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le cou par-delsus les épaules avec les deux pattes dedevant, & des deux de deriiàre il la tient par le mi-lieu du corps. Quand lamere lui veut donner à téter ,elle le prend dans ses pattes, lui présente la mamelle,comme les femmes. Il y a des finges avec des queues,d’autres qui n’en ont point : ceux dont nous venonsde parler ont des queues : les autres qui n’en ont pointfont plus communs en Afrique qu’en Aiie. On n’apoint d autre moyen pour avoir des petits, que detuer la mere : comme ils ne l’abandonnent jamais,ctant morte ils tombent avec elle, & alors on les peutprendre. S’ils se trou vent embarraílés en quelques lieux,ils s’entre-aidenr poUr palier d un arbre ou d'unruis-seau à un autre, ou en quelque autre rencontre quecepuilíe être. J’aimême entendu dire à des gens dignesde foi, que quand ies singes veulent palier une rivière,ils s’adtmblent un certain nombre , se prennent touspar la tête de par la queue, & forment ainsi une espècede chaîne, Sc par ce moyen se donnant beaucoup demouvement & de branle , ils s’élancent, se jettent enavant, le premier íeconde la force des autres, atteintoù il veut, Sc s’attache fortement au tronc d’un arbre,aide , attire Sc sourient tout le reste, jusqu'à cequ’ilsíoient tous au lieu où est le premier. A la vérité jen’ai jamais vu ceci, Sc j’ai de la peine à le croire:cependant i’ai observé qu on voir un grand nombre definges , tantôt sur un rivage Sc tantôt sur un autre ;de pour preuve que ce íont les mêmes, c’est que ducôté où on les a vus cinq ou íîx heures auparavant,on ne les y voit, ni on ne les entend plus; ce quisemble confirmer ce que je viens de dire, puisqu’onacoutume de les entendre crier d’une grande lieue.
On trouve encore dans ce pays & tout le long decerte côte, jusques dans les Honduras, une espèce-de finges que les François nomment pare feux fa caulequ’ils demeurent fur un arbre tantqu’il y a une feuilleà manger ; ils font plus d’une heure à faire un pas, &en levant les pattes pour se remuer, ils crient d’unetelle force que cela perce les oreilles. Ils font hideuxdc fort maigres : hors cela, ils ne íont point disterensdes autres. Il faut fans doute que ces animaux soientsujets à certain mal des jointures, comme goutte, ouautre chose; car quoiqu’on en prenne, & qu’on lesnourrisse bien , ils ne laissent pas de faire tout demême: ils mangent peu, Sc demeurent toujours secsde arides. Les jeunes font auiíì incommodés que lesvieux; lorsqu’on peut les atteindre, on les prend fa-cilement avec les mains , fans qu’ils fassent autre choseque de crier.
Tous les finges de l’Inde vivent de fruits, de fleurs,& de quelques insectes qu’ils attrapent de côté &d’autre. La chasse ordinaire des habitans de 111e desaint Vincent en Amérique est celle du finge , que lesIndiens du Pérou appellent Carachupa , qui a la queuepelée, les dents continues íans division, Sc deux peauxqui lui couvrent l’estomac Sc le ventre comme uneveste, dans lesquelles ils mettent leurs petits loríqu’ilsfuyent. On n’en voit point à la côte; ces animaux fontcommuns au Mistìííìpi ; on les appelle rats sauvages.FrÉz. p. 2$r. Il y a à Poulo Condor une infinité definges ; qui ont tous la queue fort longue. P. Souciet ,Obfierv. 1 1 6.
Singe de mer. Simia marina. Poisson long, cartilagi-neux qui naît dans la mer Rouge. Il tire son nom dela grande rellemblance avec le singe terrestre ; car saface Sc sa couleur Iont toutes semblables. Il est couvert d’une écaille dure comme celle de la tortue. 11nage avec une si grande vitesse qu’il semble voler.Elien , qui parie de ce poisson, ne dit point qu’ilsoit bon à manger, ni qu’on s’en serve en Médecine.Lémery dit qu’il ne croit pas qu’il y soit employé,Sc que son nom François est finge de mer.
§CT unge , se dit ironiquement des hommes. On dit,il est adroit comme un finge. Voyelles phrases prover-biales.
ÇCF On le dit figurément de celui qui imite, qui con-trefait les gestes, les actions des autres. Il contrefaittous ceux qu’il voit ; c’est un vrai finge.
On dit d’un homme contrefait, il est laid comme
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un finge , comme un magot, il n’a presque que hfigure d’homme.
