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■de Henri III, qui portoit ce nom. MÍn. En plusieursendroits on appelle les oisons , fbilots. A Reims ondit bilot.
5 IBIR , S 1 BER. Nom d’une ville de la Sibérie, en laTartarie Moscovite. Sìbïria , Siberia. Elle est environà quinze lieues de la ville de Tobolsk, vers le levant,fur la rivière de Sibir, qui vient se décharger dansl’Irtifch, au-dellous de la ville de Tobolsk. Maty.
SIBYLLE, f. f. C’éroit chez les Payens une ProphéteíTequ’on croyoit inspirée , ou une fille transportée d’unenthousiasme divin, qui prononçoit des oracles, 8cprédiíoit l’avenir. Sibylla. Voyez Golius , Munster,Peucerus, la Popeliniere, Blondel 8c Van-Dalen quien ont écrit, Sc depuis peu le P. Crasset , Jésuite. Ily a aulli un Traité des Sibylles , publié par Vos-sius en 1672, 8c un de M. Galée en 1688. Les Payensaccusoient de suppositions les Ecrits que les Chré-tiens leur citoient, comme venant des Sibylles 3 8c oùils trouvoient des prédictions très-formelles pour leChristianisme, entr’autres un Acrostiche, dont les let-tres initiales formoient le nom de J. C. Justin Mar-tyr , est le premier qui se soit servi des oracles des Si-bylles. Après lui, Tcrtullien 8c Clément Alexandrinles ont fait valoir contre les Payens. Celsus 8c les Phi-losophes Payens reprochoient aux Chrétiens qu’ilsavoient fabriqué, ou falsifié les vers attribués aux Si-bylles 3 8c les appeloient Sibyllifles , à cause de leurprévention pour ces oracles imaginaires. Blondel, M.du Pin, â'c. ne doutent point que les huit Livres desSibylles qui nous restent ne íoient supposés. La frau-de en est assez grolsière : on tient que c’est un ouvragedu second siècle. Le P. Crasset a combattu les soup-çons & les défiances de M. Blondel. Les Savans fontpour M. Blondel, &ne doutent plus de la supposition.Du temps de Cicéron il couroit des vers acrostichesqu’on attribuoit aux Sibylles , mais qu’on rejettoitcomme supposés, comme le dit Denis d’Halycarnalle,à cause que le jeu de paroles vient plutôt de médita-tion que d'inspiration. Varron les met au nombre dedix; c’est l’opinion la plus commune. Quelques Au-teurs profanes en comptent soixante. Il est impossibled’en fixer le nombre.
Quelques-uns ont cru que le nom de Sibylle étoitformé de l’assemblage de ces deux mots grecs «■'«*,agito 3 8c êjAAot, inflatus 3 à cause de la fureur qui agi-tent les Sibylles quand elles rendoient leurs oracles.M. Saumaife fans y chercher de mystère , croit quele nom de Sibylle étoit le nom propre de celle qui lapremière le mêla de prédire l’avenir.
On appelle proverbialement une vieille fille qui faitparade d’esprit & de science, une Sibylle. Sibylla ,mulier sapiens. Ainsi dans ce siècle les Poètes ont ap-pelé la Sibylle de Goumai, une personne de grandmérite, fille d’alliance de M. de Montagne. Rabelaisa aussi fait mention de la Sibylle de Panzout. On ditaussi d’une chose qui est facilement brouillée & mê-lée , que ce sont les vers de la Sibylle de Crimes, quiécrivoit ses vers fur des feuilles d’arbres, où l’on nepouvoir plus rien connoître quand elles avoient étcagitées par Je vent.
La montagne de la Sibylle, Fiscellus mons. Mon-tagne du Duché de Spoletc. Elle a pris son nom d’uneSibylle qui y avoir sa caverne ; elle donne la naissanceà la rivière de Nérç, 8c est située près de la ville deNorcia. Maty.
