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Tome septieme. [PRO - TE.]
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72. z SIM

ployé pour simplicité ; il compte parmi les moyens-d’être heureux.

Sage simple lie, amis à foi pareils •

Table ordinaire , & fans grands appareils.

SIMPLICIEN. Simple , que l’on dupe aisément. J’aipeur qu’il n’y air là quelque supercherie cachée, tkqu’il n’y ait quelque frère fimpheien attrapé. Lettrede Gui Patin , in~i2 > 17O7, T. II , p. 372. Lespremiers Essais des Proverbes par Fleury de Bellingen,font en forme de Dialogue entre Simplïcien Sc Corne.L’exemple suivant est tiré de la Préfacé. Simpliciencaquette comme une pie borgne, sans savoir ce qu’ildit; Sc Corne parle en homme, avec intelligence.

SIMPLICISSIME, adj. Trcs-simple. L’Abbé de Chau-lieu à la Duchelíe de Bouillon (T. II, p. 237.) Vousavez bien de la bonté, Madame, de m’apprendre quej’ai écrit une pièce d’éloquence à Madame de la Sa-blière. En vérité je n’en íavois rien. Je croyois avoirécrit une Épître fimplicijftme.

ffT SIMPLICITE, f. f. Qualité de ce qui est simple,qui n’est point composé. Simplicitas. La fimpheitédes Elémens. La fmplicité de famé.

$GP Simplicité, dans l’art oratoire. La fmplicité, dansle discours, est une manière de s’exprimer facile, na-turelle, fans ornement, & où l’art ne paroi t point. Ufaut que cette simplicité ait pourtant quelque chosede fin Sc de délicat. Souvent la fmplicité est éloquen-te. La Br. Dans la fmplicité apparente, & fous unair négligé, il renferme de grandes beautés. Boun. Ily a une fmplicité d’exprellìon qui n’ôte rien à la gran-deur des pensées. S. Evr. La fmplicité que Malherbeaffecta dans ses vers, fit que chacun voulut être Poè-te, & crut le devenir lans peine. G. G. Quelquefoisnous pensons exprimer naïvement les grâces du natu-rel , lorsque nous tombons dans une fmplicité balleSc honteuse. S. Evr. Rien ne plaît davantage en conversation, qu un air naturel, & une fmplicité facile& délicate, qui ne bande point l’esprit, & qui ne luiprésente que des images communes Sc agréables. Nie.La fmplicité plaît fans étude & fans fard. Bon. Unefmplicité facile & délicate, rend le tour de vos en-tretiens agréable Sc insinuant. Lettre d’Héloïsea Ab.

$CT Simplicité, en parlant des habits, des meubles,se dit par opposition à ornement, enrichissement. Cethomme affecte la plus grande simplicité dans ses meu-bles, dans ses habits, &c. Il évite l’ornement & leluxe.

(fT Simplicité , se dit en morale , pour désigner lavérité de caractère qui a sa source dans un penchantnaturel & non réfléchi; une innocence naturelle quiexclut le déguisement, la malice Sc le raffinement.Candor , ingenuitas. Le Seigneur a recommandé à sesDisciples la prudence des serpens, & la fmplicité descolombes. Ma fmplicité le rit de leur finesse. Gon.La fmplicité de la foi n’entre point dans des discus-sions vaines Sc curieuses. Fléch. Une trop grandesimplicité rend les hommes méprisables aux yeux duvulgaire. FlÉch. Pourquoi ne pas préférer la fimpli-cité d’une vie particulière, où l’on goûte doucementSc innocemment le peu de bien que la nature nousdonne, aux songes inquiets des ambitieux. Boss. Lafmplicité accompagnée de quelque prudence, est plusheureuse Sc plus sûre que la finesse. M. Scud. Lafmplicité des Apôtres est garant qu’ils n’ont rien in-venté. Cl.

Simplicité, se dit aullî d’une action faite par imbécilli-té, ou foiblelse d’esprit, ou par défaut d’expérience;de la facilité qu’on a à se laisser tromper ; de la cré-dulité , de l’innocence , qui approche de la bêtise.Stoliditas fimplicitas , credulitas. On nous a contéune grande fmplicité de cette Villageoise: on rit beau-coup de cette fmplicité. Il n’y a que trop de ces zélésartificieux qui se jouent de la fmplicité du peuple.Le Cl. Il y a une fmplicité superstitieuse qui croittout, qui allure rout, Sc qui se plaît à donner au men-songe la forme de la vérité. Fl. On prenoit sa dou-

