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Tome septieme. [PRO - TE.]
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matières , ôc n’aller guère au-delà de ce qui nous est.révélé. PÉlisson.

SOBREVESTE ou plutôt SOUBREVESTE. f. f. LaSoubreveste tait patrie de l'habillement des Mous-quetaires. Ce fut en 1688, que le Roi ordonna lesSoubrevejles , qui font comme des juste-au-corpsfans manches. Elles font bleues & galonnées com-me les casaques. Elles ont une croix devant, & unederrière, qui font de velours blanc , bordées d’ungalon d'argent. Les Heurs de lisaux angles de la croixfont de même. Le devant & le derrière des soubre-vejles Raccrochent au côtés par des agratfes. N011-feulement les Mousquetaires, mais encore les Sous-Brigadiers, les Brigadiers ôc les Maréchaux des logis ,portent la foubrevejle. U n y a que les Officiers su-périeurs qui ne la portent point. Le Roi fournit lacasaque ôc la soubrevese ; & on rend Lune & l’autrequand on quitte la Compagnie. Le P. Daniel, Hist.de la Milice Françoise, T. II. p. 223, 224. Tousles Caravanistes attendoient le Grand - Maître, ensoubreveíle, ôc le suffi fur l’épaule. Mer c. de Sept.1724./?. 1907.

Soubreveste , vientdes deux mots latins supra Sc vejlis,ou plutôt de l’Italien sopra , ôc du Latin vestis. lls’est formé de deux mots Italiens sopra veste , furl’habit.

SOBRIÉTÉ, f. f. Tempérance modération-, vertu parlaquelle on s’abstient de boire Ôc de manger au-delàdu nécellaire. Sobrietas , temperantia , modestia , fru-galitas. Vivre dans une grande sobriété. Epicurevouloir que la sobriété fût une œconomie de l’appé-tit. S. Evr. Cette austère sobriété Aoni on fait tantd’honneur aux anciens Romains, étoit une vertuque l’indigence rendoit nécellaire. Id.

Sobriété , s’employe auffi figurément, & signifie ,discrétion, 1 agelle , modération. Moderatio , tem-perantia , discretio. L’ Apôtre ne défend pas d’êtrecapable, ôc habile, il veut feulement qu’on le íoitavec une sainte sobriété. PÉeisson. ll faut dit S.Paul, ctre sage avec sobriété, c’est-à-dire, qu’il nefaut rien outrer, même dans les meilleures choses.Voyez modus.

La parfaite raison fuit toute extrémité ,

Et veut que l’on soit sage avec sobriété. Mol.

SOBRIQUET, f. m. Épithète burlesque, fortede surnom que l’on donne à quelqu’un, le plus sou-vent pour le tourner en ridicule, & qui est fondéfur quelque défaut personnel, fur quelque singula-rité , ou fur quelques fottiles. Ridiculum nomen. Il ya des sobriquets qui font devenus les surnoms decertaines familles illustres. Les affranchis prenoient lenom Sc le prénom de leurs Maîtres, après lesquelsen troisième lieu ils ajoutoient le nom ou sobriquetqu’ils avoient eu étant esclaves. Mém. de Trév.

SOC.

SOC. f. f. Grosie pièce de fer pointue, qui fait la prin-cipale partie de lacharrue, qui sert à ouvrir Ôc à fen-dre la terre quand on laboure. Vorner. Raccommo-der, reforger le soc dune charrue. Bec, oreille de soc.La Mothe le Vayer dans son Dialogue d’Oraíius Tu-béro, dit qu’on a vu des peuples prêts à fe soulevercontre leurs maîtres, parce qu au lieu de socs de boisdont ils fe fervoient peur le labourage, on leur enavoir fait prendre de fer.

Ce mot vient du Latin sulcus, qui est l’ouvragedufoc. Ménage. On dit dans la baffe Latinité soccus.Mais ce mot est ancien ôc du langage Celtique ôcBas-Breion, ôc a pallé tout pur dans notre langue.

SOC. Voy. Socque.

