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est 1 ame ; & c’est celle qui mérite nos premiers foins.
^ ^ sens de vos vers tarde à se faire entendre 3Mon esprit aussi-tôt commence à se détendre.
Loir.
^-.Quoique les Grammaires confondent assez souventJ* signification & acception 3 ces trois mots n’ennt pas moins leurs nuances qui les distinguent, &est í'^oââcnt un caractère propre. La sgnificationS J dee totale dont le mot est le ligne primitif d’a-P es la décision dè l’ulage. L’ acception est une ma-ere particulière d’enviíager la signification primitive
st un mot. ^ v
f sens est une signification différente de la fignifi-p . 10n Primitive, mais qui lui est analogue ou accef-lle > 6c qui est moins indiquée par le mot même quef* 3 combinaison dans les autres mots qui consti-l e C p C a psteafe. Ainsi l’on dit le sens propre & littéral,j. ens moral, figuré, &c. L’on dit très-bien le sensj, un mot, le sens dune phrale, d’un paílage ; mais°n ne diroit pas de même la signification 3 ì’accep-■ l0n st une phrase. 11 y a des passages dont la première |mpreísion porte à la fausseté, & qui font capables de03» I er j fimples dans un faux sens.te d* ^’^P^tes distinguent dans l’écriture deux for-f en s \ un sens littéral & historique, un sens03 risque, spirituel & figuré,de 1° ç S & historique, est celui qui résulte
r. 3 mrce des termes dont les auteurs lactés íe íont■■'vis. II f c Civile en sens propre & en sens métapho-stue. Le littéral propre est celui qui résulte de la forcei umlle des termes, ik qui conlèrve aux expressionsUr signification grammaticale. Le littéral métaphori-que est celui qui rélulce des termes, non pris dans1-signification naturelle & grammaticale, mais íc-1 Le qu’ils reptéíentent & ce qu’ils figurent dans l in» , 1011 de ceux qui s’cn fervent. Des mains, des yeux' ici ° n ” onne 3 Divinité , font des emblèmes de laslo^ Ce & de la Toute-puissance. J. C. est nommé^^Le^r 5 ' t " >arce Lsu il a toute la douceur de l’agneau.e stcach'V m ^^*^ Ue ’ ^rituel & figuré , est celui qui■naturel] 6 ^ écorce du sens qui résulte dc la forceípitirtief vfi tenaics ’ Un P a ^g c a un sens mystique ,peinru ^uré, quand son sens naturel cache uneq Uail( j ç m y stérieuíe, ou quelque évènement futur ;ebofe ° n ^ ens sidéral présente à fefprir quelqu antreCoupc? - c e qu’il présente de lui-même au premier
t í ^ e -f L,ls mystique fe foudivife en allégorique , en03» jP° lo gique ou moral, ik en analogique.
-<•*mystiq Uc allégorique est celui qui, caché fous lef littéral, a pour objet quelque évènement futur03 Regarde d. C. ou son Egliíc.de > 6 qopologiqne est celui qui , caché fous l’écorceles 1 °* 5 a pour objet quelque vérité qui intéresse03 ^niceurs & la conduite des hommes.
^mystique analogique est celui qui, caché fous le^ral, a pour objet les biens célestes & la vietcut' C * ^ CS p^omestes des biens temporels, dans l’in-rituel] 11 ^0 Plaint Esprit, font des images des biens fpi
P a ^> en Grammaire. On dit qu’unail0ll C j c mployé dans un sens aelif 3 quand lc sujetde p xi- ^/ a Ppmte^est conlidéré comme le principe^and ] 10I J.^. noncee P ar I e mot; & dans u n sens passifprestj C u l ec _ e st considéré comme le terme dc l’imv 0Us n A P r °duite par faction que ce mot énonce. Jefcour rC [ 5 ra G Je vous donnerai secours- Venez à monse co rj ‘ n ans . Première de ces phrases, le mot demoi S * pr ‘ s ^ a ^^ un sens actif, parce que je fuisennde^u^ ^ principe de faction énoncée: dans la fe-su is n ' " est pris dans un sens passif 3 parce que j'enS E : er ">e.
divis/ ^olu, relatif, collectif, distributif, composé,$3“ Sî n "s touche sens équivoque. Foyey ces mots.applic S . a< ^ a P t é- Sensus accpmmodatitius. C’est unede q u ? on particnlière qu’on fait des paroles tiréese que auteur à un sujet auquel elles convien-
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nent, mais non pas dans le sens littéral de fauteurdont on les emprunte. Tels font les textes de la plu-part des panégyriques & des oraisons funèbres.