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ceur & fa franchise pour simplicité. Abl. Cette helhinnocente me guérit enfin par f es simplicités, Sc m*- 11amour ne put tenir contre ses naïvetés. S. Evr. Je veuxque l’on respecte la fmplicité. Si l’on veut ctre roui c >que ce soit dans le monde, où le commerce de la fourberie estétabli. Le Ch. d’H. Il y a une íott efimphcMqui croit les choses les plus incroyables comme 1 Ja une sotte présomption qui condamne comme fauxce qui paste les bornes étroites de l’esprit. Log. On jpour excuser un homme niais & innocent, qui a aune faute, qu’il y a plus de fmplicité dans ion ait,que de malice. A

SIMPLIFIER, v. a. En matière Ecclésiastique \ ot< J a . l pBénéfice la charge d’ames qui y est attachee,.** apenser le Bénéficier de la résidence. Curam^ animatueximere. Plusieurs Bénéfices qui avoient éûfimpup es >exigent aujourd’hui résidence; & une infinite d autrequi l’exigeoient, ont été fimplifiès. ,

§3* Simplifier, dans fustige ordinaire, signifie rensimple, moins compliqué, moins composé : en wa^vais latin, fini plie are. On simplifie un instrumentdiminuant le nombre des pièces qui le compost" -fans nuire à la justesse de l’instrumenr. Onune question, en la présentant sous son vrai poin [vue, après en avoir écarté toutes les conditions t"les. On fimplifie un problème, en le réduisant aautre moins compliqué. On fimplifie une affaire,phrase, &c. en écartant tout ce qui est inutile ou figer. Quand le fait fera simplifié , Sc dépouillé de v j*! ncirconstances dont on l’a revêtu, la Cour verra ottôt où elle doit appliquer la sagesse de ses cstcin"Gillet.Lcs esprits nets ont l’art de Jìmplfier h 5 c 'ses les plus compliquées. Tout examiner, toUt , c °j eparer, & ne se rendre qu’à ce qui a le caraésitc^l’évidence, fans prendre des vraisemblances p° ( ur ^vérités ; voilà la vraie science bien simplifiée. M EJÍ ‘Trév. , n ,

SIM1LUD1A1RE. f. m. Terme d’Antiquairc. On d °',,noir chez les Romains, ce nom à une espèce de f"railles, ou d honneur funèbres qui se rendoíe" c ? .morts. Simp ludiaria , Simpludiarea. Les uns f fque les Simpludiaires étoienr les funérailles o 11 >

faiíoit des jeux ; c’est le sentiment d u Diaci" ‘ ^Festus dit que c’étoicnt celles dans les jeux don ne faisoit paraître que des danseurs Si d eS •teurs, appelés Corvitores , selon Scaliger; m "’ S < s Jselon la conjecture de M. Dacier, étoient des "1?^de voltigeurs, qui couraient le long des mâts êt ^vergues des vaisseaux, ou bateaux appelés Corf lS ‘. * treste , ces deux Auteurs conviennent fur cette yP ^de funérailles, Sc disent qu’elles étoient °PP°celles qu’on nommoit Indictives, Indiclive j ^ 0 alesquelles, outre les danseurs Sc les sauteurs d"^^a parlé, il y avoit des désulteurs, qui voltigeoie íirdes chevaux, ou peut-être des courses de ch eV ‘j ^dans lesquelles les cavaliers sauraient d’un ch" vaun autre, Sc peut-être aussi voltigeoient sur k S cvaux. Foyeç RosiN, Jntiq. Rom. L. V 3 c. E (lil traite des funérailles. Demprer fur Rosin, ly24. Scaliger, Leclion. Aufon, L. /, c. 2$.cier fur Festus. .. }

Ce mot vient de fimplex Sc ludus i fimpl'd u * arifimpludiaria. Simples jeux. ç\.

Lte SIMPULE. f. m. Terme d’Histoire Romain"'. ^céron appelle Simpluvium , Sc Juvénal Simp uVl j oJl gun petit vase, sait en forme de burette, avecmanche, dont les Romains se servoient dans l" srions qu’ils faisoient aux Dieux.fT SIMULACRE, s. m. Vieux mot, qui signifie-" <pge, statue, idole. Il est souvent employé dansturc pour désigner la représentation des faux ^Simulacrum. Les Simulacres des Gentils, dit 1"miste , font de l’or Sc de l’argent. :j se

(fT II se dit aussi pour spectre, fantôme.joint avec le mot vain. Les vains Simulacres-Fantôme.

Simulacre, se dit figurément, d’une vaine ïe P te cS destion de quelque chose. Dans les derniers re ^« 0 yatf'Mérovingiens ? il n’y avoit qu’Un fimulacre d"

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