SÏN
Sifaachin. Les Définirais disent Sinien. Nous suivonsSeptante de la Vulgate. Quelques - uns prétendent^uelesAineèrrx font les Chinois, cela est extravagant,
D autres veulent que ce fussent les premiers habitansdePéluseenEgypte, parce quecette ville, à ce que l’onprétend, est nommée Sun par Ezéchiel ; mais il est bienplus vraisemblable de due qu’ils habitèrent dans leMTvr n^ ^ aux environs du mont Sinaï.
REPARAívlA. I. m. Nom d’un volcan, ou d’unemon-^péqui vomit des staminés. Sincparama mons. Elle^‘tdans l'ile de Niphun, près de la ville de Méaco.Maty.
SlNEy» Nom d’un bourg de l’Evcché de Liège. Sinda.
|1 est dans le Coudrotz, à huit lieues de la ville de> vers le midi. Maty.
I? ?■ v °y e \ Serein -
SlNFAN. Ville de la Chine, dans la province de.yj^uen, au département de Chingcu.
* pdNFUNG. Ville de la Chine, dans la province de*3 Ian gfi, au département de Cancheu.
SlNGAN. Nom de quarte villes de la Chine. Lapremière, dans la province de Péking , au dcparté-njeut de Paoting. La seconde, dans !a province deJ*°iun, au département de Honan. La troisième, dans* a province de Quangtuug,au département deQuang-^"eu. La quatrième, dans la province de Chékiang,A’ut il est par* dans la relation de l’Amballade des«A; 0 'landais. Elle est inconnue au P. Martini.
Y-s SINGE. 1. m. Animal quadrupède, fort souple &ort agile, qui de tous les animaux reílcmble le plusextérieurement à 1 homme. Simia, ou Simius . LesJinges seroient moins difformes Sc moins ridicules,Sl ‘ s ne nous reíicmbloient point du tout. Il y a cnco-te des nations fur la terre chez lesquelles un singePassablement instruit pourroit vivre avec honneur: ils y trouve roi t à peu-près à la portée des autres habi-taiVi , Sc seroic distingué même par ses gentillesses. LeFrançois vient du Latin smia, Xelon Ménage.
* Hue en distingue deux espèces : l’unfi fans queue,^ Ul est celle que les Latins appellent proprement s-^fl.'les autres qui ont une queue, dont il y a encoreUx espèces; les uns fout nommés cercopitheci, dules** genre, c’est à-dir e, Jinges ayant une queue ;de a f ltl:es cynocephali , c’est-à-dire, qui ont une têtep c Ul } i à caule de la longueur de leur museau. Lesçois les distinguent pat leur grandeur. Les grands' U a Ppelés simplement snges , soit qu’ils aient uneç eue ou non j soir qu’ils aient le museau long ou^ Utt : Les petits font appelés guenons. Les snges onta s cils aux paupières, ce qu’Áristote a remarqué leurQ rc particulier entre les animaux à quatre pieds. Ilsbt . les doigts des pieds auíll longs k>ue ceux des},, ains . Lcssnges n’ont point d^as l'organe de l’oreillep^"er, l’enclume & le marceau, trois petits os quit j Auvent dans les autres animaux. Ceux que les La-t!g S 0llt appelés simplement cercopitheci, n’ont qu’u-^couleur, qui est un roux tirant fur le verdâtre,io ìs les autres qui en ont plusieurs, qui ont le dosla poitrine, le ventre Sc le dedans des cuissestii e CS ^ ras 8"s ou blancs, font appelés cephi, com-S u i ditoit jardins , Sc comme s’ils íembloient3 p ’! s ,> ainsi que dit Elian. Cette dernière espèce est^Peiee par l es Naturalistes François sapajou. CesÍ0l f c>m au menton une barbe blanche, pointue Sc«J>p® Ue d’un pouce. Leur poil fur le dos est long aussitìl ant^° UCe> ^ vers le cou d’un pouce Sc demi, íor-Xou„ ? Unc efpéce de fraise. Leur iris est d’un jauneïe Hemk| C * ont r ^ te ^onde Sc le visage plar, ScSc a i "lent à un homme qui auroit le nez retrousséhl anc ^ Dans l’Indostan il y a quantité de snges toutíevrjgj.’^ aussi grands & aussi forts que nos plus grands
Rie ujw^ e a été adoré par des peuples anciens com-te an x i 'en, Zc ce culte pasta de ces peuples en Egyp-tis Sc ablt ans de Pithecufe, où les snges é toi en t nour-les dans les maisons, Sc où l’on donnoit
klodo re S j ^ s fi n g es aux enfans, à ce que rapportee& plnsi e Sicile. Dans les Indes on les adore encoreeurs endroits. Massée, L. I. Hifi. Ind. décrit
SIN "jij
un temple magnifique dédié aU snge, avec tin porti-que destiné à mettre les victimes qu’on lui sacrifie ,
Sc soutenu de sept cens colonnes qui ne le cèdentpoint, dit il, à celles du Panthéon de Rome. Quandles Portugais en iyjq pillèrent l’ile de Ceylan, il yavoir un temple magnifique au sommet du Pic d’A-dam , dans lequel ils ne trouvèrent rien qu’une petitecadette pleine d or Sc de pierreries avec une dent desinge. Rien ne fit tant de peine aux habitans que laperte de cette dent, Sc les Rois du pays firent offritaux Vainqueurs sept cens mille ducats pour la rache-ter. L’Evêque empêcha qu’on n’acceprât l’offre, fit brû-ler la dent, Sc fit jeter les cendres dans la mer. Lins-chot.
