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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SER

mes. V oyeìf M. de ia Thaumassiere, CoutumedeBerri j P. 1, c. iv 6c w. Les serjs ou affranchis n cn-ti'ent point dans ie clergé > qu‘ils n’aient reçu de leursmaîtres une entière liberté. Concile de Bourgogne en10 3 1 y can. ç. 11 y a encore en Bourgogne des gensde condition serve , & mainmortables, qui font dansUae grande dépendance de leurs maîtres à 1 égarddes terres qu’ils poííedent, 6c qu’ils ne peuvent don-ner ni léguer, qui font réversibles au Seigneur. Onv oic des connuiliions allez récentes données à certe et-pecede/er/s.

§3“ Serf de corps. Celui qui est de condition servile, ala différence de celui qui est jerj à cause de íes héritages.On le nommoit serj de corps &c de poursuite, parce que|a personne étoit serve , 6c que le Seigneur pouvoir

*r Ie clatner 6c le poursuivre en quelque endroit qu ilallai.

$3“ Serf de for-mariage. Voye% For-mariage ,

maiN morte, Main-mortable &les articles relatifs.

Dans la Coutume de la Marche on appel/èr/ cou-tsrnier, celui qui doit à son Seigneur , pour quelquehéritage, de largeur à trois tailles, payable à trois ter-nies, avoine & geline chaque année. Voye\ la Dister-tation de M. de Laurière fur le Tenement, c. IV , n.2 S&26.

Er fs pissenés , ce font en Nivernois les bâtards desserfs.

., Les Monastères ont eu autrefois des serfs , aulh

Clique les Eglises, ce que nous en avons dit

t 311 niot Oblat , & le 1 J . Hélyot, T. F } c. n.

j fe dit aulìì des héritages. Un héritage/èr/, est celui

Pour lequel il est dû au Seigneur laïque dont il est te-nu

. —.. héritage est transféré à l’Eglifc ;

labl r f 5 es> il celle d’ètre serf, 6 c il devient niortail-0u o. de Laur. Tout heritage sers est mortaillablep a r main mortablc , parce qu’il retourne au SeigneurMainmorte ou morraille, c’est-à-dire , au défautMaE lS COnnus ‘ Coût. de la Marche , art. i g 2 .tae t0Ut ^^"itage mortaillable n'est pas sers. LTiéri-Voy^^^^^able est de meilleure condition que le sers.d e ]çj Z j même Coutume, art. 141, & le GlossairePdit ' ° £ ^ aur ic re * L’homme tenant héritage sers, nesouv ^ C j tei témoignage pour son Seigneur, qui,esttaill iT l0lllm r violent 6 c pallìonné : mais le mor-Béi 'fi • P eut porter témoignage pour l’Egliíe, ou leaetl cier qui e R réputé juste. De LauriÈre.

Ra n , tei 'uies de Plain - chant on appelle les tons pla-fub X t t0ns s er s S ’ 0U f' erv ^ c<! > rlcs tons collatéraux,j^^onnés, subjugaux, dépendans, fournis. Bros-

^frf

0 ? E L A Sainte Mere de Jésus Christ. Nom d’unvit are Religieux. Outre l’Ordre des Servires, ou Scr-mo eurs de la Sainte Vierge, dont nous parlerons auS C[V ' Er - v ite, il y en a encore eu un, fous le nom deC H Vlteu 's, ou Serfs j de la Sainte Mere de Jesus-Rl ISt ; dont les Religieux ont été appelés à Paris"«- Manteaux. Cet Ordre fut confirmé par Ale-com ^ ^ 26 ^^pternbre 12/7, qui fut l’année qu’il

dat p men?a à Marseille, fans qu’on ensache le fon-8uit' Ul ‘ ^ exa,a dre IV leur donna la règle de S. Au-l 1 ^ 111 ’ & Clément IV confirma encore leur Ordrefr '^66. Leur établistement à Paris est de l’an 12? 8.Le sj% le P - Hélyot , T. III, 0. xlv.l a Rouge. Terme de Philosophie hermétique. C’est6 c agn Hie mcrne, en laquelle la rougeur est cachée,roî t p te douleur est appelée serf, parce qu’elle ne pa-Hcn" as> ^ qu’elle demeure comme absorbée. Dict.

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Ùé Ce '. 1T J' Hom d’homme. Servilius , dans Adon au sixsiècl e ïl ” lc ' ou Servus. S. Serf y martyr au cinquièmefou, Afrique, durant la persécution des Vandales,^HRFihj^Roi Hunneric.s ERFO 1 ^ovey Verphino.

