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SiÌge de nefs , s’est dit autrefois , & fe trouve encoredans les Coutumes du Vicomté de l’Eau , à Rouen ,pour un port, un endroit où les vaisseaux s’arrêrent.oeaej navium ,fiatio navium. En pluhcurs lieux lesseigneurs levent des droits pour les figes des nefs.^ E ^, AUR - V ayeç le Glossaire de M. du Gange.
ÍE-ï oieôEj fe dit aussi de la place où le Juge est astisP°ur rendre la justice. Tribunal. Tenir le fiége. ProîC?C’ nj t l % ere ' ^ u S e ôtant dans son fiégefi* , aulli l’endroit, la salle où l’on rend la justiceans les Juridictions subalternes. Forum. On dit ence tons, aller au fiége. Vous trouverez votre Procureur
^ Ou le dit de même du corps & de la juridiction desficf eS ^k^temes. Ce fiége est compolé de tant d’Of-
^,.°u dit en ce sens, Siège Royal , Siège Prcsidial.te S e de la Maréchaussée , de la Sénéchaussée , &c.Pour dire, les différentes Juridictions.jiege, en Matière Ecclésiastique, signifie Evêché &uridictioH de l’Evêché. Siège Pontifical, Episcopal,atUarcal. Sedes. Cet Evêque a tenu le fiège pendantans. Le Siège vacant. Vacante fede. La dignité,ominence , & les prérogatives d’un grand Siège , íonttentations dangereuses de s’cnorgucillir. P. Gaill. ^orne s’appelle le Saint Siège , le Siège
apostolique. Pendant la vacance du Saint Siège.
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j r^, v ^ e capitale d’un étai, d’un empire , est ausiï^ège de cet état, de cet empire. Rome étoit le Siègeempire Romain. Paris est le Siège de nos Rois.
, On dit à-peu-près dans le même sens , qu’AthènesP°n le Siège des Beaux Arts & des Sciences, quet_°uie étoit le Siège de l’Idolitrie.
^ .t figurément, le cerveau est le siège de la raison.,, e ffartes prétend que la glande pinéale est le fiège deS ‘ âme.
Ge > en termes de Guerre , est le campement d’unepuiee autour d une place à dessein de s’en emparer,Ç ar famine, en faisant simplement des lignes pourp a |P ec fier que rien n’y entre; soit par vive force, endes tranchées , 8c y donnant des astauts. Ob-Ji ; ì° ' °kfefsìoj circumsessio , obsidium. Les plus fameuxlex^ ^ es ^uciens font ceux de Troies, de Tyr, d’A-d'Ofl-’ Numance. Ceux des Modernes , font ceuxtend , de Candie, de Grave. Ce Capitaine en-tra' ° lei1 a faire un siège. Il a été malheureux, & con-^ * nt de lever le fiége. Il a fallu faire un fiège régulier, an s les formes devant cette bicoque, on ne l’a pu1 Q Ver d’emblée.
0r p à aussi d’une femme qui résiste aux attaquesfg n ?ircs, qu’on ne sauroit la prendre , qu’on ne la■ Ur oit prendre que par un fiège régulier , qu’il fautauc °up sto soins 8c de longues assiduités.
Enfin cette beauté m’a la place rendue,
Que d’un siège fi long elle avoit défendue ,Mes vainqueurs font vaincus. Malh.
SIÈGE m
SlEçp* de ville. Voyej Sigen.der^ v> n - Occuper un Siège, une Juridiction. Se-cu e , J fidem occupare. Ce Pape a fiégé dix ans, a oc-}q e dix ans le S. Siège. Martin V fiégeoit en 1418.1 CSJ C «R. Les Juges supérieurs viennent fiéger dansl eu Jri dictions subalternes , quand ils viennent tenirassises, II a peu d’ulage. Il est vieux.po u CS Sens qui parlent bien, ne disent point fiéger ,mu.! a àger une place. C’cst une faute assez com-
SI£g LE r AUG *
d e n ' , Vieux mot. Siècle. Borel. Seculum. Rois
oainbray,
^ Rois de Cambray vìfi,t e hégle fi i on comme il fift .
