Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
686
JPEG-Download
 

686

SESQUíOCT AVESESQUIQUARTESESQU 1 TIERCE

SES

Termcs deMusique.Voyti

Sesqui.

SESQUI-TIERCE. adj. Terme d’Arithmétique & deGéométrie. Il fe dit de deux grandeurs, soit nombres,soit lignes, dont l’uue contient 1 autre une fois avecl’addition de son tiers. Ainsi quatre contient trois unefois j plus r qui est le tiers de trois. Cette raison s’ap-pelle sesqui-tierce.

SESSA. Nom d une petite ville de la terre de Labour,province du royaume de Naples. Suesta , Suesta Au-runca. Elle a le titre de Duché 8c d Evêché (ufttagantde Capoue, dont elle est éloignée de cinq lieues du côtédu couchant. Mat y.

SESSE, s. f. Terme de Relation. Bande ou écharpe detoile dont les Orientaux entourent le bonnet de leurturban, & qui leur ceint la tête. Les Emirs, ou deí-cendans de Mahomet, ont droit de porter ítnls le tur-ban avec la feste de laine verte. MÉm. de Tr. L’habirdes femmes de Samos consiste en un doliman à laTurque, avec une coê'ffe rouge, bordée d’une festejaune ou blanche qui leur tombe íur le dos, de mêmeque leurs cheveux, qui le plus souvent íont partagésen deux tresses, au bout defquels pend quelquefois untrousseau de petites plaques de cuivre blanchi ou (Lar-geur bas. Tournef. Voyage y T. î,p. 40 g.

SESSE. f. m. Ustensile de bois long de trois à quatrepieds, quelquefois tout d une pièce, creux en partiepour ôter l’eau des petits bateaux où il n’y a pas depompe. Dicl. des Arcs. tyji.

SESSIE. f. f. Terme de Mythologie. Sestia. Tcrtulliendans ion Livre des Spectacles, c. vin, appelle ainsi ladécile que d’autres nomment Scia, ou Séja. Voyezce mot. Voyez ausiì Rhodiginus , Antiq. Lecl. L. /,C. XXX. TURNEBE , Adversarior y L. XX y C. XXXVI.Petrus Crinitus > de honefi. discipim. L. XXV, c.Xs y ôc Pamelius íur l’endroit de Tertullien que nousavons cité. Turnebe dit que dans des manuscrits dePline cette déesse est appelée Sériam , d’où Pameliusconclut qu’il faut probablement lire Setia plutôt queSeJJla y onSena. II y avoir autour de Sestie , ou Sé-tie j autant de déciles qu’il y avoir de i email les disférentes. Setia viendroit bien de serere y sero y sevi y satum, semer.

SESSION, s. f. Terme de Scholastique, qui fe dit dechaque séance ou assemblée d’un Concile. Sestio. Pre-mière, seconde session. L’aftaire a été renvoyée à lasejjion suivante. Les sesìons du Concile de Trente onté té long- temps i n renom pues.

fstf Session fe dit ausiì de l’article qui renferme lesdécisions publiées dans la séance du Concile.

ifs" Le mot de session ne paroîc convenir que dans lescas donc on vient de parler. On dit pourtant dansl'Encyclopédie : cette affaire a été renvoyée à la sessionsuivante du Parlement. Cela est contraire à l’uíageSession d’un Concile. Séance d’un Parlement,

S ES S U LA,ruSESSOLA. Nom dune ville d’Italie.Suessula. Elle étoit dans la Campante ; ses ruines por-tent encore le nom de Castel di Suestola. Elles fontdans la terre de Labour, à trois lieues au nord de Na-ples.

SESTAKOF, ou SESTANOS. Ville de l’EmpireRusiìen, dans la province de Viarka, fur une rivièrede même nom.

SESTE, f. f. Mesure de continence dont on sc iert àSiampour les grains, graines & légumes secs. Il faut qua-tnmesestes pour faire le coin.

SESTERAGE. f. m. Terme de Coutume. Tribut quequelques Seigneurs levoient autrefois fur chaque sé-rier de blé. Sextarìacum. Sextariale. C’est peut-êtrele même qui est appelé Stélage. Voye% encore Sex-telage.