Il y a plusieurs pagodes que l’on a reniées pour yen entretenir un certain nombre, Sc pour donner àmanger à quelques autres de dehors qui s’y rendent.Dans l’île de Salscde il y avoir dans une pagode unetombe d’argent, où étoient gardés les os Sc les onglesá’nnsnge qui avoir rendu de grands services aux dieuxdu pays. L’Inquifiteut de Goa la fit jeter dans la merpour éviter l’idolâtrie.Les habitans deCeylan n’oferoienCtuer un singe, quoique ces animaux leur soient fortincommodes, disant que ce sont des esprits créés deDieu pour affliger les hommes, & les punir de leurspéchés aussi bien que les serpens. Fr. Pyrard.
Les snges font d’un naturel semblable par tout lemonde Simia femper &ubiquesnia. Ceux de\’ Amé~riquefont de même que ceux d’Alîe Sc d’Afrique,mais il y a de la diversité en leur forme Sc en leurcouleur. Les uns sont fans queue , les autres à longuequeue. Les uns font fraises, Sc les autres à tête dechien, avec des dents très-aiguës. Il y en a de hautsde quatre Sc cinq pieds, qui ont les épaules largescomme les hommes. Ils font toujours aux coupeauxdes plus hauts arbres. Quand ils vont aux cannes desucre , ils vont en corps de bataille, comme si c’étoi'entdes hommes, & envoyeur des avant coureurs pourdécouvrir s’il n’y a point d’embuscade. Les sngesont des deux côtés de la mâchoire des poches queles Naturalistes appellent dessalées, où ils (errent toutce qu ils veulent garder.
Le P. le Comte dit qu’ayanteu la curiosité d’aller àla chaste des finges , il fut surpris de l’instinct qu’ontces bêtes de connoître plus particulièrement que lesautres animaux , ceux qui leur'font la guerre, Sc dechercher les moyens quand ils lont attaqués, de sesecourir Sc de se défendre. Lorsque nous les appro-chions, dit-il, ils se joignoient tous ensemble, semettoientàcrier , à faire un bruit épouvantable, 8cà nous jeter des branches lèches qu’ils rompoientdes arbres: il y en avoir rneme qui faisoient leurs sa-letés dans leurs pattes, qu’ils nous envoyoient à latête. J’ai remarqué aussi continue-t il, qu’ils ne s’a-bandonnent jamais, & qu’ils fautent d’àrbre en arbresi subtilement que cela éblouit la vue. Je vis encorequ’ils fe j croient à corps perdu de branche en bran-che fans jamais tomber à terre ; car avant qu’ils puissent ftre à bas , ils s’accrcchent ou avec les pattes,ou avec la queue : ce qui fait que quand on les rire àcoups de fusil, à moins qu’on ne les tue tout-à-fait,on ne les sautoir avoir, car lorfqu’ilsíont blellés,& même mortellement, ils demeurent toujours ac-crochés aux arbres, où ils meurent Sc ne tombentque par pièces. J’en ai vu de morts depuis plus dequatre jours qui pendoienr encore aux arbres ; on entiroir quinze ou seize pour en avoir trois ou quatre.Mais ce qui me parut plus singulier; c’est qu’au mo-ment que l’un deux est blessé , on les voit s’astembletautour de lui, mettre leurs doigts dans la plaie , &
I faire de même que s’ils la vouloient fonder. Alorss’ils voyent couler beaucoup de sang, ils la tiennentfermée pendant que d’autres apportent quelques feuil-les qu’ils mâchent Si poussent adroitement dans l'ou-verture de la plaie. Je puis direavoirvu cela plusieursfois, Si lavoir vu avec admiration.
Les femelles n’ont jamais qu’un petit, qu’elles por-tent de la même manière que les Négresses leurs en-fans; ce petit étant fur le dos de fa mere, lui embrasse