7 3 0 S I P
SION. Nom d’une colline. Sion _, TJìon. C’étoit unedes montagnes qui étoient renfermées dans Jérusa-lem. Elle fut nommée la Cité de David; parce quece Roi d'Iíraël l’environna de murailles, en fit la ci-tadelle de la ville, & le lieu de fa résidence. Elleétoit au couchant de la montagne de Moria, où 1 cTemple de Salomon fut bâti. Maty.
Le mont d’Hermon porte auisi le nom d t Sion dansl’Ëcrirure. P. Lubin.
Sion. Nom d’une ville Episcopale, suffragante de l’Ar-chevêque de la Tarentaiíe. Sedunum. Elle est situéefurie Rhin dans le Valais, dont elle est le lieu prin-cipal. Sion est une ville fort ancienne, asiez grande,& qui augmente tous les jours. Elle appartient al’Évêque de Sion , & a trois citadelles, dans l unedesquelles cet Évêque fait fa résidence. L’Évêque deSion est élu non-seulement par le Chapitre, domil doit être membre avant son élection, mais encorepar les députés du Haut Valais, ík il porte les titresde Comte de Valais, Óc de Prince de l’Empirc. Onvoir à une lieue de Sion un Monastère , dont l'É-glise & les chambres font entièrement taillées damle roc , óc allez propres. Maty. Valois , Not. Galì.p. s io. Les Alleinans disent Sitten.
Sion. Voye^ Scion.
SIONOIS. Territoire de Sion. Sedunenjìs pagus , Se-dunense territorium , dans Fredegaire. Marius dansfa chronique le confond avec le Valais, du moins ilappelle Vallis le Valais , ce que Fredegaire appellele Sionois. Voye% la Notice des Gaules, p. sio.SIOR. En Hébreu TJìor. Nom propre d’une ville de laTerre sainte. Sior. Elle étoit dans la Tribu de Juda.Jos. xv. /4. Óc en Hébreu 53.
Sior. Nom d’une ville de l’A fit. Siorium. Elle est versle milieu de la presqu’île de Corée, & capitale duRoyaume de ce nom, tributaire de la Chine. Maty.SIOT. Vieux mot. Poursuit. Persequitur. Borel.SIOUANNA.s. m. Arbrisseau des Indes,qui porte desbaies & des ombelles. Le fruit croît dans les branchesinférieures, & les supérieures font couvertes de bou-tons Óc de fleurs. Toute la plante est fort agréableà la vue. Toutes les propriétés résident dans la raci-ne, qui est efficace contre le venin des serpens &ides scorpions. Rav. His. Plant.
H 3 " SIOULE, ou SIOLE. Rivière de France, en Au-vergne, qui a fa source dans la généralité de Riom,au-delfus de Pont-Gibaut , óc va fe perdre dansl’Allier, environ à quatre lieues au dessus de Mou-lins. Sicola j Seula , Sivo/is.fsT SIOUNE. Ville astez considérable d’Afrique , dansla Barbarie au Royaume de Tripoli. C’est une petiteRépublique.
fCT SI OU F H , ou SIUTH. Grande & belle ville dela haute Égypte, à demi-lieue du Nil.
S I P.
SIPHANTIN, INE. s. m. Sc f. Nom de peuple. Quiest de File de Siphanto. Siphnius , a. Les Siphantinsfont aujourd’hui de très bonnes gens. Les mœurs deleurs ancêtres étoient fort décriées. Quand on re-prochent à quelqu’un qu’il vivoit à la Siphantine ,qu’il étoit homme de parole comme un Siphantin ,c’étoit lui dire de grosses injures, comme nousl’ap-prennent Étienne le Géographe, Héfychius óc Suidas.TouRNEE. Voyages T. I.p. 173. Étienne le Géogra-phe ne dit point que ce fut une injure. Comme ilfaut dire Siphnos , en parlant de ('antiquité , au lieude Siphanto , il faut dire Siphnien , Siphtúenne , aulieu rie Siphantin, Siphantine.
