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quelque grand homme, où par quelque chose de re-marquable ; comme quand nous disons le fiècle d’Au-guste, de Virgile, de Louis-le-Grand , les beaux fiè-cles de l'Egliíe : enfin on le dit par rapport aux bonnesou aux irauvaiíes qualités des hommes qui vivent ouqui ont vécu dans le fiècle dont on parle ; commequand on dit, les mœurs d u fiècle ; les siécles d’igno-rance, de barbarie. Les Chrétiens des premiers fièclesn’étoient pas plus parfaits que ceux du fiècle préteur.Les sciences & les arts ont été rétablis dans le XVI eJì'ecle. Nous vivons dans un heureux fiècle ; les gensde ce fiècle ne font pas si crédules que ceux des fiè-cles pallés. Le fiècle s’est bien poli, & bien rafhné ,pour dire, les hommes du fiècle présent. Le fiècle d’Au-guste a été parmi les Romains, le fiècle du bel esprit& du bon sens,Sc le quatrième fiècle de l’Egliíe a été undes plus fertiles en grands génies. Bouh. L’antiquitédes fiècles est la jeunesse du monde : & à bien comp-ter , nous tommes proprement les Anciens. Font.Ceux qui ont eu à se plaindre de leur fiècle 3 ont donnémille louanges au fiècle , dont ils n’avoient rien à souf-frir. S. Evr. Je ne suis point de ceux que l’amour del’antiquiré aveugle , 3c qui s’imaginent qu’on n’a pointd’elprit dans ces derniers fiècles. Bouh. On ne veutjamais perdre de vue son fiècle $ 3c on juge de l’an-tiquité lur le goût du temps présent. Da c.
Mais son trifle mérite , abandonné de tous ,Contre le siècle aveugle efi toujours en courroux.
Mol.
Les Anciens ont divisé les temps en quatre âges ,qu’ils ont appelés le Siècle d 1 or ; c’étoit le règne deSaturne : les Poëres l’appellcnt quelquefois le Siècledoré de Saturne & de Rhée. Mén. Le Siècle d'ar-gent étoit celui de Jupiter ; les Siècles d’airain 3cde fer , ceux qui ont succédé à ces heureux fiècles.Hésiode est le premier qui a fait la description de cesquatre fiècles dans Ion Poëme intitulé, les Ouvrages& les Jours. Ovide en a aulìì donné une au commen-cement de ses Métamorphoses.
fOn appelle figurément fiècle d’or, un remps heu-reux où regnent l’abondance & la naix : 3c fiècle defer, un temps de malheurs, de misères, &c.
On a appelé le X e 3c le XI e fiècle , des fiècles de ferSc de plomb , parce que c’étoient des fiècles d’igno-rance 3c de grollièrecé. Notre fiècle de fer m’a rendunégligent. Go d.
Siècle, se dit en Morale, par opposition à céleste Sc spi-rituel , Sc désigne l’état de la vie mondaine, par op-position à l’état de la vie chrétienne & de la vie rcli-gieuíe. Cette fille est entrée en religion, a renoncé aufiècle j c’est-à-dire, aux pompes, aux vanités du mon-de. Les mondains ne cherchent que les gens du fiècle.Quand on est dans la retraite , il est dangereux de re-tourner la tête vers le fiècle. Le fiècle est bien corrom-pu, pour dire , les gens du monde. Fatigué du com-merce tumultueux du fiècle , il s’est jeté dans un Mo-nastère, comme dans un asile, pour y jouir du calmeheureux d une pieute oisiveté. Dis c. d’El. C’est au-tour des Reines que íe réunit l’efprit du fiècle ; c’est-à-dire , le désir de plaire, l'envie de parvenir, le plai-sir de voir, 3c d’être vû. Fl. La dévotion n’exclutpoint les emprelsemens , ni la prudence du fiècle.La Pl.
Siècle, dans le style familier, se dit par exagération ,en parlant de quelque temps que ce soit, lorsqu’on letrouve trop long. Ainsi en parlant d’un homme qu’ily a quelque temps qu’on n’a vu, ou qu’on attend de-puis long-temps, on dir, il y a un fiècle qu’on ne vousa vû, il y a un fiècle qu’on vous attend.
$3“ On dit, les siècles les plus reculés, les plus éloignés,
Í iour signifier les fiècles qui ont précédé de beaucoupe nôtre, ou qui viendront long temps après. Tous sesexemples font tirés d zs fiècles les plus éloignés. Sagloire paíTera jusqu’aux fiècles les plus reculés.
On dit quelquefois le fiècle futur, pour, la vie fu-ture. Acad. Fr.
ffil A tous \ìs fiècles fiècles des fiècles; expressions
SIC
usitées dans l’Ecriture Sainte , pour dire , eternellement, dans toute l’éternité. , .
