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Tome septieme. [PRO - TE.]
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'Sii.ENCiArRE. f. m. Terme cP’Histoire Romaine. Nomd’Office parmi les esclaves des anciens Romains. Si-lentiarius. Le SUenciaire étoir selon quelques-uns ,un esclave préposé pour empêcher le bruit des autres,& les faire taire. Sénèque parle dans fa Lettre 46 e .du foin qu’on avoir de tous les esclaves dans le silence ,de forte qu’il semble à Julie - Lipse, à Popma & àd’autres, que le Silenc'taire fut déja établi.D’autres,comme Pignorius, prétendent qu’on ne peut rienconclure de Sénèque , sinon que dès lors on étoit fortíévcre à arrêter le bruit des esclaves; & que le nom& l’Oíhce de SUenciaire n’a été établi que vers letemps de Salvien, qui est le premier Auteur où ce motl'e trouve. Voye% Pignorius , Comment, de Servis 3 &Popma de Operis serv- On établit des Silenciairesdans la Cour des Empereurs . Ils font appelés Silen-tiarii , Ministres du répos, Quietis Ministri , Silen-ciaires du Palais , Palatii Silentiarii. Ils avolent lestitres de Clarissimi , spectabiles } devotissimi , &enGrec, Qa.vjM7m Txìst } c’est-à-dire, très-admirablcs.11s ont été en grand nombre : mais il y en avoir trenteordinaires divisés en trois bandes de dix chacune, ctdont chaque bande avoit un Décurion. Ce Corps deSilenciaires s’appelle dans le Concile de Calcédoine,Act. I. Schola devotissimorum Silentiariorum. Il y adans la Code de Justinien un titre De Silentiariis &Decurionibus. Voye-[ Codin. Saint Angilbert avoirété SUenciaire deCharlemagne , c’est-à-dire, Sécré-tairede son Cabinet. Châtelain , Martyr. T. L p.68 j. Instruisez-nous de la manière dont vous avezparlé au SUenciaire , c’est-à-dire, à l’Ambassadeurde Constantinople. Fleury.

SILENCIAIRE. Nom de secte. Voye% Taciturne.

SILENCIEUX, EUSE. adj. Qui garde le silence ;qui esttaciturne. Silentiosus, taciturnus. On dit dans le dis-cours familier , Vous êtes bien slencieux aujour-d’hui, vous parlez bien peu. RÉEL. Une paillon vive& tendre, est morne ct filencìeufe. Bruy.

SILENES f. m. pi. Terme de Mythologie. Demi-Dieuxdes Païens. Ils étoientlesmêmes que les Satyres qu’onnovomoix. Silenes , quand ils étoient avancés en âge.On appelle Silènes , ditPausanias, les Satyres qui fontdéja fort âgés. L’Auteur du grand Étimologicon faitla même remarque. Il y a eu néanmoins un princi-pal Silène , qui a été plus ancien que les autres, com-me on le peut voir dans Noëlle Comte. Diodore deSicile dit qu’il fut le Pédagogue ou le Maître de Bac-chus , à qui il donna de belles instructions, layantsuivi à la guerre. U cire un ancien Poëce nommé Thy-mxtas, qui rapporte que les Silènes assisterent Bac-chus dans la guerre, qu’il eut contre les Titans, &que le premier Silène régnoit dans une île que faitle fleuve Triton dans la Libye ; ce Sylène avoir unequeue derrière, & toute fa postérité porta aussi cettequeue. Nonnus au liv• 4. des Dyonisiaques, faitSilenus fils de la terre; & au liv. 24. il nomme troisde ses enfans , savoir A stratus , Maton & Lenatus.Servius fur l’Églogue de Virgile , a remarqué que Si-lenus étoit fils de Mercure, ou selon quelques-uns,de Pan & d’une Nymphe; & selon d’autres qu’ilétoit né des gouttes du sang de Cœluspere deSaturne.Voyc[ de Méziriac dans ses notes fur la lettre de(Enone à Paris. Ce Silène fut Gouverneur de Bacchus.Les Poètes disent qu’il étoit toujours monté Iur un âne.

Bochart dans son Chanaan, L. I. c. 18. croitquele nom Silenus , a été fait delbiy, ,Silo, ou ,& de là , Sílan ; que c’est le 110m du Messie ,qu’on a donné à ce prétendu Dieu ; que les chosesqu’on lui attribue, font toutes des traits tirés de ceque les Prophètes avoient dit de J. C. Ainsi parcequ’il est dit que le Messie fera le Docteur des peu-ples, on a feint que Sï/è/re fut Précepteur & Gou-verneur de B icchus; parce qu’il est ditdu Messie qu’il Jliera son âne à la vigne, & l’ânon à une belle vigne , ;on adonne un ane à Silène. De même Silène prési-doit à ceux qui prelluroient la vendange, parce qu’il !est dit que J. C. lave ses vêremens dans le vin, com-me ceux qui foulent le raisin. Parce qu’on ajouteque ses yeux font rouges à cause du vin, ils ont feint j