Non , il faut qu’une fille obéisse à son pere ,Voutût-il lui donner un singe pour époux. Mol.
|fT En parlant d’un Ecrivain qui affecte d’imiter le tour,le style, les manières d’un Auteur célèbre, on aitqu’il en est le finge. Beaucoup d Auteurs detemps font les finges de Balzac; ils ont imite tes -gures outrées. Jefiiis si rempli de vous que j? r ^; cld’êrre votre finge. Mol. Vous me faites plaisir a ex-clure du nombre des beaux eiprits , ces diseurs éternede belles sentences, ces copistes, ces finges de Ô en flque. Bouh. Le Démon qui est le fiigedz laDR 1111 ^’voulut avoir ses oracles Scies Prophétesses. S. EVR-
Les courtisans ne font que de simples ressorts ,Peuple caméléon, peuple singe dumaître. La FoNT*
Le mont des Singes. Simiarum mo/rs , anciennementAbyla , Abyle. Montagne du Royaume de Fèz > fl nAfrique. Elle est dans la province d’Habata, P rt:Sde la ville de Ceuta. Cette montagne qui a pi" gnom moderne de la grande quantité de finges cfi oíiy voit, est une de celles qu’on app*loit les Colo |llieSd’Hercule; le mont Gibraltar en Espagne est l’‘ llltlC ’Sc les deux ensemble font le détroit de Gibraltar.
Singe. Terme d’Architecture. Engin dont se fervent aArchitectes pour élever des pierres. Ergata. fi ccomposé d’un tour ou treuil mobile, & posé fur^triangles ou pièces croisées en croix de S. Andre, Pfle moyen duquel Sc d’une poulie attachée au h allt Abâtiment, on éleve de grands fardeaux, en f 11tourner le tour avec des leviers ou manivelles'.finge (c rt à enlever des fardeaux, à tirer la foiiill e “ u tpuits, & à y descendre- le moi Ion Scie mortier'P° ule sonder. En Latin, Asellus. Davil.
Singe , estMulsi un instrument de perspective à’fi^merveilleuse invention & fort simple , qui fert^flpier des tableaux, & à les réduire du grand aupied, ou du petit pied au grand, en la proposrequise. Simiusmathematicus.il zft composé de fltre règles plates, percées de divers trous en dist a11égales, pour l’alonger & l’accourcir suivant la P rportion qu’on désire. Il est mobile sur quatre P oint n e squ’on fiche dans quatre de ces trous, l’unedefq 1 ^
lè promene furies traits del’original, Sc elle faittra (cependant par celle qui lui est opposée Sc at 1
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d’un crayon, une copie parfaitement semblable aoriginal. Vpye\ Pantographe. rn .
On dit proverbialement qu’un homme est qd’argent comme un finge de queue, pour dire > fln’en a point. Pecuniae inops. On dit qu'il amonnoiede finge , en gambades & en bouffons estce proverbe est expliqué ailleurs. On dit aujlD 1 ^astis fur son cul comme un finge. Le finge se jjtla patte du chat pour tirer les marrons du feu. f 1 j gd’un homme fort adroit, fort agile. Sc fort *°. f nde ion corps,qu’il estadroitcommeunTíW^e.^ 11 qqauílì d’un cheval qui est fort adroit au n.nocé e 'es malicieux comme un vieux finge. Mén. v C (.
(CT SINGERIE, f.s, Grimaces, gestes, tours deCet enfant fait mille petites_/í‘/?,o r ene.î. Les Chat ^ íCfont mille fingeries fur le Théâtre. Il me fitau bout de la table, où je saisoismil lcfing efl f s '
La gravité que certaines gens affectent, n f st fl £ S p.singerie sérieuse, & une honnête pédanterie- a*' [je
En termes de Peinture Sc de gravure, oU‘r. .
la singerie de Ténicrs tous les singes que c ^j t ç S c»a représentés, les uns habillés en Juges, le§. a q an s I*
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Prêtres , les autres en Moines, Sec. On v»u 'jjeSingerie de Ténicrs tous les Acteurs de | a j lâ bill eItalienne ; en forte que c’est un singe qui cl . u uen Arlequin, un autre représente ScaramoUautre Colombine, Sec. Les estampes qu’on en ^gisi'vées s’appellent Singerie. Les Imagers vende» 1 ‘
gerie dc Téniers. . o» alJ '
SIi\GLADE. f. f. Coup de fouet, de houstwe.