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fibres, ou des organes extérieurs , produisissent cer-taines sensations, ou certaines émotions dans l'anre.Mal. On ne peut reculer le témoignage des sens dansles choses qui sont de leur compétence 8c de leur res-sort , ni rejeter leur déposition, quand leur rapport elìconstant & uniforme. La Pl. Le consentement una-nime des sens est le plus haut degré de certitude dansles choses de fait. Id. Une trop forte impression furiessens les bielle, leur cause de la douleur. Quand elleest délicate, elle les chatouille 8c leur caule du plai-sir. Le témoignage des sens est trompeur, s’il n est re-dressé & conduit par la raison. Dieu qui est le Créa-teur des sens y est le garant de leur fidélité. Cl. Il estclair que nous sommes plus assurés de nos perceptions& de nos idées, que nous ne voyons que par une ré-flexion d’efprit, que nous ne le sommes de tous lesobjets de nos sens. On peut dire même qu’encore queles sens ne nous trompent pas toujours dans le rap-port qu’ils nous font, néanmoins la certitude que nousavons qu’ils ne nous trompent pas, ne vient point dessens, mais dune réflexiond’esprit par laquelle nousdiscernons quand nous devons croire nos sens. Log.Quand les sens ne íortent point des bornes que la na-ture leur a prescrites, l’on ne peut point révoquer endoute leur témoignage. Cl. C’est annsens à juger deschoies lensibles 8c corporelles, & la Foi ne doit points’élever fur leur ruine , en contestant la sincérité deleur rapport , & en condamnant les plus innocentesde leurs fonctions. Id. Nos sens trop décisifs empor-tent facilement notre raison incertaine & irrésolue.Boss. Dès que nos sens ne font plus touchés des ob-jets , & que l ame n’est plus émue des impressionsqu’ils font fur elle, ce n’est plus qu’indolence. S, Evr.
fsT Quelques uns donnent au mot sens une significa-tion plus étendue, en disant que c’est une faculté parlaquelle l’ame apperçoit les idées ou les images desobjets, se>it qu’elies lui viennent du dehors , parl’im-pression des objets mêmes, soit qu’elles soient occa-sionnées par quelque action de l ame lur elle-même.Sous ce point de vue on distingue ïesfens en externes& en internes , suivant les deux disterentes manièresdont les images des objets que nous appercevons íontprésentées à l’esprir.
Sens externes. Sensus externi. Ce sont les moyens ouinstrument des sensations externes; on en compte or-dinairement cinq; la vue, Fouie, le goût, l’odorat 8cle tact. Voyerc.es mots. L’exercicc des sens externes ,qui est la sensation externe . ne consiste que dans lechangement opéré fur la superficie d’un nerf, par lecontact de quelque objet extérieur & sensible; impres-sion qui est propagée par la libre communication dece nerf, à un certain endroit de la substance médul-laire du cerveau, qu’on appelle dans les écoles senso-rium commune , moyennant quoi l’idéc de l’objet sen-sible est excitée dans l’ame.
Sens internes. Ce Ion t les actions de l’ame ou de l’intel-lcct , qui y font excitées par la perception des idées.
f£T Sens. Imagination, mémoire. Les sens pris pourla faculté de (entir ne font autre chose que l’entende-ment lui-même, en tant qu’il se sert des sens 8c desorganes du corps pour appercevoir les objets corpo-rels. Vimagination n’est de même quel’entendement,en tant qu’il apperçoit les objets absens, non par eux-mêmes, mais par les images qu’il s’en forme dans lecerveau. La mémoire enfin n’est encore que l’enten-dement, considéré comme ayant ía faculté de retenirles idées qu’il feforme des choses, 8c comme pou-vant í'e les représenter au bcíoin: avantages qui dépen-dent principalement du foin que l’on prend de répétersouvent ces idées.
$3“ On voit par-là, que l’imagination & la mémoirefont proprement ce qu’on appelle sens intérieurs ,auxquels il faut joindre l’attention 8c les passions , lasoif, la faim, la douleur, &c. parce que ce font au-tant d’actions de l’ame auxquelles elle est excitée parla perception des idées ; ou , pour le dite en d’autrestermes, ce font autant de déterminations de l’esprirqui sc repose sur certaines idées qui sc présentent àlui.
