SEU
dire, pas même. Je fuis feulement arrive depuis deux^ jours, je ne luis arrivé que depuis deux jours.
V- í Non-seulement. Non solum 3 non taritàm 3 sedetiam. Il taut non - feulement eviter le mal, maisencore faire le bien.
SEULET, ETTE. adj. diminutif de seul 3 qui fe dit despersonnes. Il n’est guère en ulageque dans lesPoëíiespastorales, & principalement dans les chansons :
Un jour la jeune Lisette 3Couchée à l’ombre d’un bois ,
Difoit d’une trïjìe voix :
Hélas ! Faut-il rêver leulette ! Mol.
Uon } non 3 je n’irai plus au bois seulettc,
Sans ma houlette.
SEULLE , ou SEULE. s. f. Terme usité en Normandie,synonyme de magasin. Lieu où l’on met des marchaivdiles en dépôt. Mer.cium receptaculum. C est aussiie lieu où l’on met le sel en magasin. Salis apotheca.cr ^°yez l’art. 41 du rit. 14 de l’Ordonuance du Sel.^EULLON. f. m. PEILLON , SILLON. Le feuillon deterre a quatre pieds de largeur, & six - vingt piedsde longueur. Gousset fur la Coût. de Chaumont ,*S 7 P'Me 12 , verso.
ULX. Vieux adj. Seul. Borel. Solus. .
PLUMER. Vieux v. a. Semer. Borel. Serere 3 femi-Kx f ar e.
^EURE. La ville qu’on nommoit autrefois Seure, pritJe nom de Belles arde l’an r 610, lorsque Louis XIII^érigea en Duché Pairie. Elle est en Bourgogne lut laSaône, au-dessous de S. Jean de Laune.
^vRx. jq om je deux rivières de France , dont l’uneRappelle la Seure Nan toise, & l’autrela Seure Nior-toife. Separa. La Seure Nantoife , Separa Nannetens s j a (a source dans le Poitou, ou elle baigne Mor-tagne, ensuite entrant dans la Bretagne, elle fe decharge dans la Loire, vis-a-vis de la ville de Nantes.La Seure Nionoiíe, Separa Niortenfs. Elle baigneNiort, paíle fort près de Maillerais, & fe décharge«mvuV- et de Gascogne, entre la Rochelle & Luçon.RE R V,eux v. a . oéparer, & de-là deílevrer, iê-v!î e a Se P arjr e, distinguere. Il fut peça fait unnou-jel 'lituten relise, qu i desfevra l'ordre de mariageoe la Prestrifj, Aeain Chàrtier. Dans la règle debenoit traduite en vieux langage : Si est une benvie qui dejfevre des vices. Borel.
Ge mot s’étoit fait de separare , cn changeant le p, sc. le b en v conionne. Séparer 3 sébarer 3 Jeva-
J s dvr * r -
tv .dER. v. a. Empêcher un enfant de téter, lui ôter le‘"t de fa nourrice pour lui faire prendre une nourri*tUre Phis solide. Lacienti puero mammam subduce-r s' On doit sevrer Pensant a 1 âge de deux ans, (k leJevrer peu à peu. Valam. On a été obligé d e sevrerCe s enfant au bout de l'an , parce que la nourrice’Ovoit plus de lait. II y a des femmes chez qui on metRufans en pension pour les sevrer.
Ge mot vient du latin separare , parce qu’en vieuxk’Sage sevrer signifi >it feulement séparer , & en ef-
vonne
U 1 les enfans qu’on sevre , on les lépare de leur nour
nc e. Mén. Les uns tirent ce mot d c. separare, maisi
nie semble qu’il peut venir ác exuberare, tirer la ma-
niell c . Borel. La première étymologie vaut mieux.
VRE *v,fe dit aussi des animaux. 5evrer un veau. e
Vrer un poulain. Soleis el. Ablactare, a mamma cPellere.
v Ge mot s’emploie figurément par les Jardiniers.e vrer un arbre greffé en approche , sevrer une matc> est séparer cet arbre, ou cette marcotte, deifr Pfopre, ou de la plante où sts tenoient & doueq 1w les enfans. La Quint. A matre de P ell * re 'bien sevrer les greffes que quand elles ont
le cn. rCptis ’ Cette séparation fe fait en coupant avecest teaU ’ «u en sciant avec la scie h la branche, tro P grossi, ou le bois trop dur. On sevre de memef,L marC0tt « quand elles ont affez de racines pourn iy à leur substance. Sevrer une marcotte de vi-Tome VU.
