Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
627
JPEG-Download
 

SEL

jwarches ; qu'il y a plus de cinq cens ménages étpblisans ce goufre, qui ont creusé dans le sel une eípècee Vi ‘le, où il y a des rues, & de toutes sortes de mai-sons, avec les commodités des autres qui font fur la~ lre , Sc qu’il y a beaucoup d’enfans qui n'ont jamaisColite en haut, 6c qui ne peuvent s’imaginer qu’il yJu» aUtre m . or ‘de. II y a une Eglise & des Prêtres, un5 & enfin toutes lottes d’offices: l’on y fait desi , , la S es êc des enfans, 6c toute l’occupation de cesci lta 'm ^ ténèbres, est de tailler cette roche de sd11 postes colonnes, que les Polonois, Siléliens, Mo-v aves > Hongrois, 6c ceux d’Autriche 6c d’Allemagnesur' 1,ì ' í;nt aC letei ‘ k Laboureur raconte ces choiesc ' r foi d’autrui. D’autres Voyageurs qui ont des-sttudans cet abyme de sel, assurent qu’on y voitttiais''* 111 ^ nom ' ole âe misérables attachés à ces mines,te ri C ‘ U ? n n ’y appercevoit aucune trace de cette pré-j.jl tie république si dévote & si bien réglée. Us nee . nt Pas non plus qu’il y ait tant à descendre, Auxj 'j Iron s de Copiapo à la côte du Chili, par 27 deg.q aCl tude australe, toute la terre est pleine de miness'gemme , d’ori vient que seau douce y est fortr j^ c ' LrÉz. p. 1 2 S. Pline dit qu’en la ville de Car-in°T Ca ^ table, on fait les murailles, 8c on bâtit les’^ons d c sel, 6c qu’au lieu de mortier on use d’eauj ^ c - Hans 1 Ethiopie , le sel tient lieu dargent outfloiinoie fort courante. On le tire d une rochec ° n . C ' lI ^ c cn forme de brique longue de huit poti-ti 1 très-blanc & très dur, & il s’en transporte•ie f' y a âes caravanes de 600 chameaux . quilç ° nt chargés d autre chose. Il ne se trouve que dansro y aume de Dancal, qui signifie le pays duM * U a au| h des mines considérables de sel dans lede R C - Ul ë - Mais les sels gemmes de Magdcbourg,rtte m, ^ w tck , de Saxe 6c de Pologne , ne peuventex , em pl°yés aux salaisons des viandes, suivant les' P Cf iences qu’on cn a faites plusieurs fois. Ga%. 1723,

3 \\ SSS '

f 0m eíc ^°nd sel est fait par l’évaporation de i’eau desr' u , 1Cs Hiées, comme celles de Salins, cn Franche-^■Sal e!lxum .

n- i cr e ^Hsienre sel est le sel marin , fait de l’eau de lada n , j irinum. O11 la fait entrer par des rigolestti U i e C j lllrir ais HHns. ALT La superficie de seau con-r í l yons d'' 1 ' 5 ' ^ es bassins pratiqués , échauffée par les

AI, s’épailfit d’abord presque impercep-

v 1Uï e ? c » 6c enfin se couvre d’une légère croûte ,s c v a e durcisiant par la continuation de la chaleur,d Cs Ulver tic en sel. Voyez Marais salans. Le selcelu ^rais salans est gris au sortir des parcs, 8c c’est

lai h ^ o. , . — 1 - 5 — r

», . Qe Lette couleur qu’on debite en France dans les

.J** a sel. II s’en fait aulïï de blanc par le raffi-

CaP 1 gris-

í trc fc plus parfait de tous les sels , & il ne peutl a r f«ruit par aucun autre sel. Le sel marin blanchits e l ° , UtI T 0n du sel de Saturne. M. Mariotte dit que lev ers | us dans seau, se remet cn sel , lorsqu’on yj c beaucoup d’espiit de vin, qui empêche faction

S t j aU Uu ' k f eL

n ìar j 011 l’Auteur du Dictionnaire Hermétique , le selditr a composé de beaucoup de mercure ou humi-HliV ntClnC P 0lu ^ a lul>on, de quelque peu de soufret erre eux ’ volatil, combustible, & quantité de sec ousa f ll í^ llrc Pour (a fixité, unis dans les principes; queheu- 1011 tl ò‘>-difticile nous manifeste la nature inté-s’ii aienc froide, que ses esprits font blancs, & quec e N’ n Crc >ddléchant,&par conséquent sec 6c chaud,s 0ll c C f lue par accident, à cause du sel volatil 8c duj 0 j te combustible ses opposés, avec lesquels il estf e( ji ' u ajoute que quelques personnes faisant pro-la „° n â? science, c’est-à-dire, d’Alchimie, disent que

' • r r i 1 , -st . 7, .

