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Sainte Vierge. Le P. Archange Giani dit que le nome Serviteurs de la Sainte Vierge, vient de ce que ,an uj;, lorsque ces Religieux parurent la premièreors avec l’habit qui leur fut donné pat l’Evêque Ar-in § j les enfans à la mamelle s’écrièrent : voilà leservrteurs de la Vierge. Cet Ordre, comme on le voir,f fort différent des Guillemins ou Blancs-Manteauxmiutues à Marseille.
1 y a aussi des Religieuses Services , établies dès lej Cl p^ S ^ es premiers Fondateurs, íî l'on en croit' i^* an * : ma ’ s comme lc premier Monastère dontparle, est celui de Porcharia, encre Narni &Todi,y a de 1 apparence qu’elles n’ont commencé que d uemps de Saint Philippe Bénizi, qui ayant convertie ^ x rameuses courtisanes, les renferma dans un lieuPtes de Porcharia , où elles observèrent les Règles des^Wrer. P. HÉlyot , T. III, c. XXXIX.d y?RVlTEUR. f. m. C’est proprement un hommee htvice ; celui qui sert un Maître en qualité de do-eitique. Servus , famulus : mais on ne le dit guèrejlue dans certaines phrases, ordinairement accompa-gne d’une épithète. C’est un vieux serviteur, un bonfidelle serviteur.
,, n parlant d’un domestique chargé des bas emploisçU’ie maison , on dit valet.
Les Papes se qualifient eux-mêmes, Serviteurs des^ er viteurs de Dieu. Servus servorum Dei. C’est unj Urc ^'humilité > dit Pasquier, qui ne laisse pas d’é-evcr les Papes au-destus de tous les Chrétiens,p *- e s M prciniers qui prirent cette qualité , furent lespj!P £s Damaíe & Grégoire le Grand, comme dit Jean. la£re - On dit que S. Grégoire le prit pour réprimerP. ar ra modestie la vanité de Jean Patriarche de Constan-‘ a °ple, qui prenoit le titre d’Œcuménique. Voy. Dua nge , qui remarque aussi que ce titre a été pris parpiques Evêques, quelques Rois, quelques Princesquelques Moines.
v . n Hylc d’écriture, on dit toujours serviteur, jamaisMa^ n * domestique. Heureux le serviteur que ionv Itle . trouvera veillant. Beatus ille servus quem,cumx^ rit dominus , invenerit vigilantem. Serviteur inu-
Di e dlt â un homme, que c’est un grand serviteur dedev ’^ 0Ur dire, qu’ilest extrêmement occupé desesg lrs de chrétien, de la prière , des bonnes œuvres,çj- C stn un homme est bon serviteur du Roi , pour- qu'il est extrêmement attaché à tout ce qui con-g e le service du Roi.
jj . u âit en termes de civilité, je fuis votre serviteur,f 1 t0ll )ours été serviteur de votre famille, pour dire,£ lt attaché. Addiclumme tenes. Devotus tibi sum.me tibi alter non ejl.
se fit encore un terme de civilité dont les hommesCt - lerv ent dans le discours ordinaire & dans la sous-JPRon de leurs lettres. Je fuis votr z serviteur , votrees-hui-^k Sc très-obéissant serviteur. Tuus servusS Etlv ^ timus 6’ addiclijstmus.
Vot; TE oa., se dit ironiquement en cette phrase : je suisavis C •s erv i t£ur 3 pour dire , je ne fuis pas de votretib'* ìr ne ^ Cla * P as ce qu £ vous me proposez. Non1 a lsentior.
dean m*invite à dîner avec cérémonie ,
&t me fait une litaniee trente conviés que je ne connois pas ;serviteur à son grand repas ,
J aime à manger en compagnie. SÉneck.
dit auffi:
Pour bien servir & loyal être ,serviteur on devient maître.
Lç S .
teur tutrices disent à un petit enfant, faites servi-Seiwit J 30111 âire, faites la révérence,feélen^j" ^ ct ' me âc Sucreries. C’est la qualité qu’af-Sucrer' Etendre les garçons qui travaillent dans lesseryit lÊS ' un Négociant dit : j’ai quinze ou vingt£Ur J âans ma Sucrerie. Díct. de Comm.