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que Silène étoit toujours ivre. Enfin on a dit queSilène vivoit de fromage ct de lait de vache, pateequ’il est dit du Messie , que les dents leront blanchesà caule du lait. Bochart a raison de n’avancer celuqu’avec crainte. Car cela est bien impie: aussi est-ce >■ dit-il, le démon qui forgea cette fable pour rendrenos mystères ridicules. Tout cela est avancé bien legs*rement. Certainement ce démon étoit un grand igno-rant de prendre rubent illi oculi ex vino , & dentesejus ex lacie albescent , dans le lens qu’il fait , coin* 11 ®li cela ne signifioit pas , lelonla propriété de la langueHébraïque , sesyeux font plus rouges que le vs 1 s iSdents plus blanches que le lait. D' ailleurs le pieg" etolCsi caché , qu’avant Bochart , ni Idolâtre , ni q ul c l uecesoit, n’avoit vu J. C. dans Silène, & onnuis pris occasion d’en mépriser nos mystères. Ainh cedémon perdit bien son temps & la peine, à mouisqu’il n’eûtenvue Bochart tour íeul : encore n’auroit' 1pas réussi. Car Bochart étoit fort éloigné de p renJtde là occasion de mépriser nos mystères.

SILÉSIE. Nom d’une grande province du Roya UITJde Bohême. Silesa. Elle est bornée au couchantla Bohême propre & par la Lu face; au nord par lequilat de Brandebourg; au levant, par la Pologne»au íud par laHaute-Hongrie, & parla Moravie- ^Silése est baignée par plusieurs rivières, dont la p r ' n ,cipale est l’Oder, qui la traverse toute entière duau nord. Elle est bien peuplée, bien cultivée, & }.fertile en grains ct en pâturages. On y trouve aulumines de fer, d’airain, d’érain , de vitriol, dotd’argent dans la célèbre montagne de Riíembei'g-divise la Silése en deux parties générales ; lu h®!Silése, & la baise Silése, ct elles contiennentsept contrées, auxquelles 011 donne quelquefoisnom de Duchés, & d’autres fois celui de Princip^ 1 ^Au reste, la Silése, dont Breflaw est la capitale».,autrefois une partie de la Pologne : mais elle s’enfous le règne d’Uladiflas Lochticus, & se joignh •'Bohême; vers l’an 1330. Mat y. Il y a une fis 0 !,métallique de Silése en Allemand , par Géoífr°LVerdek , avèc un Dialogue furies monnoiesdeJw* ^par Martin Flanchius imprimés ensemble à JaV ££Silése. - e

La Haute Silésie. Silesa inferior. C’est lu ssifeméridionale deìnSilése. Elle est vers la íource de ,der, 3 c elle renferme neuf Duchés ou Principu 11 ^’

qui portent le nom de ces neufs villes leurs capk; 1 ’

Teschen, Ratibor, Troppaw , Jegerndorf, Opp £ . pGrotlca, ou Neiss, Monsterberg, Brieg , Sche^^nitz. Le Comté de Glatz étoit autrefois de lu bSilése : mais il est maintenant de la Bohême P r0 »Maty.

La Baise Silésie. Silesa inferior. C’est luseptentrionale de ìaSilese.Eììe renferme huitPÉ ^ou Principautés, qui prennent les noms de Bre* .d’Olíse, de Wolaw, deLignits, deJawer, .gaw, de Sagan & de Croísen, qui en font les cap ltaOn y voir encore les Baronies de Tranchebc* ë’r flSMilitfch & de Wartenberg, qui font lur les cUll j>£-de la Pologne : le Duché de Croísen appartiei^ alecteur de Brandebourg. Id. - <7-

SILÉSIEN, ENNE. f. m. ct f. Qui est de Sile í;e ’

lésas , a.

SILEX. f. m. Voyer Pierre à fusil. , JfS

SILH 1 GE. f. m. Nom du douzième mois de l’ann^^jsArabes Agaréniens & des Turcs. Il répond uu ,d’Août. On le nomme encore Dulhagia,Dulheggia, Dilhaga, Zilirlche, Dulcagiath, D 11 ^, \\,glati, Dalhagieh, Dilhajia. Voye\ Eutychius,p. 340, y,03 ,yn , juo, 543 , 444, 47 2 > &ci us, Menol. p. 79. jj est

SILIAN. Nom d’un lac de Suède. Silianus l acuS ' 0 s$assiez grand, & situé dans la Dalécarlie, aux cde la Gcstricie. Maty. : te sv

ÇCT SILICULE. f. m. Terme de Botanique. I elique. Silicula. Vùyez Silique- . n orîi

SILIKHTAR. f. m. Terme de Relation. C’est 1 page sdu second Page de la cinquième Chambre ^.(Rre,du Grand-Seigneur, appelée Khas Oda, ce