SESTERCE, f. m. C’étoit une monnoie d’argenrehez tles Romains. Le petit sesterce y seftercìus y valoir le íquart de leur denier d’argent, ou deux as 8c demi; 8c iselon quelques uns, en monnoie de France, dix de-niers tournois 8c une maille. Mais çc mot changeoic

SES

beaucoup de valeur, selon qu’il étoit au masculinou au neutre ; car le grand sesterce y seflercium , CÍ1valoir mille petits : fur quoi il faut voir Budée, qw cla montré les différences fort au long. U dit que <grand sesterce valoir environ 41 livres, monnoie *France. Quand la quantité des sesterces est exprimetpat un adverbe, la somme est centuple de ce que {íeroit, si elle étoit exprimée par le simple nom n l,lllC ’ra!. Or à talion de dix deniers & demi tournois le P ctir sesterce y qui est constamment la plus foible Ç víliuation qu’on en puiffe faire, le grand sesterce reviei.draà 43 liv. ij fous de notre monnoie. MoRAB^GF*18$. Le petit sesterce valoir deux & demi de cun'te ,& étoit la quatrième partie du denier Romain, A a)dsi l’as valanr, selon Budée, quatre de nos deniers, de* 1douze font un fou, & le denier Romain 40 dedeniers, ou trois fous quatre deniers, il s’ensin 1 q 11le périr sesterce valoir dix de nos deniers, N q rc’étoit justement un Carolus. Or comme ce petuff/terce valoir t rois as 8c demi, le gros valoir deux 1 JV ‘

8 c demi d’argenr, 400 peins sesterces valan r une jd’argent, 8 c 1000, deux livres & demi. Ce g l '^ nJ'eflerce valoit de notre monnoie 41 livres 1 )deniers. Au reste sesterce étoit ainsi appelé p 01 , 11milferce qui signifie deux & moitié, 8 c la mq! rjetroisième : car en disant la moitié d’un troisième >donne à entendre qu’il y en a deux qui précèdentRomains appeloient ausiì communément le s e r eTC ^numme simplement; ou joignoient les deux nom s ^íemble, numme -sesterce. Avec cela ils appel° ie,lt jpetit sesterce y seflcrcius au genre masculin, & '

stcfiercium au genre neutre. C’est ce qui les distwkCourt in. . ^ c$

Quelques Savans prétendent que la distinct 1011 p 0 ,petits 8 c des grands sesterces étoit inconnue au*mains. Sestercius étoit adjectif, 8 c signifioit cs.rJdus , ou deux as & demi : & quand on le mermpluriel, en disant quadraginta sestertium , sJsts-tertia au neutre, c’étoit une abréviation, & l’°” Sientendoit millia, c’est à-dìre, quatre mille strs ^$ 3 “ Ainsi ce qu’on appelle grand sesterce n s l0> Jertune monnoie réelle, mais idéale, comme I e . ' £ (tchez les Grecs, la livre sterling chez les Angl° is ’

Les sestercia (grand sssterces.) valoient autant ost ^licrs de ces petites pièces d argent nommées /i/ .

( petits sesterces. ) qu’il y avoir d’unités dans j? /• jj 0 jfbre. Cette opinion est la plus vraisemblable. Ijquarte cens mille sesterces pour être Cheva» 1 ^ ^main, & huit cens mille pour être Sénateur- r,fois on marquoit le sesterce par L. L. S. Les dsignifioient deux livres, parce que ì’ a s étoit a P j$d’une livre , & l’J faifoit stemi. Les Libraire*cu joignant les deux LL. par un trait, l’ont e-P {avec ce caractère , H. S. Les deux points N 1 j e(P j,un tiret qui fait \'H, marquoient \’as, 8c 1 '*$ p n-u*Bouteroue dit que le sesterce des Anciens val 01 jj yas 8 c demi, & l’as peíoit une livre de Ç ulV í e ’ t;1 illeavoir un autre sesterce de cuivre, qui étoit ade 51 à la livre, & de 119 grains au poids; & 1 s f£ uSmille de ces sesterces , pour faire la valeur d U' 1 j j e sRomain, comme on voir au tir. vii, du F lV '

Instit. Ainsi la proportion étoit alors de 1 °r ^ stde 1440. Le sesterce d’argent fin étoit d’abonà la livre , du poids de 126 de nos grains.

Sesterce, s’est dit ausiì dans l’antiquité, P°s l lìCqui contenoit deux entiers 8 c une moitié .(,,31 Q li ’chose que ce sût, comme As se prenoit p oU1de quelque chose que ce fût. - ne . O' 1

ístF SESTERTIUM. Terme d’Histoire R?" 0 ^ l’o»appeloit ainsi les fourches patibulaires ,J 1£ . 11 fíl o^ !lífjeroit les cadavres de ceux que l’onainsi nommé ,quod semiterùo ab utbe mili arL ^ ststSESTO. Nom d’un village avec un vf

de Duché. Sextum. Il est dans le Duché de , . fyfià**le bord septentrional du Tésin, à l’endroit oU ^lac majeur, & à deux lieues d’Arona, vêts

roU c l

Mat y.

# 3 * SESTOLA. Ville d’Italie, au Duché deprincipale place du Frignano. '

J4°

Jèn£: