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se donne aux femmes à qui on a donné aubaptêmeie nom de S. Simon. Car je ne lâche pas qu’il y airune Sainte Simone.
03* SIMONI AQUE. adj. de r. g. Qui s’applique auxpersonnes capables de simonie, & aux choies où ilentre de la simonie. Sïmoniacus.
03“ Dans le premier cas on dit un ecclésiastique fi,ma-niaque , Sc íubstantivement un Simoniaque. Simon leMagicien fut \e\szemict Simoniaque, qui voulut ache-ter de Saint Pierre , la puissincede faire des miracles,Sc de donner le Saint-Eiprit. Un Simoniaque eCt déclaréincapable de poíléder jamais aucun bénéfice.
03* Dans le second cas on dit un traité , un contrat fi-moniaque. Convention , résignation , ordination fi-moniaque , &c. Foye | l’article suivant.
SIMONIE, f. f. Crime qu’on commet quand on tra-fique des choses sacrées, ou des Bénéfices. C'est unevolonté délibérée de vendre ou d’achetcr ce qui estspirituel, comme les Sacremens, les Grâces , Scc. ouannexé au spirituel, comme les revenus ecclésiasti-ques , le droit de patronage. Simotia , Sacrorum ven-ditio. Lay£/«í>/ 2 ie consiste àvendre ou à acheter les Sa-cremens, le Baptême, l’Abíolution , l’Ordination ,la nomination Sc la collation des Bénéfices, l’entréedans les monastères, la bénédiction nuptiale, &c.Quelques-uns ont prétendu qu’il fuffifoit que l’ordi-nation sût gratuite , & que du reste on pouvoit ven-dre ou acheter les revenus comme une chose tempo-relle. Les Canons des Conciles ont condamné cettesubtile distinction j parce que les revenus font atta-chés à un office ecclésiastique qui est purement spi-rituel. Les Docteurs distinguent trois fortes de fimonies.La simonie mentale , est celle qui demeure dans laículc volonté,fans se produire au-dehors:comrnequandon fait un préteur à un Coliateur, fans lui marquerqu’on attend de lui un Bénéfice. Cette fimonie n'estpunillable que dans le for intérieur. La fimonie con-ventionnelle est celle qui te fait par un acte exprès,& une paction formelle, fans qu’elle ait eu d’exécu-tion. La fimonie réelle est celle où la conventionest exécutée de part Sc d autre , & c’est la plus cri-/ìnincllc de toutes. La peine de la fimonie est la dépo-sition pour les Clercs , Sc 1 excommunication poul-ies Laïques. La confidence est une espèce de fimonie ,Sc de corruption. Le P. L. Foye% Confidence. C’estune maxime des Canonistes, qu’il ne fe fait point defimonie en Cour de Rome, parce que le Pape agiten Supérieur ablòlu. Ils disent auffi, que les résigna-tions en faveur ne peuvent être admises que par lePape, parce quelles sentent un peu la fimonie , Scqu il est teul capable d’en difpenler. On jure dansces occasions qu’il n’est intervenu aucun dol, fraude,fimonie , ou autre paction illicite. On commet la fi-monie , dit Pierre Damicn, Opusc. XXI. c. iv. nonfeulement en vendant ou achetant les saints Ordres,mais en vendant le jugement d’un Concile. Dans1 Opuscule XXXII, r! distingue trois tortes de fimo-nies. La fimonie d’argent, la fimonie de la langue, Sccelles des services. La Simonie d’argent est celle oùl’on donne de l’atgent pour avoir un Bénéfice ; Sc on. la commet encore, íelon lui, en dépensant son argentà vivre à la Cour , pour avoir un Bénéfice La fimoniede la langue consiste à Hâter les Collatcurs, Sc fe ren-dre agréable à eux par fes complaisances Sc ses louan-ges. La fimonie de services consiste à les servir pour enobtenir un Bénéfice.
Ce mot vient de Simon magnus , dont il est parléaux Actcsdes Apôtres qui voulut acheter avec de l’ar-gent la puissance de faire des miracles. M. deLaunoien a fait un excellent Traité.