SOCCOLAN. f. m. Nom que l’on donne aux Religieuxde l’Ordre de S. François d’une Réforme particulière.Soccolanus. Les Frétés Mineurs de 1 Observance ap-pelés Soccolans. Observantius & Cordeliers. P. HÉ-lyot , T. VII,p. 7/. Cette Réforme avoir été pro-jetée par Jean des Vallées ôc Gentil de Spolete , ôc ,

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n’avoit pas réussi. Le P- Panier de Foligni k renou-vella en 13 <58 , Sc l’exécuta. Ce fut dans l ErnutabCde Druliane situé dans un lieu defert entre Folio 111Camérino. Vers la fin du quatorzième siècle on com-mença à distinguer les Religieux de 1 Ordre de q al11François par quatre noms différeras ; savoir des L onventuels, des Frétés des Ermitages, des Frétés de afamille, ôc des Frétés de l’Obfervance. Il est vrai quedepuis le Pape Innocent IV on appeloit Conventuelstous ceux qui vivoient en Communautés-, niais apihs Réformes qui fe suent depuis, on donna K 111 '-^paiement le nom de Conventuels a ceux 1 111 .voient le relâchement qui s’étoit introduit dans l >■ ^dre. Les Frétés des Ermitages étoient ceux quivoient dans de petits Convens Sc dans des hçux otaires ôc ce nom fut toujours donné aux disciplesF. Panier, jufqu’à ce qu’tiyant réformé les grandsvents, on leur donna le nom de Frétés de 1 Oh lP >ce; & enfin on appela Frétés de la Famille toUSCe i .qui enrreprenoient une nouvelle façon de vie, c ^me s’ils enflent fait une famille particulière. Lesnéraux Sc les Provinciaux donnoient ce ì.on- 3Panier en lui écrivant. Quant au nom de Socc oa ‘£le Frété Panier ayant vu que les gens rustiques çuivoient dans les montagnes de l’Ermitage qUR ‘ jjtoit, portoient des socques ou sandales de b° lS japprit d eux à en porter. Sa Réforme s’etant etci’"l’uíage en devint commun dans plusieurs p r . oVll,L î llSc c’est pour cela que les Religieux de là Réfo|' 1Il£ 'rent appellés Soccolanti, qui veut dire PorteVoyez le P. Hélyot T. VII, C. ix.

SOCFIEU. Cité de la Chine dans la provincesi, où elle a le rang de première Militaire.

S0CF10. Nom de deux villes de la Terre -

Sotí uí '

deXc«-

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première étoit dans la Tribu de Juda, J os48 , Sc fur une montagne. Sanfon l’a confcndu c ^à-propos avec Adulla ou Odolla. Elle étoit 3 ^

lieues d’Azécha ôc de Macéda. L’autre étoitTribu de Benjamin, vers les confins de celle d’Epkc’est-à-dire, au nord. ,,|i

SOCHOTH, ou SOCOTH. Nom d’une ville 3Terre-Sainte. Sochote. Elle étoit à l’orient én ^dain, dans la Tribu de Gad. Lof xiu,avoir une autre de même nom dans la Tribu ^da. J os. xv, 48. C’étoit encore le nom ^? eS fvd’Egypte, près l’isthme de Suèz, où les lfra c -7^ Krent leur second campement , entre Ram 3 sEtham. U

13* S0CIABIL1TÊ. f. f. Sociabiluas, soci^sfcinature de l’homme fait connoître que nous aV ° erl yerSdevoirs envers Dieu, envers nous - mêmes ^

les autres hommes : devoirs qui forment ce q u yjsi.pelle la religion, l’amour de foi-même, kyûftu j gBurlamaqui. La sociabilité lie tous les indn 1 ,

l’cfpèce humaine. C’est elle qui forme les k 1 pl esles états, les empires; Sc c’est du concert desn° ^sociables que résulte la richesse. La société. 1 t> e F l)tvant ni subsister, ni produire les heureux effet r (jlesquels Dieu l’a établi, à moins que l eS jqffcC'

n’ayent les uns pour les autres des fentimenstion Ôc de bienveillance : il s’enfuit queCréateur & notre Pere commun, veut q ue t stsoit animé de ces fentimens , ôc salle tout

en son

pouvoir, pour maintenir cette fociete/^état avantageux ôc agréable, & pour en reliefplus en plus les nœuds par des services & ^ CS bréciproques. . rur ell e

Voilà le principe des devoirs que la l°i gla-nons prescrit à l’égard des autres hommes. ^ j| slistes lui ont donné le nom de sociabilité 'P y ie n-entendent cette disposition qui nous porte f ^ ut leveillance envers nos semblables , à leur fr lfe fr 0 tv

bien qui peut dépendre de nous, à conciles n °' u 0 uf sheur avec celui des autres , & à subordonnesnotre avantage particulier à F avantage corn uS legénéral. Outre la nécessité de ce principe > ^ c ôt etrouvons encore gravé dans notre cœur. Si jqii'le Créateur y amis l’amour de nous-memes, .tre la même main y a imprimé un sentiment

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