SIPHANTO, SIPHANO. Nom d’une des îlesdel’Ar- Jchipel. Siphnos. Elle est entre les Sdilles, óc cellede Milo. Elle peur avoir treize ou quatorze lieuesde circuit. Elle est aífez montagneuse ; mais pour-tant allez cultivée par les Chrétiens Latins & Grecs :Les premiers y ont un Évêque, Sc les autres quelques Convens de Religieux Sc Religieuses. Maty.L’île de Siphanto est fous un beau ciel. On volt àSiphanto des vieillards de six vingts-ans: l’air, les
SIP
eaux, les fruits, le gibier, la volaille, tout y est ex-cellent; les raisins y font merveilleux, mais la terrequi les produit est trop forte, & les vins n y fontpas délicats. Ainsi l’on y boit ceux de Milo Sc eSantorin. Quoique l'île de Siphanto soit couverte emarbre Óc de granit, elle est pourtant des plus er-tiles Óc des mieux cultivées de l’Archipel* Les ha 1tans de Siphanto Rappliquent à faire valoir leurshuiles óc leurs câpres. La foie de l’île est très-be e,mais en petite quantité, & les toiles de coton quel’on y fait íont allez recherchées ; ces toiles font ^deux sortes ; la ícamite est toute unie, la dinutecroisée, beaucoup plus belle, plus forte, & de pgrand débit. Le reste du négoce d t Siphanto nçt° uque lur les figues, les oignons, la cire, le nlie .j.sésame. On y travaille à des chapeaux de pan e ’qui se vendent pat tout l’Archipel, lous le > lorncastors de Siphanto. Il y a dans cette île plus de cinqmille âmes. Outre le château , ou le bourg su u f ?une roche au bord de la mer, & peut être bâtiles ruines de F ancienne Apollonia, il y a c * nC L vl pges, Artimoné, btavril, Cctavati , Xambela &tali , quatre Convens de Caloyers, & deux deloyèies ou Calogries. Les ports de l’île lotit r.1 >Vati , Kitriam , Kircnillo, & celui du châte^appelé la Calanque. L’Évêque de Milo, est L ve Ade Siphanto , il n’y tient qu un Vicaire , ScÉglise est fort pauvre. Tournef. T’oyage T- ’IV. p. t y 2. &suiv. Au reste il faut imiter cet _bile Voyageur, óc dire Siphnos en parlant de ‘tiquité. «Si/Vnmros’appela d’abord Merope, Steph J >ou Méropia , Pline , L. IV. c. xii. Siphantoautrefois célèbre óc riche par ses mines d’or Sc dgent , Siphnos étoit alors la plus riche de toutesîles. Outre ces mines , le plomb y étoit soft c °mun.
C’est pour cela que Bochart dans son Ch* n *VL. I. C. XIV. tire ce mot du Phénicien, W*’U.phan y recondere , que les Grecs traduisent p 31 ctaurifer.
SIPHILIS.s. f. Sip hilis , Syphilis , Sip hy lis. Motqu’on écrit indifféremment, parce qu’on n’e» ’pas bien ('étymologie. Il signifie le mal inininu ^Lues venerea. Suivant le Lexicon medic. Cajlell'^ 'on pouttoit appeler cette maladie fiphlis , Sc ' ^venir ce mot du Grec, »<?aoí , qui par contra 1 'est la même choie que , turpis , deformis
lai n, sale, difforme , honteux, pour exprimet 1111 ^la difformité óc la turpitude de ceux qui ont g 3 »ce mal par la débauche. Patin, dans fa cent tr^ ^deuxième Lettre, après avoir parlé du Princela Princesse de C.... qui avoient la fiphil 1 *que François I. gagna cette fipKilis , esc que le ,decin le Coq, s’en étant apperçu, en avertit fe ^Le même Auteur dit ailleurs que la saignée >ladite sphilis ont rendu les Chirurgiens gl° rieinsolens óc insupportables.
SIPHNIEN. Voye% Siphantin.
SIPHNOS. Voye\ Siphanto. q
SIPHON, f. m. Terme d’Hydraulique. Tuyau recoiir .dont une branche est plus longue que 1 Antre, ^sert à faire plusieurs expériences pour connoi ^nature des eaux óc des liqueurs. 03 * Si vousgez la branche la plus courte dans un vase refl^P ^quelque liquide, & que vous tiriez tout l* ,rfermé dans le sphon , la liqueur monte alors 1qu’au point où fe trouve la communication ^ cCles deux branches du sphon. La liqueur arrivéepoint, tombe par fa gravité dans la branche 3 ^ ilUlongue , fort par le robinet, Óc le vase où est c£ ^ca'le liquide , fe vide. Il est évident que cenifme dépend de Faction de l’air extérieur m r ‘ ^face de ce liquide. C’est la même force qui j e sver l’eau julqu’à la hauteur de 3 a pieds dapompes aspirantes. , jjvre
Héron en montre les propriétés dans *° n j olî ,b ,de Pneumatiques. On en fait de verre, de P r( ,jrdSc d’autre mnriçre. Jean Jordan Pelletier de ^ deinventa un sphon i°. Bans lequel les ou ver