SIÉGO, v-i.
au dé ' c de la Chine, dans la province d’Iunnan ,la h,« ■ tei «ent de Lingan, troisième Métropole deSl£^ Vln ce.
petf 0 I£ì,Ne - Pronom possessif & relatif de la troisième^^ quelquefois substantif. Suus,sua,fium.
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Qiîand vous aurez dit votre avis, il dira le fien. Ona servi trois poulets à trois períonnes , c’ert-à-dirC , àchacun le fien. Il a fait de grands biens à un fien ne-veu. Cette derniere façon de parler ne vaut plus rien.On ne dit plus un^/ze/zami, mais ion ami, ou un deses amis s’il y en a plusieurs. Ce pronom est relatir,8c on ne le met ainli devant 8c avec le íubilantifqu’enstyle badin, ou comique.
Deux siens voisins se laissèrent leurrer. La Font.
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Je suis à Rodante, ]e veux mourrir sien. Malh.
Ce vers finit mal pjrle pronom fien. Mén. On ditqu’on n’est jamais riche, si on ne meie de l’argent d’au-trui avcc ìe fien. On ne fait tort à personne, quand onne demande que le fien. La justice est une vertu quirend à chacun le fien.
? Ce mot au pluriel, signifie cn général ceux qui ap-partiennent à quelqu’un , de quelque manière que cesoit, les parens , les amis, les héritiers, les descen-dans, les domestiques, les íoldats, <5 c. 11 a stipulé pourlui & pour les siens. A qui fera-t-on du bien si ce n’estaux siens ? Ce général fut abandonné par les siens.Héritiers siens, font ceux qui viennent de nous en li-gne directe, pourvu qu’ils íoient en notre puissance»lors de notre décès, distingués des étrangers. Fasse lesfruits fiens, c’est se les approprier de les acquérir lé-gitimement. Courtin. O11 dit proverbialement, àchacun le fien ce n’est pas trop.
On dit que Dieu n’abandonne jamais les fiens , ceuxqui lui íont fidelles : qu’il connoît, qu’il éprouvé lessiens , ceux qui fe dévouent à lui.
Faire des siennes, c’cst laite des folies, des extra-vagances, des fredaines, faire des tours, soit de jeu-nesse , íoit de friponnerie.
Appren-luì bien ce que je puis »
Ce qu’il efì } & ce que je fuis »
S’il pense ainsi faire des siennesQu à la fin je ferai des miennes,
Et qu’il fera bien , s’il me croit 3Désormais de charier droit.
Typhon de Scarron,Chant I,T.I,p. 431 de l’édit.
de 1694.
La Fontaine a fait venir ce proverbe le plus à pro-pos du monde dans son ingénieuíe Ballade pour lepont de Château-Thierri.
Depuis dix ans , nous ne savons commentLa Marne fait des siennes tellement,
Que C ejl pitié de la voir en colère.
Pour s’opposer à son débordement ,
L’argentsur-tout efi chose nécessaire.
Fables 8c autres Poésies de la Fontaine, z/z-12. Paris,1671, p. 104.
On dit proverbialement, souvent on n’a pire quedes siens ; à quoi semble répondre cette parole de l’E-vangile : Inimici hominis domestici ejus.
SIENKIN. Ville de la Chine, dans la province de Che-kang, au département de Taichu, dixième Métropolede la province.
t/XT SIENLIEU. Ville de la Chine, dans la province deFokien, au département de Hinghoa, septième Mé-tropole de la province.
SIENNE. Nom propre d’une ville de Toscane , en Ita-lie. Sena, Sema , Sens., Colonia Senensis. Elle est ca-pitale du Siennois, de ssinée à onze lieues de Florence,du côté du midi. Sienne est une des plus considérablesvilles de l’Iralie. Elle est grande, belle, ornée d’un grandnombre de palais,de belles plaCés,de fontaines 8c de su-perbes églises , dont la Cathédrale est presque' touteentière de marbre blanc ou noir. 11 y a aussi un magni-fique Hôpital: mais ce qu’il y a de singulier à Sienne ,c’est ía grande place. Elle est ronde, entourée de bel-les maisons de même íytnmétrie , & ioniennes par desarcades » fous lesquelles on peut se promener cn touc