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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SIE

•temps; le milieu de cette place est enfoncé en formede coquille, &on peut aiíémcnt le remplir d’eau, &y représenter un combat naval avec de petites barques.Sienne est aussi une place forte, & elle est détenduepar une bonne citadelle : elle a un Archevêché , uneUniversité fort fameuse 3 l’avantage de parler fort dé-licatement la Langue Italienne , & d’avoir donné lanaissance aux Papes Alexandre III & VIII 3 Pie II &III. Au reste, Sienne étoit autrefois une République.iTes Espagnols la prirent lan r 574, & la remirent auGrand Duc de Toscane, qui en est encore le maître.Maty.

Sienne. ( la ) Rivière de France , dans la Normandie.Elle a fa source dans la forêt de S. Sever j & se jettedans la mer d u Havre.

SIENNOIS, OISE. f. m. & f. Qui est de Sienne, enItalie. Senenfis. Les Siennois prennent la Sainte Viergepour Patrone de leur ville, en mémoire de la protec-tion qu’elle leur donna dans la victoire qu’ils rempor-tèrent fur les Florentins, & dont ils lui rendent grâcestous les ans le jour qu’on célèbre ion Astomption.Corn. Quand on parle d’une personne en particulier,on dit communément de Sienne , plutôt que Siennois.Sainte Catherine de Sienne , Sixte de Sienne.SIENNOIS. ( le ) Nom d’une province du Duché deToscane , en Italie. Senenfis ager. Elle a le Pisan aucouchant; le Florentin au nord; l’Erat de l’Eglise aulevant ; Sc la mer de Toscane au midi. Le terroir decette province est assez fertile, surtout en mûriers,dont on nourrit une grande quantité de vers à foie.On y trouve plusieurs eaux minérales. Sienne est laville capitale,les autres font Grosseto,Sovana, Pien-za,'Monre-Pulciano, & Monte-Alcino. Le petit Etatdelli Presidii, enclavé dans cette province, a été en-tre les mains de l’Empereur; & la principauté de Piom-bino a son Prince particulier, qui étoit autrefois fousla protection des Espagnols. Maty.

$CT SIERQUE, ou SCIRCK. Ville de France, dans laLorraine, au Bailliage Allemand.

•SIERRA. Mot Espagnol qui signifie montagne. Mons.On le donne aux montagnes Sc à des contrées pleinesde montagnes. Sierra est une petite contrée de la Cas-tille nouvelle, en Espagne. Montanus tractus. Elle estvers les confins des royaumes d'Arragon Sc de Valen-ce. Cuença en est le lieu principal. Sierra est encore«ne petite province du Pérou. Provincia Montana.

. Elle est entre celles de los Charcas, de Técuman &de Chaco. On n’y voir rien de considérable que S.Crux de la Sierra , qui est une colonie d’EspagnoIs.Maty.

Sierra-Lione, C’est-à-dire, la montagne des Lions. Voy.Lione.

SIERT. Vieux mot. Si estoit. Pierre de Blois. Borel.

Si effet, fie erat.

SIESTE, f. f. Temps qu’on donne au sommeil après ledîner pendant la chaleur du jour. Faire la fiefie , fairela méridienne. Les Espagnols disent dans le même senssefiear, que Ménage en son Etymologique, au motdîner, prétend qu’ils ont fait de sexta , en fous-enten-dant kora. Ce qui est fort vraisemblable. Lorsque nouseûmes mangé comme deux affamés & bu à propor-tion, nous nous levâmes de table pour aller au jardinfaire voluptueusement la fiefie dans quelque endroitfrais & agréable. Hifi. de Gil Blas de Santillane, T.

IV , p. 33. Un jour qu’il nous prit fantaisie après ledîné d’aller faire la fiefie dans l’endroit le plus agréa-ble du bois, mon Secrétaire se trouva de si belle hu-meur, qu’il nous ôta l’envie de dormir par les discoursréjouissans, p. S S. Le Traducteur François de l’His-toire de Dom Quichotte n'a pas francisé ce mot. II ditdans le III e Tome, à la fin du chapitre 3 ,p. 4g, queD. Quichotte Sc le Bachelier Samson Catrasco, aprèsavoir dîné ensemble, firent la fiesta, pour ne pas trou-bler la digestion, & qu’ils ne s’éveillerent que quandSancho entra dans la chambre.

