrie, patris g re . sadans le sein de ses parens. Platon étoit né dansd’une République. Da c. Il porta la guerre dans ^de la Grèce, Abl. pour dire, au milieu, biej 1 ^1-L’Eglise est une bonne mere qui reçoit tous mles dans son sein, pour dire , dans fa covdsì f rL’Eglise est la mere commune des sidelles. h \ccher de ramener dans le sein de l’Eglise ceux u âp £líschisme en a séparés. Fléch. La vérité fort P e r c ziláxisein de la dispute. Idem. Rencontrer la d> ^sein de l’abondance. Bon.. L’esprit languit 5c sdans le sein du repos. S. Evr.
Une Eglise seule à ses yeux immobile u jllC'Garde au íein du tumulte, une affiete tr& p^s*
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Les Canonistes disent que le Pape a toUsl eS j 3 jií