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Tome septieme. [PRO - TE.]
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soc

veillance pour nos semblables. Ces sentimens, quoi-i U ,. , n’ont pourtant rien d’opposé. lis sont

destinés pour s’entt’aider, & non pour se détruire. Lescœurs bien faits trouvent la satisfaction la plus pureç ™ re du bien aux autres hommes, parce qu’ils ne°! 1C en cela que suivre la pente de la nature. Dupuncipe de la socìabilité découlent, comme de leurmurce , toutes les loix de la société, & tous nos de-y oirs envers les autres hommes, tant généraux que

particuliers.

Quelques Moralistes modernes osent faire enten-dre que tous les devoirs de l’homme émanent direc-tement du principe de la socìabilité , c’est a-dire, que! 110u s vivions séparés de toute société , nous n au-arons point de devoirs. Doctrine détestable. Ceux quir>nt Dieu pour objet, & ceux qui se rapportent à'homme lui même, ne découlent pas directement &niiinédiatement de cette source , & ils ont leur prin-cipe propre & particulier. Suppoíons un homme dans*a solitude : il ne lailscroit pas d’avoir encore plulieursdevoirs naturels à remplir, comme d’aimer & d'ho-uorer Dieu, de se conserver lui-même, de cultiver lesfacultés, <S’c. La religion, 1 amour de íoi-même, &fa socìabilité font trois dtfférens refforts qui donnentau íystème de l’humanité le mouvement ct faction ;refforts distincts l'un de l’aucre, mais qui agilsent touta la sois pour l’exécurion des vues du Créateur.

UCI ABLE. adj. f. m. ct f. Qui cherche naturellement lacompagnie, qui est né pour vivre en compagnie. Ao-ciabitis , ai societatem natus. L’homme est le leulanimal sociable de la nature, & qui cherche à fairehas liaisons avec les autres, pour s’entre - secourir.L homme est tellement né pour être sociable , queccc te qualité n’est pas moins attachée à ion effence ,st u e celle de raisonnable. S. Evr. Rien de plus socia -^ que 1 homme, dit S. Jean Chrysostôme, quand ilu œ de (a raison ; mais dès qu’il l’oublie, rien de plus°Ppo(e a la paix, ni de plus sujet aux distensions ctSoc 11 * discordes. Bourd. Exhort. s. I } p. 233.

^ ABl -E,le dit auíli de celui qui aime la compagnie,dou CC H a *^ âe vivre, qui est d’un naturely a^d^ â'spolé à vivre en compagnie. Sociabilis . Ilc hes V S ^ CllS âoux & sociables. II y en a de farou-ne ^ ric bourrus, qui ne font point sociables , quiEn[q U u enr v * vl " e » n * r accommoder avec personne,fair >, ì"ds les femmes sont affez sociables poura e , lîîu sement d’un honnête-honame, & trop peuIIlees pour en troubler le repos. S. Evr II faut unefaj 1 U douce â: sociable , pour engager les cœurs bien^CUD.

p DClAL, ALE. adj. Terme nouveau dont on seer f pour exprimer ce qui a rapport à la société , ce^ 1 concerne la íociété. Socialis . Ainsi l’on appellequalnésyòciu/ejj celles qui rendentGourme propre à la société, au commerce des au-fan do:nrnss * ha douceur du caractère, la franchise■stté 7 dd,se ’ complaisance sans statterie , l’huma-. bienfaisance, ctc.Yont des vertus sociales. Lest et í tlains avoient porté dans toutes les parties de late J’ ay ec leurs armes Sc leurs conquêtes, la ter-ne ^lavage & la désolation. La meilleure doctri-po^OKpût prêcher alors étoit la charité universelle,de f a [ rdcr * es Pr°g s cs de l’ambition, de l’avarice Sc^ I a luxure, qui avoient ruiné la justice, la libertéldu t eS aucres vertus sociales; Sc qui ne tiroient leurp Ce que d’un excès d'amour pour la patrie. LeContre, T. VII, v. 13 Tn ne 3 ns . le commerce, on le dit de ce qui concerneU11 í^cfé, de ce qui se fait en son nom. Un billet,d es a - socialj est celui qui est signé par quelqu’un^ ‘Ociés au nom de la société. Voye\ SociÉrá.po rt 1115 ^Histoire domaine social signifie qui a rap-s°tiai* L a ^iés, a ux confédérés. Ainsi on appelle guerrerévolté Ce *^ e c l ue ^ es , Peuples de l’Iralic, du Latium,Une Co S f c ,°utfe la République, & liés entre eux partemps "j délation générale , Hrent aux Romains dulatius & de Syll.a pour obtenir le droit de° 0l *‘ c qu’onleur refusoit. La guerre sociale com-

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mença l’an de Rome 661. La guerre Sociale fut très-sanglante La paillon qu’avoient les Alliés, de deve-nir Citoyens Romains, tut i’origine de la guerre So-ciale. Bellum Sociale.

$3° SOCIALITÉ. f. f, Voye-^ Socìabilité ,qui se ditmieux. Le premier devoir de la loi naturelle, dit Puf-fendorf, est la socialité.

SOCIER, v.n. du Latin sociare. Faire société avec quel-qu’un , le frequenter. Vous ne verrez jamais les Moi-nes socier qu’ávec de petits esprits, ou des femmelet-tes; parce que ce n’est çu’avcc ces gens la qu’ils font,ce qu ils appellent leurs bons coups. Hist. de D. Ra-nutio d’Alétès , T. L,p. 24. Ce mot n’est pas reçu.SOCIÉTÉ, f. f. Assemblage de plusieurs hommes dansun lieu pour s’entre secourir dans les besoins Societas ,consociatio. Les Sauvages ne vivent point en société'.Les hommes ont fait des loix sévères contre ceux quitroublent la société civile. La société humaine n’estbien souvent qu une troupe de gens mal satisfaits lesuns des autres, & qui ne font unis que par leur in-térêt. Nie. Les hommes ne se sont assemblés en so-ciété, que pour les commodités naturelles, & pours’en assurer la possession par les forces réunies de laRépublique. S. Evr. Afin que la société subsiste, ilest absolument nécessaire que les hommes s’aimentctle respectent les uns les autres. Nie.tsT C’est un des états primitifs 8c originaires où leshommes se trouvent les uns à l’égard des autres. Ilshabitent tous une même terre; ils lont placés les unsà cote des autres; ils ont tous une nature commune ;memes facultés, mêmes inclinations, memes besoins,mêmes désirs. Ils ne sauroient se passer les uns des au-tres; 8c ce n’est que par des secours mutuels qu’ilspeuvent se procurer un état agréable ct tranquille.Aussi remarque-t-on en eux une inclination naturellequi les raproche, ct qui établit entre eux un commer-ce de services & de bienfaits, d’où résulte le bien com-mun de tous, ct l’avantage particulier de chacun. L’é-tat naturel des hommes est donc un état d’union 8cde société ; la société n étant autre chose que l’unionde plusieurs personnes pour leur avantage. La sociéténaturelle est une société d égalité & de liberté; leshommes y jouiílcnt tous d une entière indépendancedc tout autre que de Dieu. Car naturellement cha-cun est maître de foi même & égal à tout autre, pen-} dant qu’il n’est point assujetti à quelqu’un par uneI convention. société humaine pt ut être considéréeou en tant quelle embrasie tout le genre humain,comme une grande famille : ou en tant qu’elle sc ré-duit en nations, ou en peuples composés de plusieurs| familles paiticulières, qui ont chacune leurs droits.La société considérée çn ce dernier sens s’appclle so-ciété civile. On la peut définir un assemblage d’hom-mes unis assemble fous le même gouvernement Scfous les mêmes loix.

| La (impie société humaine est par elle-même, ct àl’égard de ceux qui la composent, un esociété d éga-lité & d’indépendance. Elle ne releve que de Dieu :personne n'a un droit naturel & primitif d’y com-mander; mais chacun peut diípoícr de fa personne ct:de ce qu’il possède, comme il le juge a propos, fousla feule restriction qu’il sc tienne dans les bernes dela loi naturelle, & qu’il ne fasse aucun tort à au-trui.

f£T L’état civil apporte un grand changement à cer étatprimitif. L’établissement d’une souveraineté anéantitcette indépendance ou les hommes croient originaire-ment les uns a 1 égard des autres : la subordination enprend la place. Le Souverain devenant comme le dé-positaire de la volonté & des forces de chaque parti-culier réunies en fa personne, tous les autres membresde la société deviennent sujets, & sc trouvent ainsidans l’obligation d’obeir, & de sc conduire suivantles loix que le Souverain leur impose.

Çsj' Quelque grand que soit le changement que le gou-vernement ct la souveraineté apportent à 1 état natu-rel . il ne faut pas croire pour cela que l’état civil dé-truise la société naturelle, ni qu’il anéantisse les re-