SIET. Vieux mot. Efi , troisième personne du verbe jesuis. Boëce. MS. Borel,

SIEUR. s. rn. ( Il n’est que d’une syllabe. ) Espèce de ti-tre d honneur dont l’usage ordinaire est renfermé dans

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les plaidoyers, dans les actes publics, Sc autres écri-tures dc même forte. Domnus , Dominus . Je P* al epour le Sieur Marquis de , &c. C’est un titre qu misupérieur donne à un inférieur dans les lettres m» *"ves & autres écritures particulières. Vous direz auot£“tel, qu’il fasse, 6 c.

En ce sens on l’emploie souvent par modestie euparlant de soi : ainsi on voit à la tête des livres, Ttaductibn du Sieur d’Ablancourt. Œuvres àu Sieuru£préaux, &c. . „

Sieur, est auífi un terme qui marque Seigneurie. Uminus. Ecuyer , Sieur d’un tel lieu.

Sieur, ( de deux syllabes.) Voye% Scieur.

S I F.

SIFANO. Voyer Siphanto. r , .

§3 SIFFLANT, ANTE. adj. Qui produit une elp^-

de sifflement. Il n’est employé qu’au féminin,enLramaire, pour exprimer certaines articulations qui 0en effet une forte de sifflement qui précède la voy £ ",’Sibilans. Les Grammairiens appellent consonnes/j/^fiantes , ces trois ièmes ô , X, Z , parce qu’on ^prononce qu’avec une espèce de sifflement. M» si jDangeau qui prétend avec raison que notre .que nous le prononçons dans chariot , cherte , ccane, choque ,est une consonne simple, comp fe< »tre lettres sifflantes , Z, S,J, Cil. Car quarte ?o ^sonnes sifflantes , ont les mêmes rapports entre e ’que les quatre labiales & les quatre palatiales- F ííc change en s , Sc 1 / en eh , comme le b en ^d en t; Sc 1 / se change en 3, comme l’v en é, si ,ch se change en f, comme le k en t. M-Dangeau. .

ífT SIFFLEMENT, s. m. On écrit ordinairement^mot, ainsi que le verbe , avec deux ff. C’est PFTment Faction par laquelle on imite le bruit du njt ’le bruit qu’on fait en serrant les lèvres en rond, ^pouffant son haleine. Sibilatus , sibilum ,fibU uS ' ^homme nous étourdit par des sifflemens continu? ^$ 3 “ On le dit non-feulement du bruit que fait 1 ho(°en sifflant, mais encore de celui que font q uC ^animaux, du bruit aigu que font les vents, t IlîCchc, une balle, une pierre lancée avec violence-Les vents durant la tempête font d’horribles/Tssmens. Beaucoup d’animaux expriment leur c0 ] e J- e Ledes sifflemens, comme les serpens , &c. C’est ah. *Tisiphone & Alecto font l’amour, loríqu’elles ^ oll jj cScommerce de galanterie, & que les serpens dontfont cocffées radoucissent leurs fifflemens.LíCtí■ v

Au bruit de leur affaut, les vents des envif° nS ? ~ s .

De leurs longs sifflemens leur servent de c{ll y i

&

On le dit encore d’un certain bruit que l’homtn?quelques animaux malades du poumon font enrant. Quand il dort, fa respiration est acconaP 3 »^d’un sifflement qui marque que sa poitrine i° u

Ac. Fr> , , . t une

Sifflement , est auífi un témoignage de mépris P 3force risée qui imite le sifflement de l’air. Ssi u -sisrisiorìus. Par des sifflemens Sc des battemens de P^,^

& de mains, on les chassoit de la chaire, Ma° c ‘

plodi sibilo ex . , <jU

03 " SIFFLER, v. n. Imiter avec la bouche le b ? c0JjV .sifflet ; rendre un son aigu par le moyen de 1 3,1 ^primé, différemment modifié en passant par l . lll ..ctle'duit étroit. Sibilare. Cet homme siffle continment. Ce merle siffle bien, a appris à siffla- Ê jqoes03 * On le dit de même du bruit aigu que sont st j £S ct-animaux en colère. On entend siffler les oies,gnes, &c. en colère. Les serpens sifflotent 3Utmoi.

La Discorde, à l’aspect d’un calme quiFait siffler ses serpens , s $ excite à la ven ê e -n 0 \u

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