SIBYLLIN, adj. Qui appartient atlx Sibylles. Vers ouLivres Sibyllins y c’étoit les Livres qui contenoient lesprédictions des Sibylles. Libri Sibyllini. Ces Livresavoient une grande autorité parmi les Romains. On nefaifoit rien fans les contrister. Ils furent brûlés avec leCapitule en Ban 670 de Rome. Voisins prétend que lesanciens Livres Sibyllins qui surent brûlés à l’embra-sement du Capitule fous Néron, étoient entièrementprofanes, mais que ceux qui surent apportés de Grècepar Octacilius Crassus, contenoient quelques Prophé-ties: les Livres Sibyllins d’aujourd’hui,. font au nom-bre de huir, qui contiennent plusieurs vers grecs Pro-phétiques : mais tous les Savans conviennent que' c’estun ouvrage supposé,qui fut fabriqué sous l’cmpire d’An-
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tonin , ou au commencement du règne de Mate-Ail"rele. Les Prophéties des Sibylles qui regardent J. C.font plus claires que celles des Prophètes Juifs; & ladoctrine des Livres Sibyllins est plutôt celle d’uslChrétien que d’un Juif. MorÉri.ifT SYBILLISME. f. m. Opinion de ceux qui croientque les Livfes des Sibylles font authentiques, 8c q ucontiennent plusieurs prophéties touchant le Chfifth'nisine. Fides Sibyllis habita , data. Sibyllifrius. LeP. Mourgues, dans son Plan Théologique du Pag 3 'nisme, a justifié les sentimens des Peres de l’Bghfo»fur les oracles du paganisme, contre les tuppoff 101 ^de Van-Dale, que le Docte Jésuite confond l ur *prétendue crédulité des Peres, aussi-bien questu ePlatonisme Sc le Sibyllisme que le Docteur Anabap”tisse leur attribue. MÉm. de Trév. ,
§CF SIBYLLIS! E. s. m. Qui ajoute foi aux écrits ptetendus des Sibylles. Falfis Sibyllarum scriptistus. L’Eglife faifoit si peu de cas des Sibylles,appeloit par dérision Sibyllines les Chrétiens ffaisoient trop valoir ces prétendues Prophéietlès-, rIgène nous l’apprend en écrivant contre Celte, fle Plan du Paganisme par le P. Mourgues, & I e 1110Sibylle. 6
SIC.
SICAIRE. f. m. Assassin. Voleurs de Palestine aurtjjon donna ce nom pour la raison que l’on dira clsous. Sicarius. Félix, tans y penser, introduiuj njc aire s 3 ou Assassins dans Jérusalem. Fl. C’éto> CI ^voleurs dont le pays étoit plein. Id.L eurs uniquesétoient de petits poignards courbés comme l eS ^ ^teres des Perses : & parce qu’en latin fica f,
poignard, ils furent nommés par les Romainsps ^8c ce nom leur demeura. Ces voleurs répan 3 #tous-les pays, exciroient le peuple à la revu v.
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pilloient les maisons de ceux qui festoient d 311béissmee des Romains. Id. Vannée 7; de J ;, 1 'sés par P. Silva, Gouverneur de Judée, & ast>e8 j^jjîMallada, où commandoit Eléazar, petit-fib u e
le Galiléen, 8 c chef des Sicaires ; les Sicaires jqu’ils ne pouvoientplus résister, suivant le conrieux d’Eléazar, ils tuèrent leurs femmes 8c kfans,puis s’égorgèrent les uns les autres : 8c ay 311fort, celui qui demeura le dernier mit le feu au Penfin sc tua lui-même. Telle fut la fin des fjtíLes Juifs de Césarée pilloient & mettoiect ^par-tout, 8 c Bon donnoit le nom de Sicaires
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cruels d’entre eux, dont le nombre etoit ro y-
à caute qu’ils portoient de courtes épées c0l ] 11 ^ 1 jel cSes des Perses,& courbées comme les poignatm^ Je
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Romains nomment fques. Ils remplifloientmeurtres,&íe mêlant dans lesjours de feteaveepie qui venoit de tous côtés à Jérusalem pa £ . ]ls 3t 'ils tuoient impunément qui bon leur íernbjo 1taquoient même les villages de ceux qu’ib * ,a E pfssi
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les pilloient 8c y mettoient le feu. Flavio 5Hifi. des Juifs Se la traduci, de M. d'A n & 1 J
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XI (3Ch.ru. jflO
SICAMOR. f. m. Terme de Blason. C’est tm^ ecercle lié comme celui d’un tonneau.écus de sable à un ficamor d’or. Sicamorus \ $rSIC ANDRO. Nom d’une petite île de l’Arc *P n dru*candra infula. Elle est près de celle de 3 ?
On la prend pour Bancienne Oenos. Elle a ade circuit, & point d’habitans. Maty. ví-.N
tsT Tournefort regarde cette île comme
lui , ni les autres Voyageurs n’ont pu la u0même en apprendre des nouvelles. , , c eSICC 1 TÉ. f. f. Terme didactique. Quali» *j»est sec. Siccitas 3 ariditas 3 fìccitudo. La c ,a ^ j a /p £fccité font les qualités du feu ; la froides Q(l bcité font celles de la terre. Pour faire du ’cuire Beau salée jusqu’à Jlccité. T^re-s 3 * 11 ^
SICÉLEG. Nom propre d’une ville de la _,^ r0 it ^Siceleg. Les Septante Bappellent SeceLtk- ioPville de la Tribu de Juda. Jof. xv, 51, st 1 ^ c snée ensuite à celle de Siméon. Jof xix, S\ paY* 'listins la possédoient pourtant au temps