Il SIÉD. Verbe impersonnel. Il est anomal & irreguli^car il ne le conjugue qu’à certains temps. Decet , ecens est , decorum est , quod decet . 11 a au plurie Afiéent, au futur, il vous siéra : à l’optatif, il vousj/roit , au participe, séant. Mén. Corn. Il n ade prétérit parfait, ni défini, ni indéfini, ni de prerit plus que parfait, ni d’infinitif. Il y a des gens a Qla vertu sied prcsqu’auilì mal que le vice. Bell. I Jmal à un pauvre d’être glorieux. Vaug.
IJCT Ce verbe il fi:d a deux usages, l’un pour les m®comme quand je dis, il sied mal à un pau*' reglorieux : l’aurre pour les habits, ou ce qui cônela personne, comme quand jc dis, cet habit W>J '■bien, les grands cheveux lui fiéent bien : mais * c rticipe séant ne s’emploie jamais que pour les n 1 ®On dit fort bien, ce qui est séant, bienséant ane l’est pas à l’autre, en parlant des mœurs, wrnspas en parlant d’une choie qui donne bonne o u •
vaise grâce à la oersonne. Si après avoir dit, les g r -^cheveux vous fiéent bien, 3c à lui, ils lui fi tClìtj’ajoute dans le même sens, ce qui est séant à * ll! | c£ ,l’est pas à l’autre, je parle très mal, 8c ne disp° ,nque je veux dire , ce qui sied bien à l’un ,fi^ ^l’autre. Sied a deux significations, séant n'w a st 11 jj reM. de la Motte-le-Vaycr íourient qu’on peutdes habits, comme dans cet exemple. Un si court ‘teau n’est pas séant à un homme de la forte ; m^s?de personnes font de son avis. Séant est feulement?ticipe, &non pas gérondif, puisqu’il ne s’emP‘ 0l .j; ||mais leul, mais avec le verbe auxiliaire fubsta' 1 ' 1 ^cil séant. Certaines choses étant bien séantes,*•
'passéant bien. fi-
A? Les Latins ont usé du mot sedere dans la m cgnification. Quam benè humeris tuis sederet itnff ^dit Pline dans son Panégyrique. Nam & itàfi“ ctliàs toga , Sec. Quintilien.
On dit trivialement dune chose qui sied * co-
qu’un: cela lui sied comme des manchettes à UI1chou. _ 0,
Sied. On dit proverbialement, à grands gens toUtj 6pour dite , que les Seigneurs peuvent risquer tuqui leur plaît, ils seront toujours applaudis.
SIEF. Mot Arabe , qui signifie collyre.
SIEG. f. m. Voyey Sige.
SIEGAERG. f. m. Voye\ Sigenberg. ç rfi
SIEGE. f. m. Meuble qui sert à s asseoir. Sedess tS ,sella. Il y a des fiéges de paille, de jonc, de câl h Jede tapisserie , c'est-à-dire , dont le tond est 8 3 ‘paille, de jonc, de cannes , de tapisserie , àc. ^ges font des fauteuils qui ont un dossier Sc df s jesdes chaises qui n’onr simplement qu un do» 1 £ ’ r e
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placcts & des tabourets qui n’ont ni l’undes fiéges plians qui font soutenus par des hostilede tortes toiles pour être plus mollets. On lesautrement selles brisées ; Sc quand ils ont uùon les nomme perroquets , 3c ils fervent a s 3 ^ je-table. Les efcabclles 3c les bancs font des J u S epleurent de bois. «. j. S 1 '
Siège , se dit aussi de tous les lieux où l’on
DUC , 1 C. IIH «lUill Ut IUUÒ JltUA UU l VJ1* ~ (fll u
des, sedilia. 11 y a dans les jardins des fiég eS ^ If?des fiéges de pierre. Un fiége de cocher p ole , c0 ufmoutons de devant du carrosse. C’est l’esp cce ^ pO u ffin où il est assis pour conduire les chevaù* L firer le carrosse. Dans les Eglises il y a les h? . (si:
mener
y a 1CS \ b » 11
ges 3c les bas fiéges , qui font les hautes *- »
chaires du Chœur, où se placent les Prêtres £
& les Clercs en bas. e cl’iù IîC
Siège d’aisance. C’est la devanture & la h 11 ®aisance. Daviler. Latrinarum sedile. jel - 1 ,Le fiége d’une selle est l’endroit du haùt 1 fi, -où le cavalier est assis. Elém. de Caval. E * fie ^
Siège, en termes de Médecine, sc dir de l 1 ^ c ulb‘ rC jcorps humain fur laquelle on s’aísied, 3c p mment du fondement, de l’anus. AnuSyVodc*' y c-
au fiége , une fistule au fiége. Les Philistins : £l it vCrent l’Arche à cause des maladies qui leùt etnues au fiége. Il est vieux.