Sens , se dit aullì en Grammaire, des parues d’un dis-cours qui le rendent complet, ou qui f interrompent.Orationis partes. On mec un point à la fin d’une pé-riode, pour marquer qu’clle contient un sens parfait.C’est un vice à une Stance, lorsqu'elle finit avant quele sens loir achevé. Les parenthèses marquent que lesens est interrompu & entrecoupé.
%-r Sens , fe dit aullì dans le discours ordinaire, pourdésigner le côté d une chose. C’est ainsi qu’on dir met-tre une chose du bon cu du mauvais sens. Couperune étoffe du bon sens. Cette tapisserie a cane de piedsen tout sens.
4 ^On le dit de même au figuré, en parlant des affaires& même des personnes. On fa tourné de tous les senspour lui frire avouer la vérité. Cet Avocat a pris, atourné f affaire de tous les sens. In omnem partem ,in omnem sensum.
Sens, fe dit proverbialement en ces phrases. Qui perdson bien, perd son sens , c’est-à-dire, Ion jugement..jQ ut sua amittit , etiam & judicium amittit. GreffeN^te, peu de sens. Il a appliqué, il a mis tous ses cinqsens de nature à faire réussir cette entreprise ; pourdire, il a fait tout ce qu’il a pu, il n’y a rien épargné.Quelques Philosophes disent en forme d’axiome j iln’y a rien dans f esprit, qui n’ait paste par les sens.On dit, quand on applaudit à quelque proposition *qui nous plaît, cc que vous dites est de bon/è/w.
Sens dessus dessous. Phrase adverbiale, pour marquerde la confusion & du désordre, & que ce qui devroitêtre dessus, est délions. S ursum-deorsum. M. de Vau-gelas veut qu’on écrive, Jans dessus dessous : commequi diroit, que la confusion est telle , & f ordre tel-lement renversé, qu’on ne reconnoît plus cc qui de-voir être deílus ou défions. D’autrcs écrivent sens desJus dessous, croyant que ce mot a été dit par corrup-tion, au lieu de ct qu en dessus dessous 3 à cause dccer endroit de Philippe de Comines: de tous côtés aivû la Maison de Bourgogne honorée, & puis tout d’uncoup choir ce que dejjus deffbus. Il faut écrire sensdessus dessous 3 qui peut fore bien être rendu par Jus-deque. Le mot sens veut dire ici stuation 3 posure 3côté 3 §CF signification qu’il avoir dans le vieux Gau-lois qu’il a conservée dans cette phrase du vieux lan-gage , qui est encore en usage parmi le commun dupeuple; rournez-vousd’un autre/è/Wj c’est-à-dire, d’unautre côté. Ainsi sens dessus desous signifie que, lachose étant renversée, ce qui étoit au côté d’cn hautfe trouve au-deílous. Cette façon de parler est dustyle familier.
Comme après que le Sud 3 Tyran des mers profondes 3. A sens deflus deflous bouleversé les ondes. Chap.
Sens devant derrière. Autre façon de parler adver-biale & populaire , qui fe dit d’une chose qui a der-rière le côté qu’elle devroit avoir devant. Antrorsum-retrorsùm. On dit aussi, prendre une chose à contre- ’sens 3 à rebours de bien.
SENS. Nom d’une ville de Fiance, capitale du Séno-nois, en Champagne , & située au confluent de laVenue &de l’Yonne, à quinze lieues deTroies, versle couchant. Senones 3 Agendicum 3 Agedincum. Sensest une des plus anciennes villes de France. Elle estgrande & belle ; les Eglises & les Monastères y fonten grand nombre, & magnifiques; il y a un Archevê-ché , un Présidial, un Bailliage & une Election. Mat y.Sens est à 10 d. 54' de longitude, & 48 d. 11' dc la-titude, selon Messieurs de f Académie des Sciences.SENS. Vieux pronom. Ses. Sui 3 fus 3 sua. Sens engins ,c’est-à-dire, fes engins, ou inventions, & même fesesprits. Borel.
§ 3 “ SENSATION, f. f. Terme de Métaphysique. Onappelle sensations 3 les impressions qui s’excitent ennous à l’occasion des objets extérieurs. Pat les sens onapperçoit les objets sensibles, qui étant préfens, fontimpression fur les organes extérieurs de notre corps;