P a r la

ne

prend point sa salure d’aillcurs que du sel,

f“ l la kerre même qui en est la matière, comme seaup^mture, puisqu’on trouve des plages maritimestte a- c ., s es unes que les autres, & qu’il se rencon-b)ç. 1Vc >les sources fort éloignées de la mer, sembla-5c dc C , nt Hiées, tirant leur amertume de la terre mêmet , ammoniac. D’autres disent que ce n’est que len du s 0 i e d q Ul f a j t ] a salure de la mer, 8c qu’࣠VII.

SEL 6 27

proportion que le soleil darde plus vivement ses rayonsfur les eaux de la mer, l’eau en est plus salée, & queeù il les darde moins fortement, elle l’est moins ; Scque tous les autres sels qui íe trouvent dans les troisrègnes de la nature, tirent leur origine de celui de lamer. Ils veulent encore que quand les eaux salées dela mer cn sortent pour faire diverses fontaines 8c ri-vières, elles patient par les pores, c’est-à-dire, par plu-sieurs petits canaux 6c veines de la terre, dans lesquelselles lont filtrées 8c y laiílent leur salure ; c’est pour-quoi elles en sortent dulcifiées: cette salure alors sertà la nature pour produire divers sujets.

ifj* Shl gabelle. C’est celui qui s’est perfectionné endemeurant deux ans en masse dans les greniers d sel 36c qui est en état d’être débité au public.

Sel de gabelle. C’est celui qui se prend au grenierà sel j & qui y est distribué par les commis 6c offi-ciers.

Sel de faux-saunage , ou faux sel. C’est le selde contrebande, qu’on fait entrer en fraude dans lesendroits où l’on est obligé de prendre le sel dans lesgreniers du Roi.

§3* Sel d’impôt. C’est ainsi qu’on appelle la quantitéde sel que chaque chef de famille est obligé de pren-dre au grenier tous les ans pour l’uíage de fa maiíon,c’est-à-dire, pourl’usage du<pot & salière seulement,sans y comprendre les grosses salaisons. Cette quan-tité est fixée par les aíléeurs pour chaque ménage, furle nombre des personnes.

§CT Sel sans gabelle, est celui qui est délivré à de cer-taines personnes qui ont le privilège de 11 ’en pointpayer la gabelle, mais feulement le prix marchand.

IsT Sel GRrs. C’est celui qui se ramasse sur les maraissalans.

§3“ Sel blanc. C’est celui qui a été fait avec de l’eaude mer, ou avec de seau de fontaines ou puits salés ,en la faisant bouillir Sc évaporer sur le feu. On faitausst du sel blanc en raffinant le gris.

Sel bouillon. C’est le sel blanc qui se fait dans quel-ques Elections de Normandie.

Vaches de sel. On appelle ainsi en Poitou ces mon-ceaux de plusieurs milliers de muids de sel , qu’onélève en forme de meules de foin, pour achever de lcsécher, 8c en attendant la vente.

L’écume de sel, íe fait de l’eau de la mer , qui secongèle avec la rosée sur ses bords Lc fur les rochers.Spuma salis.

Fleur de sel, est une écume qui nage fur certainslacs 6c fur le Nil, dont parle Dioscoride, qui dit quela meilleure est la jaune, qui a une odeur fâcheuse ,Sc que la naturelle ne se peut dissoudre qu’en huile ,Sc la sophistiquée cn eau. Salis flos. Pline dit que versles portes Caspiennes il y a des rivières qui charrient lcJel comme des glaces , Sc qu’elles ont entraîné desmontagnes. Fuchisius dit que la fleur de sel est le sper-me de la baleine, mais il se trompe lourdement. VoyeçSperma ceti.

La plus grande propriété du sel, est qu’il ne craint au-cune corruption, & que même il en préserve les viandesqu’on en assaisonne , Sc qu’on y laisse tremper. U ré-siste au feu, & s’y purifie, parce que son humidité ensort, Sc alors on l’appclle sel décrépite. U donne la fer-tilité aux terres, la solidité a toutes sottes de substan-ces , Sc avance la fusion des métaux. Il y a eu pour-tant des Princes qui ont fait semer du sel sur les terrespour marque d’indignation, Sc croyant les rendre ste-riles. Les Egyptiens croyoient que le sel étoit le cra-chat ou l’écume du géant Typhon ennemi de leursfausses divinités, c’est pourquoi ils l’avoient en hor-reur, au rapport de Plutarque.

Le sel a deux qualités contraires ; car par son aci-dité aérienne, subtile, rongeante Sc pénétrante, il briseSc dissout les minéraux durs, compactes Sc solides ,bien que par un esset contraite il coagule les corps li-quides , comme l’eau Lc le sang. U y a de ccs espritsqui étant mêlés avec de l’eau y produisent une chaleurexcessive, Lc les mêmes mêlés cn petite quantité avecdes eaux froides, en augmentent la froideur, commele salpêtre dans la neige.

Kkkk ij