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gue, dc figuier, d’œillet, &c. Voyez Marcotte.
$ 3 “ Sevrer, íe dit encore figurément pour priver ,frustrer quelqu’un de quelque choie. Privare. Il a étésevré de leíperance dont il ie flattoit. De spe dejici.Celui qui veut faire son salut, fe doit sevrer de lui-même de tous les piastres de la vie. O11 f auve la fragi-lité d une femme en la sevrant avec prudence descompagnies qui pourroient corrompre fes mœurs.Vill. Nous noassevrons difficilement d’une habitudesucée avec le lait. Tour. Etre nouveau sevré fur leParnasse, c’estêtre encore jeune Poète.
Je connais peu Phébus <& fes douceurs 3Je fuis nouveau sevré furie mont des neuf Sœurs.
Bon..
SEVRE , ÉE. parc. Ablaclatus 3 à mamma disjunctus 3depulsus.
£f 3 SEVREUSE. f. f. Ablaclatrix. Femme qui fait lemétier de sevrer les enfans. Les ferreuses reçoiventles enfans des mains des nourrices.
SEURTANCE. f. f. vieux mot. Assurance ,gage.PoEs.du Roi de Nav.
SEUS. Vieux adj. Seule. Borel. Solus.
SEUSNE. f. f. On nomme ainsi en Bretagne un grandfilet, ou espèce de seine, dont se fervent les équipa-ges des vailleaux qui vont à la pêche de la morue ,pour prendre le caplan ou petit poisson, dont on faitl’appât de l’hameçon dont font années les lignes à pê-cher la morue. Chaque bâtiment a ordinairementtrois Jeuj'nes.
SEWER. Nom propre d’une rivière de la Mornonie, enIrlande. Suirius. Elle baigne Clommel, Clarick &Waterford, & s’étant jointe au Barrou , elles formentconjointement le petit golfe, qu’on nomme le Havrede Waterford. Maty.
SEX.
SEXAGÉNAIRE, adj. de t. g. souvent employé subs-tantivement. Qui est parvenu à 1 âge de soixante ans.Sexagenarius. Quelques Cafuistesdispensent ìtsjexa-génaïres du jeûne. La loi Pappia Poppea défend le ma-riage aux hommes sexagénaires , parce qu’à cet âgele sang est prelque glacé dans les veines.
Oh! que cela doit plaireéDe voir un goguenard presque sexagénaire.
Molière.
SEXAGENE. f. m.Termed’Arirhmérique., 5 'e.*r<íve/ramr.s
numerus 3 sexagenus. C’est le nombre de soixante de-grés du zodiaque, qui comprend deux signes. Le zo--diaque a six sexagenes. On dit aussi sextant Voyezce mot.
SEXAGESIME, f. f. Terme de Calendrier Ecclésiasti-que. Sexagesima. On distingue par ce mot le Diman-che qui précédé de quinze jours le premier Diman-che de Carême. C’est celui qui fuit la Septuagéfnne ,& qui précédé lc Dimanche gras, qui est la Quinqua-gesime. Il tombe à-peu-pres soixante jours avant Pâ-que. Dies sexagefima-
SEX A VA. Petite ville de Perse, à cinq journées deComm,íur la route ordinaire de Tauris à Ifpahan.
SEXE. f. m. C’est dans le corps humain ce qui fait la dif-férence du mâle & de la femelle. Sexus. Les herma-phrodites ont les àtaxsexes.
Sexe, signifie aussi les hommes & les femmes indistincte-ment. Uter que sexus. On a tout paste au fil de l’épée,fans distinction de sexe ni d'âge. Les Fidelles de l’un& de l’autre sexe.ll est expressément défendu par laloi de Moyfe de déguiser son sexe. A mon âge il n’y aplus áesexe, difoit une Dame fort vieille, pour fairecomprendre qu’elle n’avoit plus rien à craindre de lamédisance. J’aime votre personne plus que votre jexe.Lett. D’Heloise a Ab.
Sexe, absolument parlant, ouïe beausexe 3 fe dit desfemmes & des filles. Sexus muliebris. La foule desamans est la pierre de touche des charmes du beau
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