684 SER
Meaux, Troics, Chaumont, Bourgogne, Nivernois,ia Marche , &c.
Servitude , se dic aussi en Droit , des redevances ou su-jeitions dont les héritages font chargés envers d’au-tres. Obsequium clientelare. On distingue les servitu-des en trois elbèces, personnelles, réelles & mixtes. Laservitude personnelle , est celle qui est dûe par la per-sonne, comme par un esclave à son maître. Elle se ré-duit présentement à quelques corvées. La servitudemixte est dûe à la personne par la chose comme unuíufruit. Les servitudes réelles , sont ou des servitu-des urbaines, ou rustiques. Ces servitudes ne font pasdifferentes par le heu, mais par la chose. La servitudeurbaine est celle qui est dûe par un bâtiment, ou unemaison,en quelque lieu qu’elle soit située, ou à laville , ou à la campagne, comme une vûe, un égoût.Les servitudes rustiques ou prédiales sont dûes par lefonds où il n’y a aucun édifice, comme le droit dechemin,ou de palíage. Hyades servitudes naturelles.Pat exemple , si l’on ne peut recueillir les fruits deson champ , fans palier fur les terres de son voisin quil’environnent de tous côtés , en ce cas le voisin estobligé de souffrir le palíage , comme une servitudenaturelle. On ne peut acquérir une servitude par lavoie de la prescription , suivant la Loi Scribonia.Quelques Jurilconlultes tiennent que les servitudesapparentes peuvent être prescrites, parce que pou--vanr être appeiçues, l’on ne présume pas que le pro-priétaire les eûr loufferrcs fans erre contraint par le ti-tre k par le droit légitime du poffefleur.
Servitude de talh & de dalh dans le For de Béarn, tit.des Bocages, art. ;. C’est le droit de couper k pren-dre du bois dans une foret. Talh k dalh font les ins-trumens dont on se íert pour couper du bois dans uneforer. Servitude de dent. Ib. art- p C’est le droit de fai-re paître son troupeau. Servitude de J afilha ,ou à’at-tentat. Ib. C’est le droit de le Elire coucher sur uneterre pendant deux nuits pour le faire reposer. Servi-tude de pexe. Ibid. art. / o. C’est le droit de le fairepaître.
Servitude, c’est, par rapport à l’art de bâtir, un droitsurl’héritage d’autrui, pour un palíage , un jour, unévier , ou quelque autre lujettion ; ce qui s’appelleservitude ahive, qui est pallìve à l’égard de celui quila souffre; k quand deux voisins ont l’un fur l’autreun pareil droit ,011 le nomme servitude réciproque. Ily a des servitudes pour un temps, k d’autres à per-pétuité. Voye\ la Coutume de Paris. Davil.SERVIVI. Mot Latin , première personne du prétéritparfait du verbe servire , servir, qui signifie j’ai ser-vi , & dont en style de Jurisprudence on a fait unsubst, inasc. qui s’est conservé long temps dans lesChancelleries pour exprimer l’acte ou certificat duservice actuel qu’un Officier a sait selon ía charge kétat, afin d'être payé de ses gages , jouir de les privi-lèges. Ces fortes d’attestations furent ainsi nom-mées , parce qu’étantautrefois rédigées en latin, com-me tous les autres.actes de Justice , elles commen-çoient par le mot servivi.
SERUM. f. m. Liqueur aqueuse, claire , transparente,un peu salée, qui s’épaillit furie fcu,& qui fait unepartie considérable de la malle du sang. Le sérum n’est,point différent de la lymphe: il est porté par les ar-tères dans toutes les parties du corps, d’où il revienten partie par les veines, & en partie par les vaifleáuxlymphatiques. Lese'rum qui est dans les artères k dansles veines, est mêlé avec le sang , mais celui qui estdans les vaisseaux lymphatiques, en est séparé. L’u-sage du sérum est de nourrir les parties du corps, &derendre le chyle k le sang plus fluides. L’urine k lasueur ne sont que le sérum , qui en circulant a perduses parties nourricières, k qui s’est empreint de selsusés k d’autres parties excrémenteuses, avec lesquellesil s’est séparé dans les glandes des reins, k dans cellesde la peau. L’abondance k le vice du serum fontcause de plusieurs maladies. Serostas.
SERVOL. f. m. Nom d’homme. Servulus. S. Servulevulgairement S. Servo / , étoit un pauvre mendiant kparalytique à Rome, qui dq temps de S. Grégoire le
SES
Grand étoit couché pour l’ordinaire fous le portiquequi conduisoit à l'Eglise de saint Clément. l'oyejS. Grégoire, Hom. XVfin Evang. kDial. L. II >
SERVULE. Voye\ Servol. >
SERY. Bourg de France dans la Champagne, electio»de Reims, dans le bailliage de Château-Rorcien.
SES.
SES. Vieux pronom qui s’est dit pour son. Boree. Suus.Aujourd’hui c’est le pluriel m. k f. de son j s a ;Prince a de grandes qualités , mais elles font si gâtéespar la mauvaise éducation , que ses vices l’emportectbeaucoup fur ses vertus.
SÉSAME, f. m. Plante qui pouffe une tige à la hau te “ sd’un pied k demi, droite, ferme . grolse, reventefeuilles oblongues, pointues, grasses, d’un vert wsgeâtre, les unes dentelées , les autres entières-fleurs sortent desaillelles des feuilles, grandes,obl yngués, évasées par le haut, ayant quelque rapport P aCleur figure à un dé a coudre , blanches pat d e ^ a11 ?’de couleur violette par dehors. II leur luccèisifruits qui font des coques angulaires, divisées c ac une en deux loges remplies de iemences oblongshuileuses, jaunâtres. M.Tournefortmet \esés irntCû ^tre les espèces de digitale ; il le nomme digitalis o ntn *talis 3 sesamum dicla. Quelques-uns l’appcl'ei ^ ! ugioline, ou gingeoìine. Cette plante croît en í>y lie ’en Alexandrie; les Egyptiens s’en fervent en‘fon^ 1,tation pour l’ophtalmie, pour la toux,pour l’ast* 1,r1 jOn tire de fa semence, par expression, une huile Mest bonne à manger, k résolutive. Les Arabes apP 1lent le sésame Dsy O aï, samsam. Cette graine Pspresque autant d huile au Levant que leselle est meilleure pour la friture, Scelle éclaire n llCà la lampe; elle est de plus à meilleur prix- 'tahkina , est le nom du mare decet huile, k^VV^est le marc du marc ; l’un & l’autre fe mange* 11 'font d’un grand secours pour les pauvres. ,. uSESAMOIDE. adj. m. Terme d’Anatomie, qui * c ^
• plusieurs os fort petits , placés dans les jointures ^doigts pour les fortifier, & empêcher qu'ilsn e I®.loquent. Ils font ainsi nommés, parce qu’ils relblenrà la graine de sésame. Sesamóides.
Ce mot vient de sesamum , sésame, Sc de “ressemblance. f£ll [
Sésamoïde. s. s. Plante qui pouffe une tige à la h al I g Sd’un pied & demi, ronde , divisée en rameau ^comme la main, revêtue de feuilles fort ettosemblables à celles de la linaire, oblongues > V j^piChacun des rameaux fe termine en une esp £ceoblong, où font attachées de petites fleurs mouses, de couleur pâle jaunâtre. Il leur succèdetirs fruits formés en rosettes coupées en £t0 pyfruits font remplis de semences menues, pâle*' f c $cine est blanche, un peu longue. En lad nsj aì71sruclu fellato. Tournée. s nfl&>
SÉSANNE. Nom d une petite ville de France,
Se^ània. Elle est dans la Brie Champenoise? âh eues de Troies, vers le nord.
SÉSANNE. Voyer Sézane.
SÉSANTE. Vieux nom Numéral. Soixante. P £ílCBoREE. Sexaginta.
SÉSARGA. Nom d’une petite île de la mer
Sesarga. Elle est de celles qu’on appelle les | ca ulomon , k il n’y a rien de remarquable qu £ . Q s&'de Sesarga, qui est une de ces montagnes q ulsent des flammes. Mat y. Je la
SESBAN. f. m. Arbrisseau qui croît en EgyP^ f -^s '■>hauteur du myrte, & dont le tronc est garni ^ e \e\i (Sd’òù vient que les habitans le plantent autourchamps pour leur servir de haies. Sesbanus 0rameaux font d’un vert gai, un peu rouflàtre - ^ j' e ,au toucher. Ses feuilles ressemblent à celles g eScuridaca, mais plus longues Sc plus étroites- Jifjfont jaunes > fort semblables à celles de lanas^ apP s ,°tposées en grappes II leur succede des liliq 11 £íl t dechantes de celles du fenugrec. Sc qui retu el