Simonie des Chanoines. Dans les différentsqu’avoient(ouvent fur la fin du treizième siècle les Chapitres avecleurs Evêques, le Cardinal Simon de Brie, légat enFrance , favorifoit les Chanoines, étant lui-mêmeducorps en qualité de Trésorier de S. Martin de Tours-,&ayanr été pris pour juge d’un procès entre l’Arche-vêque Pierre Barbet Sc le Chapitre de Reims, il letermina par une transaction, que plusieurs , faisantallusion à son nom, appelerent la Simonie des Cha-
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noines , comme leur étant entièrement favorable-Fleurv , Histoire Ecclêfiast. L. LXXXFH, p. 29 2 \SIMONIEN.ENNE. Nom des premiers I-léretiques qu»ayant été parmi les Chrétiens , si on doit néanmoinsappeler Chrétiens des Sectaires qui étoient de putPhilosophes, & qui fuioient profession de la Mng^jSimoniani. Simon, ce fameux Magicien , dontest parlé dans les Actes des Apôtres, étoient leur c c •II mourut fous l’Empercur Néron. S. Pierre vivaencore ; Sc ainsi Clément d’Alexandrie te trompe >lorfqu’il le fait postérieur à l’Hérétique Marciom 'Epiphane a eu raison de dire, que la prendere h tl(- ''a commencé par Simon le Magicien né dans une ptire ville de Samarie, de qui fe vantoit d erre la gmnvertu de Dieu qui avoit été envoyée du cid h Isterre. Il te iaifoit passer pour Dieu le Pcre che?^Samaritains, Sc pour le Fils chez les Juifs. ^fait comme un mélange de la Philosophie de j a* ^&des fables desPayens, avec la ReligionChretiei- 1 ^Il avoit emprunté des Platoniciens plusieursqui regardent le culte des Anges, & il fufoirterce culte à la Magic, prétendant qu’on ne P° uv •être íauvé que par l’invocation de ces Anges, 1étoient comme les Médiateurs entre Dieu Sc fs* 10 ^mes. Il semble que S. Paul ait parlé de ce cul te .perstitieux des Anges dans son Epitre aux Colo* 1Les Gnostiques, dont il a été le pere , adopte 1ce même culte des Anges, ayant encore encheri pdessus lui. Foyers. Epiphane , h&r. zi. i| eS^IMONOSEK. Ville du Japon dansí’île de Nipb° n ’ ilt j-est située fur un fameux port , au pied d’une m° j £gne, dans la province deNagalto, la plus occideide l’íle de Niphon.
SIMONTHORNA. Ville de la basse Flongrie, ^Comté de Tolna, Sc aux confins de celui d *Royale.
SIMPHISE. Foye^S ymphise.
SIMPLAIRE. f. m. Terme d’Antiquité. Soldat R 0 !^qui n’avoit que la simple paye, comme lesétoient ceux qui l’avoient double. Simplaris • F .,VÉGECE .L.ÍI.C. Vil.
SIMPLE, adj. m. & f. & f. Qui est fans comp fa*fans mélange. Simplex , purus. Dieu est un cUC ^pie. Notre aine est une substance fimple , Sc fa nS J\ c $tposition de parties. Les élémens lónt simples ) ^ 'mélange fiit les corps mixtes. , 0ll t
03“ Simple, fe dit aullì pour seul, unique. R lia P t jcle servir qu’un fimple valet. Il n’a pour ^ e .. C °j) 0 iií. qu’un fimple manteau. Souliers à fimple femelle. ,,entendre cela, il ne faut que le Jimple sens com j £03“ On dit substantivement, p aie r le double cou 1fimple. Simplum. / j ( y,
Simple , est aullì opposé à double , ou compose. S L yj e>fimplus. Au Trictrac on ne marque que partie J 1 "!quand on a été débredouillé. . fa-
03“ En Grammaire il y a des noms Sc des ve Sj ail*'pies, qui font primitifs, & d’autres computé'quels on ajoute quelque particule. Saison est u ,*l )t £fimple ; arrière-faiíon est un nom compose. R al fi,est un verbe fimple ; déraisonner, un verbe c ° n ^ j c jE n Géométrie , on dit que les dé monstre 11 . 01 j e5plus simples font les meilleures ; que les macm 1 ^. uíplus fimples font les plus parfaites. En Arith Iîl .il y a des nombres fimples , comme ceux ss 1 ^ ^jufqu’à dix, & des nombres composés, q lU ^ 01 jbl f *dessus. II y a une règle de trois smple , Sc ane v. lì} itcSEn Pharmacie il y a des remèdes fimples , & . ^ fui-composés. En Musique on appelle contrepoUpie , Sc contrepoint fis, uré , le premier c0 yu e .air qui s’appelle le fimple , Sc le second le SC
Simple , se dit auffi de ce qui a le moins
de choses qui Raccompagnent. Nudus , J !rr ,K c fu lSn’ai qu’une fimple promelle de lui > pour 1 ^ rl ir>®formalités.On prend posteffion d’un Bénéfice, .ç ofl \i6fimple signature de Cour de Rome. On l’a emP stiCtfur une fimple dénonciation, Sc Cat ane fimple c ' c [ï-fur un fimple oui dire. Il a un habitrou t^ 1 / pV usC 'à-dire, léger, tout uni, fins ornement Sc l an b aSSimple , fe dit auffi des choses qui font dans ie ranS