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Tome septieme. [PRO - TE.]
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personne , on dit qu’il lui saut envoyer un Sergent 3«n le menace de Sergent. Il craint les Sergens Scles Records.

De trois Sergens pende%-en deux 3Le monde rìen fera que mieux.

Les Sergens ne pouvoient exploiter autrefois fans por-ter leurs manteaux bigarres Sc leur verge à la main.Sergent à malle dans la Coutume d’Amiens. Sergentà malle d argent, dans celle de Hainaut. Boutillier taitmention d’un Sergent Bâtonnier de la ville de Tour-nai.

Ce mot vient de serviens , comme crant le servi-teur du Juge. Autrefois le mot de Sergent signifioitsimplement serviteur. Nicod. Ménage, après Palquier,reprend Cujas de le vouloir dériver de C&sarianus.Quelques-uns disent qu’il vient d eserregens. On a ap-pelé autrefois Sergens de Dieu 3 les dévots, au lieude dire, Serviteurs de Dieu ; Sc les pécheurs, Sergensdu Diable, c’tst-à- dire, íervitiuri du Diable, es-claves du Démon; preuve que Sergent vient de ser-viens 3 dont par le retranchement du v on a fait sé-riant Sc sérient 3 comme on le verra en leur place,puis de l’i voyelle un/ consonne, Serjent; Sc en chan-geant cet / consonne en g 3 Sergent. Voyez SerjantSc Serjent.

Le Protocole des Sergens est le modèle ou les for-mules pour dreller toutes fortes d’exploits de Sergent.Un Sergent à verge a le droit particulier d’être Juré-Prifeur Sc Vendeur de biens. Un Sergent à cheval estcelui qui va exploiter a la campagne. Apparitor Eques-ter, ou Eques. Un Sergent Royal, est celui d uneJuridiction Royale. Les Sergens de la douzaine fontGardes du Prévôt de Paris, qui font les anciens Ser-gens du Châtelet, qui portent des hoquetons blancschargés de broderie. Les Sergens des Justices subal-ternes n’exécutent que dans leur ressort, ne font qua-lifiés par les autres que Bedeaux. Les Sergens du Châ-telet de Paris, & plusieurs autres se disent Exploitanspar tout le Royaume de France.

On appelle la Barrière des Sergens, un petit Bureauoù l’on va chercher les Sergens dans les places publi-ques quand on en a beíoin. Repagulum apparitorum.C’cst aujourd'hui un petit couvert. Ils étoient autrefoisappuyés fur la barrière qui fermoir la porte de la mai-son seigneuriale ou de la Justice. ,,

La montre des Sergens est une espècJe d’aíïìse, oude revue qu’on fait deux fois l’année au Châtelet,oùles Sergens comparaissent pour sc défendre aux plain-tes que les parties font contre eux de leurs malversa-tions. Apparitorum consessus.

Sergent fieffé, est un Sergent qui a la charge de faireles exploits pour la recherche Sc conservation desdroits féodaux du Seigneur. Apparitor feodalis. Encertains lieux, comme à Senlis , il a quelque juri-diction , & il peut commettre trois Sergens, deux àcheval & un à verge. Les Sergens fesses étoient desgens assujettis à certains devoirs, à cause des fiefs Schéritages qu’ils possédoient, qu’on appeloit Sergente-rie. M. de Laurièrc dit aussi Sergent féodal, ou Sergentdu fief.

Sergent Fermier, dans la Coutume de Bretagne, art.63 4, est celui qui a pris à ferme l'office de Sergenterie,ce qui est défendu. De Lauriere.

Sergent franc, c’est un Sergent que quelques vassauxpeuvent avoir pour la garde de leurs bois, ou pourla prise Sc la garde du bétail trouvé en dommage. DeLaur.

Sergent Messilier, dans la Coutume de Chaumont,article 97, Sc de Traies, article m , est celui qui acharge de garder les blés ou les vignes avant la dé-pouille Sc levée. La dernière Coutume d’Auxerre l’ap-pelle Sergent Blavier ou Mesiìer. Mejstum custos.

Dans plusieurs Coutumes il est fait mention desSergens Prairicrs , Mejsters ou Messtliers 3 Blaviers ,&c. qui font gens commis par la Justice pour la gar-de des prés, des moissons ou des blés. Custos. Voyezci-dessus.