SEN
Sens » fe dit aussi de la faculté de comprendre k*choies 8c d’en juger raisonnablement, selon la droiteraison. On dit qu’un homme est de bon sens, de gtansens , de peu de sens , de petit sens, qu’il a perdu esens. Mensrecìa. C’est une certaine droiture dainequi voir le vrai & s’y attache. Les jeunes gens, «itS. Evrem. le regardent comme une qualité grossie^'On aime une raison qui plaît & un bon sens agréa oie-nt ais le bon sens est pour l’ordinaire sombre 8c morne»Si l’on veut confondre le bonsens avec le bongs 1 ’il faut au moins restreindre le premier aux choses seu.sibles 8c communes, 8c le second aux objets d un ordre supérieur, plus fins 8c plus relevés. ,
Il faut aussi le distinguer de l ’esprit qui est fin &.“ c 1car, de la raison qui est sage 8c modérée; itr]“g ement qui est solide 8c clairvoyant ; de la conceptioqui est nette 8c prompte. Voye% ces mots. Le bonJ enS >dit M. l’Abbé Girard, est droit & sûr, son obj^^va pas au-delà des choses communes ; il emp ecd’être la dupe des charlatans 8c des fripons ; il ne donn^ni dans le ridicule du langage affecté, ni dans le ttavers de la conduite capricieuse. <
O 11 appelle sens commun cette faculté qu’ontlaPpart des hommes de juger raisonnablement des cho _ce font certaines notions ou idées générales quU e * 0juger des choses de la même manière. Ce n est ”,une qualité aussi commune que l’on pense. La ^1°le Vayera fait un opuscule sceptique trcs-curse uX ^le sens commun. Il y a des gens qui à force d’avoUl’efprit n’ont pas le sens commun. Communi s n J u Pnè caret. , <
Sens , est quelquefois opposé à raison, & signifie 1 a PP.tir concupiscible, la sensualité, la cupidité. ApP e .tus concupiscibilis , sensualitas, cupido. Les Pj ades sens font mépriser ceux de l’espric, comme sectrop abstraits ; 8c les plaisirs de l’efprit délicats &fines font mépriser à leur tour les voluptés descomme trop grossières. S. Evr. La raison ne ie F n jjjpas toujours l’impétuosiré des sens , au contraire^l’entraînent louvent. Port-R. La raison doit al’empire fur les sens. Les vrais dévots mortifientsens , c’est à-dire , la chair. Le commerce des Jest plus vif & touche plus que celui de l’eíp rlt ' ^ zqu’on voit furie théâtre ne s’adrelse qa‘auxfi nS ^la cupidité. Nie. 11 faut user de toutes choses a ,modération , 8c ne lâcher jamais bride à n0S J/’ en squelque innocens qu’en soient les objets. Io- h eS Sj cSn’ont point de part à toutes mes ardeurs.gens grossiers ne s’élevent guère au-dessus des /
S. Evr. Lucain a dit de Caron,
Ce qui flate les sens ne va point jusqu à lui, .
Et leur plus douce amorce efl son plus grand en
Brebev
Sens , signifie aussi l’opinion particulière d’une P eí j°'^ ol yson avis, son sentiment, ía pensée, sa manière “C ,noître les choses , 8c d’en juger. Judicium , 0? ^ jsensus. Il ne faut pas qu’un Juge soit trop ar . ta 1 gifion sens. Les gens qui abondent en leur sens ol ^ u[ ressiciles à détromper. Le Rapporteur 11 ’a pu fsi re j u ge$le Président dans son sens ; il n’y a que deux ^§5qui aient donné dans ion sens. L’impatience im-porte à contredire les autres avec chaleur, vje >jjstôt de ce qu’ils choquent notre sens, que de ce s l[3 fblessent la vérité. Nie. La voie la plus courte P j 0 ai$river à la faveur des Grands, c’est d’entrer r°dans leur sens. Fi.Ee.
mr moi, je ne vois rien de fi sot, àt un Auteur qui ,par-tout, va gueuser de
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$3” Sens , Ce prend encore en Grammaire , const^nyme de signification Se d’acception d’un 1110 Jfjge,discours, d’un écrit. Le sens d’une loi, d’un ^ 1 -
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d’un mot. Double sens. Détourner le feus .teur. Donner un sens forcé à un passage. L a P j £iible partie du discours est le sens des parole