' ai icien s °ç ^RRI'OU. île de l’Archipcl, connue desf ho s. L e r ? cs & des Romains, fous le nom de Se'ri-’ ^oinsii-p P er *P te de Scylax & Strabon la mettent ausle s Cyclades.l °tne VII,

S E R 66 )

SERFOUETTE, f. f. Terme de Jardinier. Petit instru-ment de fer, dont 011 íe sert pour remuer la terre au-tour de certaines petites plantes, 6c leur donner un lé-ger labour. Runco bisulcus.

0CF C’est un petit instrument qui a deux branches oudents renversées 6c pointues; toutes deux posées pa-rallèlement du même côté, au bout d’un manche d’cn-viron quatre pieds.

ftCF SERFOUETTER, ou SERFOUER. v. a. Termesde Jardinier. Donner un labour fort léger avec uninstrument qu’on nomme Serfouette , pour détruireles mauvaises herbes, ou pour ameublir la terre, àn-care, jdrrirc , circumfodere. Voyez aussi Biner 6c Be-quiller. On serfouette, onsersouit les pois, les fè-ves, les laitues, les chicorées, les menues plantes. Onserfouit les plantes pour les rafraîchir, 6c les fairemieux pouller, après les avoir sarclées avec la main.

Quelques-uns disent avec Nicot sarsouir. Ménageveut qu’on dise cersouir par un^c, 6c non pas par uns, faisant venir ce mot de circumfodere. Quoi qu’ilen soit serfouir est le plus usité. On a dit aussi sar-souer.

SERGE. f. f. Vaugelas veut qu’on dise sarge : mais l’u-fage est contraire. C’est une étoffe commune 6c légè-re , de laine croisée. Pannus contextus reclis ac transverfs cancellatim filis , pannus levioris textura.

On trouve dans la balle Latinité Sarginium 6cSar-gium , pour signifier une étoffe partie de foie & par-tie de laine. Voye% Du Gange à ces mots. La bontéàosserges íe connoît à la croifure, celle des draps àla silure. Les serges fe font de laine sèche & dégraisséeavec du savon noir. Les pauvres gens s’habilletit degrosses serges , de serge d’Aumale, de serge à deuxenvers, des serges de Limestre, de Beauvais. On Laitdes habits longs d’été de serge de Rome qui fe manu-facture à Amiens, de serge de Seigneur qui íe fait àReims. On fait aussi des serges de foie qui font fortluisantes, 6c travaillées 6c croisées comme la serge ;6c par cette raison Ménage dérive ce mot de serica.Les serges qui ne font pas de pure laine doivent avoirla lisière bleue.

Ce mot vient de Sericum. Borel.

SERGE, ou SERGIUS, f. m. Nom propre d’homme.Sergius. On retient aussi souvent le mot Latin. Ser-gius Paulus. M. Simon a dit, le Proconsul SergiusPaul , homme sage. Sergius Paulus eût été mieux, ous’il vouloir mettre Paul, il falloir dire Serge ,, com-me fait la Version de Mons. Le Proconsul •Serg-é" Paul,homme sage & prudent. Saint Serge. Fleury. On re-tient très-ordinairement le nom Latin en notre langue.Le Pape Sergius premier du nom fut élevé fur le siègede S. Pierre en 688.

UsT SERGEANTE. f. f. Serjania. Genre de plante àfleur en rose, composée le plus souvent de quatre pé-tales disposés en rond. Le pistil fort du calice, 6c de-vient dans la fuite un fruit qui est divisé en trois cap-sules, ou qui a trois têtes. Chaque tête renferme unesemence arrondie. Koyc\Vixm. nova Plant. Gen.

SERGEANTIE. f. f. Terme de Palais, qui íe dit en cesphrases. Tenir en grande Sergeantie , tenir en petiteSergeantie. Tenir en grande Sergeantie , c’est tenirquelque chose du Roi pour lui en faire service eupersonne, comme de porter sa bannière , sa lance ,son épée à son couronnement, mener son ost, êtremaréchal. Tenir à petite Sergeantie, c’est tenir uneterre du Roi à condition de lui donner chaque annéequelque chose servant à la guerre, comme un arc,une épée, une lance, des epei*ons, un cheval, unepaire de gants de fer, &c. Voyez L. IIdes Tenures 3 c.v, VIII &’

SERGENT, f. m. Bas Officier de Justice établipour donner des exploits, des assignations, faire tou-tes fortes d’exécutions, de saisies, pour mettre à exécu-tion les Jugemcns & Mandemens de la Justice. Appa-ritor. Les sentences & arrêts en forme , les lettres deChancellerie portent commission ou mandement aupremier Huissier ou Sergents deles mettre à exécu-tion,de faire tous exploits, assignations 6c contraintesà ce nécessaires. Quand 011 ne peut rien tirer d’une

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