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AI" Sergïnt Dangereux , font des Sergens Ttav&fiers , institués par Edit du Roi Henri II, i uur conserver les droits du Roi dans les forêts qui etoient 01tiers Sc danger, Sc qui alloicnt examiner si leso^rrgens ou gardes íaisoient leur devoir pour laconhrva^tion de ces íortes de bois. Cusos salutans. IB 0été révoqués par Charles IX en 1/63, 6c depuisla dernière Ordonnance des Eaux Sc Forêts. Il y ‘ IVaullì autrefois dans les loiêts des Sergens 1 raverpe/s^Sur garde s 3 Routiers 3 qui ont été parallein ellCprimés par cette nouvelle Ordonnance, au si eUquels on a établi de simples Gardes. -

Sergent d’Armes , font des Massiers Sc Huissiers <3portent des masses devant le Roi, qui servuientauufois dans les cérémonies, & qui pouvoient fanée

de Sergenterie par tout le Royaume, íur-tout ct

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les Princes Sc grands Seigneurs. Accenjus, vei a/t

ritor Regius. Ils dévoient suivie le Roi à la 8 uel ’Sc tenoient lieu des Archers de la garde, Si a^o ^pour cela plusieurs beaux privilèges. Du Cangeamplement leurs fonctions, A dit qu’ils n avoientde commun avec les Sergens de Justice. C’etoitespèces d’Ecuyers ou de Vassaux. . , j c

Sergent de r.’Éi>ÉE, est un Ae/xenr dont l’office estdans la Charte aux Normans, où ses fonction* eamplement désignées. Il étoit obligé d’alleràlaB 11fous les Châtelains, Sc étoit souvent commis a B8de des châteaux Sc forterestes. Accensus asf er ’ .Sergent de la paix, dans la Coutume de ^f'/v^nsnés, art. 138. Ce font les Sergens des Jurid 1 'j.ordinaires ; comme Maison de paix, signifie 1 o ure d’un Juge. , u

Sergent Prairier , qui a soin des prairies, Si “garder. Pratorum custos. . - 0 jt

Sergent de querelle, étoit autrefois celui qu>^au fait des duels, ou pour le différend des P a ‘ tl ^i' or -le Sergent de la querelle 3 dans la Coutume demandie, art. 36, est selon Beraut, le Sergent 01 „ in : cS ,de Faction ou du lieu où est le différend des P alDe Lauriere. _ .

On appelle aussi Sergent de querelle 3 celui st u .’ fvoit autrefois en fait des duels ; & on le ^opposition à Sergent de paix 3 qui rendoit servic eles Justices des villes. \t

Sergent Royal, qui est pourvu de son Off ce P ^Roi : Non Royal, qui l’est par un autre Seigu e ° sle Roi, par un Seigneur subalterne. q^

Sergent, s’est aussi pris pour Valet. Le Roman d e -j,dor de Douai, de la Conquête de Godéfroi ds ^

Ion outremer, dit :

Les tables ont oséesSergent & Escuyer.

Et l'Ovide manuscrit de Bord :

J’ ai nuisance sur toutes gens tLe Seigneur pui faire Sergens.

Ce mot de Sergent fe prend enfin pourSc est opposé à Chevalier, dans le Roman deen prose. Borel. _ . ^

On dit proverbialement d’un homme abiodévoué au service d’un autre, Sc capable de to ^rtreprendre pour lui, soit à tort ou à droit, <l ului comme les Sergens sont au Diable. nffictySergent, en terme de Guerre , se dit d’un bas

d'Infanterie qui est dans chaque Compagnie , jjs-d une halebarde, & préposé pour faire garder c ,tances, & dresser les files Sc les rangs. Turm*^^tor 3 instruclor. Le Sergent est le premier des ^payes. Chaque Compagnie des Gardes à six JLjfíCelles des autres Corps en ont deux. Les ComPdes Dragons en ont aussi deux. L c Sergent e u O*l’Infanterie ce qu’est le Maréchal de Logis danvaletie. , n*

Sergent de bataille, ou Sergent GÉNbataille. C’étoit autrefois un Gfhcicr genera Lpraée donc la fonction étoit de ranger les