P orne VII,
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SERVITUDE, f. f. Esclavage, captivité, condition ser-vile. Servitus , servitium. Ceux qui ont été en servi-tude , savent mieux le prix de la liberté. On peutcompter la servitude entre les genres de mort, puisqueceux à qui l’on imposoit le joug de la servitude , ccs-soient de vivre pour eux, Sc ne respiroient que pourun autre. Tour. Le Concile de Verberie décide, c,xur, que servitude ignorée rend le mariage nul.
Servitude, lc dit aulìì dune grande contrainte ,d’un grand assujettissement. Les Commis, les Clercsfont obligps de te trouver tous les jours à leur bureau,à leur étude ; c est une grande servitude. Être tous lesjours dans la nécessité de taire certaines choses, c’estune grande servitude »
Servitude, lignifie encore, oppression,íujettion à l’em-pite , à l'autorité d’un Prince, ou d’un Tyran qui abusede ion pouvoir. Les Chrétiens d’Orient gémissent sousla dure servitude des Turcs. Dura servitus. Les peu-ples aident eux-mêmes à lc mettre íous le joug Sc fousla servitude : une partie prête les mains pour asservirl’autre. S. Evir. Les Romains fous Tibère couraient àla servitude. Am. Il y a des âmes nées pour la servi-tude. Tour. Il faut peindre un Romain agité d’uneliberté farouche, autrement qu’un flatteur du tempsde Tibère, qui s’abandonnoit à la Jervitude. S. Evr.II préfère une servitude paisible aux misères de lafuite. Fi. Pourrait on s’imaginer que les hommes eus-sent , d’un côté, tant d’ardeur pour la liberté, Sc del’autre, tant d’inclination pour la Jervitude ? Font.La servitude, même la plus justement établie, est uneespèce de prison , où l’arne décroît Sc le rappetisse enquelque sorte. Bon..
Servitude, lignifie encore , dans lc sens moral, assu-jettissement , contrainte que forment les devoirs, oules engagemens de la société. La servitude du démon,du péché, des passions; c'est-à-dire, l’état d’un hom-me assujetti au péché, livré à les passions. Une grandefortune est une grande servitude. Ablanc. Une partiede notre servitude consiste à ne pas sentir notre elcla-vage. Port-R. La vie de la plupart des hommes n’estqu’une servitude continuelle. Fl. L’application à lcvenger est une espèce de servitude. La Roch. N’ap-préhendez-vous point tous les égards, tous les de-voirs, en un mot, les servitudes de la royauté ? S.Evr. Les Favoris se dédommagent de leur servitude,en se moquant intérieurement des baílelles de ceuxqui les íuivenr. La Br. Je ne blâme point la poílei-lìon des biens, je n’cn blâme que la servitude. S. Evr.Dieu seul nous peut délivrer de la servitude de l’a-mour des créatures. Nie. A la Cour chacun se plaintde fa Jervitude , Sc ne craint rien tant que fa liberté.Fl. Vous voilà délivrée de la servitude du mariage.M. Scud. Ceux-là font libres, qui se font affranchisde la servitude des passions. M. Esp. Il y a mille égards& mille bienséances du monde, dont on sc fait uneespèce àz servitude. Bell. Il ne saut pas convertir l’a-mitié en servitude. Tour. Qu’il est doux d’être libre,& que la servitude est honteuse à celui qui peut êtreson propre Roi ! Mai.
Et sur-tout, redoutant la basse servitude,
La librevéritésut toujours mon étude. Boil.
Sur le déclin de l’Empire fut introduite une nou-velle servitude , Sc différente de celle des Romains.Ce fut de laisser les terres des Nations subjuguées auxpossesseurs avec des redevances & charges serviles. Ilen est parlé dans le titre du Code , de Agricolis & Cen-sitis, d’où font venus les noms de Servi censui , ad -scriptitii, Sc addiiïi glebí. , nommés par les AuteursFrançois Serfs tréfonciers , ou de main-morte : con-dition dont les uns croient taillables à la volonté rai-sonnable du Seigneur ; les autres abonnés ouabornés,les autres main-mortables, qui n’ayant point d’enfanslégitimes, ne pouvoient tester que jusqu’à cinq fous ;lc Seigneur étoit héritier du surplus ; d’autres de for-mariage Sc de poursuite, qui ne se pouvoient marier,ni aller demeurer hors de la Seigneurie: ce qui a en-core lieu en quelques Coutumes, comme en celles d:
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